Les banques centrales comme bouées de sauvetage

Beaucoup d’incertitude a entouré les marchés financiers ces derniers temps, car l’état d’esprit des investisseurs est resté coincé entre les développements de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les signes multiples d’une récession imminente, l’affaire du Brexit, la situation politique de l’Italie ou même la dernière saison de publication des bénéfices des entreprises. Tous ces sujets ont fortement chahuté le sentiment d’appétit pour le risque cet été et les traders comptent maintenant sur les banques centrales pour soutenir les économies et apporter plus de paix à un environnement commercial incertain. Toutefois, des questions subsistent : que peuvent faire les banques centrales ? La BCE et la FED sont-elles sur la même longueur d’onde ? Que peut-on attendre de la prochaine réunion de Jackson Hole ?

Le début de l’année a montré un fort appétit des investisseurs pour les actifs risqués, mais ces temps semblent bien loin désormais. Le rallye boursier observé au cours du premier semestre 2019 s’est principalement construit sur l’espoir d’une résolution de la guerre commerciale entre les deux plus grandes économies du monde, mais nous sommes maintenant fin août et la relation entre les deux blocs ne semble pas près de s’orienter vers une solution équitable pour les deux nations.

De plus, les investisseurs sont de plus en plus préoccupés par les multiples effets négatifs que cette guerre commerciale a déjà eus sur les deux pays : le PIB américain (annualisé) Ralenti à 2,1 % au deuxième trimestre, la Chine a connu un ralentissement significatif de ses exportations ainsi que de la production manufacturière après que la production industrielle ait atteint son plus bas niveau en 17 ans en juillet. De plus, cette guerre commerciale a également eu de mauvaises conséquences sur d’autres pays : Le PIB de l’Allemagne a chuté de 0,1 % au deuxième trimestre, le Brésil a connu un ralentissement de la demande de matières premières de la part de la Chine et s’attend à une baisse des exportations vers les États-Unis tandis que les usines du Royaume-Uni continuent de souffrir d’une demande plus faible (même si le cas Brexit a également eu une influence significative).

Le seul levier haussier restant pour les actions provient des ajustements de politique monétaire des banques centrales, en particulier de la FED. Le sentiment de retour au risque s’est déjà renforcé début juillet, lorsque la BCE et la FED ont toutes deux fait preuve d’un surprenant volte-face en déclarant qu’elles allaient ” agir comme il convient ” pour soutenir l’économie. Depuis lors, la Réserve fédérale a déjà commencé à réduire ses taux de refinancement de 25 points de base, tandis que la BCE a récemment fourni aux investisseurs de nouvelles indications concernant une relance en septembre.

Qu’attendre des prochaines réunions de banques centrales ?

Même si les risques de récession s’accumulent, les banques centrales font tout ce qui est en leur pouvoir pour se prémunir d’une telle situation. Les mauvaises données économiques récentes n’ont pas eu d’impact significatif sur les cours boursiers dans la mesure où les marchés financiers sont maintenus artificiellement dans un état l’équilibre fragile, dans l’espoir de mesures de relance. Les investisseurs ont maintenant tous les yeux rivés sur les prochaines réunions de la FED et de la BCE avec une attention particulière sur ce qui va se passer pendant l’événement de Jackson Hole plus tard dans la semaine.

Alors que la probabilité des taux d’intérêt mondiaux montre que d’autres réductions sont déjà prévues et anticipées par le marché, les traders se concentreront sur la sémantique et le ton employé par Jérôme Powell et Mario Draghi lors des prochaines réunions, en particulier après que le président de la FED ait déclaré en juillet que les réductions actuelles devaient être incluses dans une ” politique d’ajustement de mi-cycle ” plus que dans un nouveau cycle clairement accommodant.

FED vs BCE

La situation pourrait même être pire pour la zone euro que pour les États-Unis, car les taux de directeurs sont encore en territoire négatif sur le vieux continent (-0,40). De son côté, la FED, en procédant à un nouveau cycle de hausse des taux jusqu’en 2016, s’est donné plus de flexibilité pour réagir à tout ralentissement de l’économie. Cependant, la BCE dispose d’autres armes pour soutenir la zone euro et la banque centrale travaillerait déjà sur un ” pack très important ” de mesures de relance (incluant des réductions de taux et des achats d’obligations) pour soutenir l’économie nationale.

Cela dit, il y a de fortes chances que la réunion de Jackson Hole de cette semaine soit un non-évènement, mais certainement entraînera une hausse de la volatilité sur marché, mais pas de direction claire pour les prix. Septembre devrait être un mois décisif pour les banques centrales, car leurs nouvelles mesures pour la fin de 2019 seront annoncées et la plupart des investisseurs seront de retour devant leurs écrans après la traditionnellement période estivale.

Pierre Veyret – Analyste Technique chez ActivTrades

Alliance entre Sony et Microsoft : Qu’en penser ?

L’action Sony bondit à l’avantage des investisseurs

Ce 16 mai, Sony a affolé les marchés en annonçant un rachat d’actions massif d’ici à mars 2020 ainsi qu’un nouveau partenariat avec Microsoft pour le domaine des jeux vidéo dans le cloud. Cette annonce a eu un effet immédiat sur le cours de l’action Sony entraînant un bond de près de 10%. Les investisseurs en position longue détenant des CFD sur Sony Corp. (TYO) ont certainement pu profiter de l’aubaine. Rappelons que grâce aux CFD, vous pouvez bénéficier d’un effet de levier. Il suffit pour cela de bloquer une fraction de votre position qu’on appelle la marge ou la couverture. Si vous souhaitez vous familiariser avec cette technique, consultez la page « taux de marge sur CFD : explication détaillée ».

Sony et Microsoft contre Google Stadia

Selon le communiqué officiel, le partenariat entre Microsoft et Sony a pour objectif le développement de solutions en ligne via Microsoft Azure afin de mettre en place des solutions de streaming de jeux et de contenus. Pour résumer, Sony pourra utiliser le cloud de Microsoft afin de proposer des jeux  vidéo en streaming. Quelques mois après l’annonce officielle par Google du lancement prochain de la plateforme Stadia, la guerre est belle et bien déclarée.

Épilogue de la guerre de consoles ?

Voilà un petit temps déjà que les consoles de jeu étaient en perte de vitesse. Les ventes ont en effet fortement diminué ces dernières années pour passer de 90 millions d’unités en 2008 à 45 millions en 2018. À l’exception notable de la Nintendo Switch, le lancement d’une nouvelle console ou d’un nouveau produit ne suffit plus à exciter les marchés. Les cours auraient même légèrement tendance à diminuer à chaque annonce comme l’explique bien le graphique ci-dessous.

Source : IG

Pour les investisseurs dans les domaines technologiqes, il est d’ailleurs intéressant de se pencher sur l’impact du lancement d’un produit sur le cours de l’action.

Néanmoins, si cette alliance annonce une vision stratégique commune pour l’avenir, les entreprises continueront également à travailler sur leurs propres consoles. La PlayStation 5 est d’ores et déjà attendue pour 2020. À l’heure actuelle, c’est Sony qui possède le titre de la console la plus vendue au monde avec sa PlayStation 2 vendue à près de 160 millions d’exemplaires selon le Guinness Book des records. En deuxième position, la Nintendo DS reste ultrapopulaire en particulier au Japon.

Source : IG

Le jeu en ligne, un marché compétitif

Si Google, Microsoft et Sony sont déjà dans la course du cloud gaming, beaucoup s’attendent à ce qu’Amazon cherche également à obtenir une part de gâteau. En effet, à ce jour toute la puissance de streaming en ligne est dans les mains d’Amazon (AMZN), Google (GOOGL) et Microsoft (MSFT). Et l’enjeu est de taille : selon Statista, la valeur du marché des jeux dans le cloud devrait connaître une croissance fulgurante dans les prochaines années passant de 45 millions de dollars en 2017 à 450 millions en 2023. Nul doute donc que Sony a su préserver à temps ses intérêts en s’alliant avec Microsoft. La grande inconnue pour la suite sera donc comment Nintendo se positionnera sur ce marché.

L’équipe Scuderia Ferrari visite le siège de EightCap à Melbourne

Le siège d’EightCap à Melbourne a accueilli plusieurs membres de l’équipe Scuderia Ferrari, dont le directeur d’équipe, Mattia Binotto, lors de leur visite pour le Grand Prix d’Australie.

EightCap, courtier en ligne de Melbourne, s’est associé à la Scuderia Ferrari avant le début de la saison 2019 de la Formule 1®.

Dans une interview avec Jayde Cotic, analyste du marché chez EightCap, Mattia Binotto a parlé des valeurs partagées entre Eightcap et Scuderia.

Joel Murphy, PDG d’EightCap, a souhaité la bienvenue à Mattia Binotto et à l’équipe Scuderia Ferrari à Melbourne. Ce bienvenu comprenait une session de education sur la plate-forme et les équipes internes d’EightCap.

Ce fut un plaisir de recevoir Mattia et son équipe dans notre bureau. Étant l’un des tout derniers partenaires de la Scuderia Ferrari, nous voulions montrer au directeur de l’équipe le fonctionnement d’EightCap ainsi que nos services en tant que société de négoce financier. Nous avons pu présenter à l’équipe une démonstration en direct de notre logiciel afin de prouver que plus vite est mieux, comme sur la piste.

Le gouvernement Italien est-il en train d’envisager de toucher à ses réserves d’or?

« La coalition formée par Lega et le mouvement 5 étoiles est en train de faire adopter des réformes extrêmement coûteuses telles que le “revenu de citoyenneté” et un nouveau régime de retraite qui permettra à nombre de personnes de partir en retraite beaucoup plus tôt que prévu.

L’Italie étant déjà l’un des pays les plus lourdement endettés du monde, la question clé est : d’où proviennent les fonds ?

Une hausse des impôts pourrait sembler une solution évidente, mais cette option s’avérera probablement une option impopulaire dans un pays qui possède déjà l’un des régimes fiscaux les plus contraignants.

Ainsi, le gouvernement populiste semble être en train d’assassiner le butin bien en vue de Bankitalia. L’Italie possède la 3ème plus grande réserve d’or au monde, après seulement les Etats-Unis et l’Allemagne.

Le journal italien La Stampa a annoncé que le gouvernement envisagerait l’option de vendre une partie de ses 100 milliards de dollars d’or, stockés pour la plupart en lingots et en pièces. Ces réserves, qui représentent 2 451,8 tonnes métriques d’or, n’ont pas été touchées depuis 20 ans.

Si le gouvernement décide de vendre ses lingots, il risque de rencontrer de nombreux obstacles.

Les règles énoncées dans l’accord d’or de la banque centrale ne permettraient que les ventes potentielles du dernier trimestre de cette année, juste à temps pour le prochain budget du gouvernement italien, prévu pour octobre 2019.

Mais le gouvernement aurait besoin de concevoir un cadre juridique pour le faire, ce qui l’obligerait à établir qui est le propriétaire légal de cet or : est-ce Bankitalia ou le peuple italien ?
Il s’agit d’une zone grise au sein du système juridique italien, qui pourrait s’avérer être le premier problème.

Le gouvernement aurait également besoin d’un soutien de la part de la direction de Bankitalia et éventuellement de la BCE, qui pourrait, en vertu du statut de la BCE et de divers traités européens, s’opposer à une telle vente.

De plus, une vente effraierait presque certainement les marchés financiers.

Les traders interpréteraient probablement cela comme un signal de détresse, marquant clairement l’orientation controversée que ce gouvernement entend suivre. Nous pourrions également assister à une réaction négative sur le marché obligataire, le BTP italien à 10 ans étant susceptible de subir des pressions.

L’or Italien constitue un solide refuge pour le pays tenu par Bankitalia, empêchant le pays (et marginalement l’UE) d’attaques spéculatives.

Mais sa vente serait perçue par beaucoup comme une ingérence politique illicite dans l’indépendance de la banque centrale, qui, comme citée par l’ancien gouverneur de Bankitalia, Salvatore Rossi, en 2013, devrait avoir la « capacité d’agir » en tant que responsable ultime de la stabilité des finances nationales. »

Par Carlo Alberto De Casa, Chief Analyst chez ActivTrades

EightCap se joint à Scuderia Ferrari pour la saison 2019 F1®

La Scuderia Ferrari a présenté vendredi dernier son nouveau look monoplace Formule 1® 2019, qui comprenait le dévoilement du EightCap, le courtier australien de Forex et de CFD comme sponsor officiel.

EightCap s’est associé à la Scuderia Ferrari pour les saisons 2019 et 2020 de Formule 1®. La Scuderia Ferrari porte le nouveau logo d’EightCap sur les ailes avant des deux monoplaces pour les deux saisons.

Joel Murphy, PDG d’EightCap, a déclaré qu’il était enchanté que EightCap a été choisi comme l’un des principaux sponsors de l’équipe.

« Ferrari est l’équipe de Formule 1 la plus performante depuis le début de la série et est reconnue dans le monde entier comme un des principaux constructeurs automobiles. Chez EightCap, nous visons à renforcer la portée mondiale de notre marque et à continuer à améliorer l’expérience de négociation de nos clients.

C’est fantastique de voir notre société représentée sur la voie rapide et j’attends ce nouveau partenariat passionnant avec impatience. »

EightCap sera la seule société australienne à s’aligner avec la Scuderia Ferrari avant le Grand Prix d’Australie à Melbourne.

Le lancement inaugural de la saison F1® aura lieu à Melbourne le 13 mars, avant la course du 17 mars, où les 10 équipes et les 20 pilotes seront en compétition.

EightCap est optimiste pour une victoire à domicile. La Scuderia Ferrari figure déjà parmi les joueurs les plus performants des essais de présaison de cette semaine à Barcelone. Charles Leclerc a enregistré les meilleurs temps.

À propos d’EightCap

Incorporé en 2009 et basé à Melbourne, en Australie, EightCap offre un accès au commerce sur un large éventail de marchés financiers. Réglementée par la Commission australienne des titres et des investissements (ASIC) et offrant accès à la plate-forme MT4 et MT5. EightCap permet la négociation de plus de 200 instruments, notamment des devises, des indices, des actions, des produits de base et des crypto-monnaie.

TrioAlgo et TrioMatrix, la gestion de portefeuille efficace signée TrioMarkets

Depuis quelques années, TrioMarkets propose des offres de gestion de portefeuilles qui ont su capter l’intérêt d’une clientèle très exigeante. Sur le marché pourtant saturé de la gestion d’actifs, TrioMarkets se démarque avec la mise en place de deux modèles très attractifs, plus ou moins risqués, pouvant convenir à différents profils d’investisseurs.

TrioMatrix, une gestion de portefeuille qui a fait ses preuves

TrioMatrix est né en 2016 d’une recherche conjuguée entre mathématiciens et analystes financiers. Le résultat de cette collaboration : un algorithme sophistiqué et efficace permettant une gestion automatique des actifs. TrioMatrix adopte une stratégie de Hedging incluant une sécurisation du capital. Techniquement, TrioMatrix trade sur les divergences entre deux ou plusieurs instruments avec les principales paires cross et détermine les pondérations quantitatives qui sont ensuite utilisées pour s’appliquer aux divers instruments. Pour déterminer le bon alignement, une méthode de régression linéaire entre les instruments respectifs est utilisée. Les pondérations exactes sont analysées à l’aide d’outils statistiques avancés, comme par exemple des séries fixes quantitatives et des fonctions d’entropie, de sorte que le système de trading génère un graphique unique avec des probabilités de rendements prévues sur les positions. Les décisions sont basées sur des prédictions effectuées par un modèle quantitatif, c’est-à-dire une analyse des cours et des informations dans le but de déceler des signaux acheteurs ou vendeurs.

Au final, cette stratégie efficace permet à TrioMatrix d’afficher d’excellents résultats. Elle peut s’ajuster au profil de risque du client, de modéré à agressif. Cette solution a été choisie par de nombreux clients de TrioMarkets qui apprécient sa souplesse et sa facilité d’utilisation.

TrioAlgo, un outil efficace très apprécié

Comme TrioMatrix, TrioAlgo a été conçu par une équipe de mathématiciens et d’analystes financiers. Là où le premier conçoit sa stratégie sur un certain nombre de devises, TrioAlgo se concentre exclusivement sur trois paires majeures, l’EUR/USD, GBP/USD et USD/JPY. En optant pour une stratégie de contre tendance basée sur ces seules paires, l’algorithme permet de se positionner de manière efficace, de profiter de chaque divergence de marché et d’optimiser les résultats. TrioAlgo s’adapte aux périodes de volatilité accrue, réduit l’exposition quand cela est nécessaire, reconnait les modèles et les ajuste afin d’améliorer les performances. Il peut bâtir, le cas échéant, un garde-fou en prenant une position inverse à sa stratégie initiale, créant ainsi une couverture efficace. TrioAlgo admet un risque supérieur à TrioMatrix, mais ses rendements le sont également. A chacun de déterminer le degré de risque qu’il souhaite apporter à la gestion de son portefeuille.

Pourquoi choisir la gestion de portefeuilles de TrioMarkets ?

Si les raisons évoquées plus haut et la facilité d’utilisation des deux modèles  sont des raisons suffisantes pour capter l’intérêt des traders, d’autres points sont loin d’être négligeables. S’il s’agit d’une gestion automatisée de votre portefeuille, TrioMarkets a voulu réintégrer l’aspect humain et le garder au cœur de sa stratégie. Les équipes de TrioMarkets restent en charge du monitoring. Cela signifie qu’en cas de bouleversement du marché créé par des événements politiques ou économiques majeurs, elles interviennent pour prévenir les clients et fermer des positions afin protéger au mieux le capital investi. Très proche des utilisateurs, elles restent à leur écoute. Ces contacts fréquents constituent une exception pour ce type de produits et font la signature de TrioMarkets. Les deux modèles de gestion de portefeuilles ont déjà été adoptés par de nombreux clients de TrioMarkets. Certains les utilisent même depuis plusieurs années. Cette fidélité suggère une certaine satisfaction de leur part. Alors que l’an passé, le rendement de TrioAlgo a diminué, ses utilisateurs lui sont restés fidèles, preuve de leur confiance aux possibilités offertes. Le choix entre les deux modèles dépendra essentiellement du niveau de risque que l’investisseur veut accepter.

Comment l’élection de mi-mandat aux États-Unis peut-elle influencer les marchés financiers?

Historiquement, les élections de mi-mandat sont généralement défavorables au parti qui gouverne la Maison-Blanche. L’histoire sera-t-elle différente cette fois-ci ?

Les électeurs vont-ils décider que Donald Trump représente réellement l’Amérique ? Ou vont-ils, au contraire, donner une chance au camp des démocrates de remettre en cause la politique que Trump applique depuis deux ans ?

Alors que des millions d’électeurs américains doivent se rendre aux urnes mardi 6 novembre pour les élections de mi-mandat, la question que tout le monde se pose est de savoir si les républicains vont conserver leur majorité au Congrès.

Bien sûr, il ne s’agit pas de choisir un nouveau président des Etats-Unis mais l’impact de cette élection mi-mandat pourrait être tout aussi important.

Que signifient les « midterms » aux Etats-Unis ?

Les midterms représentent des élections qui ont lieu à la moitié du mandat présidentiel (d’où leur nom) et qui permettent à la population américaine d’élire les représentants de la Chambre des représentants et du Sénat.

Cette année, il faut élire 435 sièges à la Chambre des représentants (House), avec des membres qui se présentent tous les 2 ans, et 35 sièges au Sénat (Senate), qui compte 100 membres pour un mandat de 6 ans. Les électeurs vont également élire les gouverneurs de 36 États.

Mid Term Elections

Pourquoi cette élection est-elle importante?

Pour le Président Trump, l’enjeu principal est bien sûr de conserver le contrôle du Congrès et du Sénat car si les démocrates devenaient majoritaires, cela pourrait non seulement fortement affecter ses décisions pendant les 2 dernières années de son mandat, mais cela affecterait aussi la façon dont les dirigeants des autres puissances économiques mondiales le perçoivent.

En effet, si les républicains conservent la majorité avec de bonnes performances alors cela donnera l’impression que Trump a une réelle emprise sur son pays. Son programme « America First » aura davantage d’impact sur la scène internationale et il pourra continuer les changements qu’il souhaite opérer dans les relations entre les Etats-Unis et ses alliés de l’UE et de l’OTAN et défier encore plus la Chine sur des questions économiques et commerciales.

En revanche, si les démocrates venaient à prendre le contrôle de la Chambre des représentants ou du Sénat (voire des deux), Trump aurait l’air beaucoup plus faible sur la scène internationale et les autres puissances mondiales pourraient davantage faire valoir leurs propres intérêts face à un président préoccupé par des problèmes internes. En effet, son gouvernement pourrait être paralysé faute d’accord avec les démocrates ou à cause des nombreuses enquêtes que les démocrates souhaitent mener s’ils reprennent le pouvoir.

Quelles conséquences sur les marchés financiers?

D’après Goldman Sachs, il est peu probable que les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et le reste du monde (notamment la Chine) soient résolus dans un avenir proche quel que soit le résultat de ces élections de mi-mandat.

Pour la banque d’investissement américaine, l’absence de consensus sur la politique commerciale et le droit de veto du président laissent penser qu’aucun des deux partis n’est prêt à adopter des mesures positives. C’est aussi ce qui est pricé par le marché : une aggravation à venir concernant le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis augmentant ainsi la volatilité.

Les recherches de Goldman Sachs montrent que l’incertitude politique a atteint des niveaux historiquement élevés au cours des deux dernières années, mais elles montrent également que le niveau atteint lors de la période précédant les élections de cette année n’est pas nettement plus élevé.

La banque note que le marché se redresse généralement au 4e trimestre lorsqu’il y a des élections de mi-mandat car de nombreuses incertitudes se dissipent. Cette année, en revanche, la banque ne s’attend pas à ce que les doutes se dissipent. Elle pense au contraire que le désordre politique et les turbulences boursières vont s’intensifier, ce qui réduira les chances que l’histoire se répète.

Draghi conserve sa politique monétaire inchangée malgré les risques grandissants

Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE), Mario Draghi, n’a pas permis à l’euro de se ressaisir jeudi dernier, alors qu’il a annoncé que l’institution était prête à continuer progressivement sa stratégie de durcissement monétaire.

En effet, les achats nets au titre du programme d’achats d’actifs de la BCE (APP ou Asset Purchase Programme), qui atteignent actuellement 15 milliards d’euros par mois jusque fin décembre 2018, devraient cesser à ce moment là si les données économiques montrent que les perspectives d’inflation à moyen terme suivent les prévisions et les objectifs de la BCE.

Actuellement, « les données disponibles, quoique légèrement en retrait des anticipations, restent globalement compatibles avec une poursuite de la croissance généralisée de l’économie de la zone euro et une hausse progressive des tensions inflationnistes » explique Mario Draghi lors de sa conférence de presse.

Pour l’institution européenne, « les risques pesant sur les perspectives de croissance de la zone euro peuvent encore être considérés comme globalement équilibrés » mais pour les investisseurs c’est une autre histoire.

Les marchés ne semblent pas vraiment convaincus, particulièrement avec les récentes données montrant une chute de l’activité à un plus bas en 25 mois et les nombreuses tensions entre l’Union Européenne et ses membres, notamment l’Italie et le Royaume-Uni.

Qu’attendre de l’EUR/USD cette semaine?

Alors qu’il y a 1 mois la paire EUR/USD formait un sommet à 1,1816 $ – son plus haut niveau depuis juin 2018, elle a depuis fortement chuté pour atteindre son plus bas niveau à 1,1335 $ vendredi dernier – niveau précédemment atteint lors de la forte baisse du mois d’août 2018.

Après avoir accéléré sa dégringolade vendredi, la paire EUR/USD a finalement terminé dans le vert effaçant les pertes de la séance du jour et celles de la journée de trading précédente.

Alors que le marché approchait de son plus bas niveau depuis août dernier, de nombreux investisseurs techniques sont entrés sur le marché vendredi autour de l’important niveau des 1,1335 $, ce qui a favorisé ce rebond. D’un point de vue fondamental, un rapport a montré que l’inflation américaine serait plus faible que ce que la Fed anticipe, ce qui a pesé sur le Dollar Américain et soutenu l’EUR/USD.

eurusd

La probabilité que les cours puissent « respirer » dans les prochains jours a augmenté vendredi avec le rebond, ce qui pourrait entrainer de nombreuses opportunités de trading.

Dans cette optique, les cours pourraient atteindre le haut du canal en direction des premières résistances à 1,1471 $ et 1,1537 $. À l’inverse, si les cours continuaient de baisser, ils évolueraient en direction des deux prochains supports à 1,1337 $ et 1,1284 $, ce qui pourrait ensuite accélérer leur chute.

Plusieurs statistiques à suivre cette semaine

Alors que les traders se demandent si les cours vont poursuivre leur recul ou si la paire va pouvoir relancer sa tendance, plusieurs indicateurs devraient entrainer une certaine volatilité sur les marchés et influencer les cours dans une direction ou dans l’autre :

  • Mardi 30 octobre – 11h00 : PIB de la Zone Euro – 3e trimestre
  • Mercredi 31 octobre – 11h00 : Inflation de la Zone Euro – Octobre
  • Vendredi 2 novembre – 14h30 : Rapport de l’emploi aux Etats-Unis (NFP, taux de chômage, évolution du salaire moyen, etc.)

Au niveau géopolitique, les traders suivront de près toute avancée concernant un accord sur le Brexit ou le nouveau budget italien, ainsi que la situation en Arabie Saoudite, celle des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et les résultats des entreprises car ces évènements pèsent actuellement sur le sentiment, font baisser les bourses mondiales et influencent fortement les différentes devises.

Renault vs. Peugeot: Sur quelle valeur investir maintenant?

2017 a été une très bonne année pour les constructeurs et équipementiers automobiles du monde avec des records de revenus et de profitabilité. En France, Renault semble avoir fait mieux que Peugeot. D’après une étude publiée par Euler Hermès le mois dernier, la marge d’exploitation moyenne des fabricants d’automobile a atteint 5 % l’année dernière.

Cette année, les préoccupations des investisseurs autour du ralentissement des ventes mondiales, ainsi que les craintes liées aux perturbations en provenance du marché de la haute technologie incitent les investisseurs à la prudence. Ils analysent en détail les entreprises du secteur avant d’investir dans les actions des principaux constructeurs automobiles.

En ce moment, les actions du secteur automobile européen sont assez bon marché. L’indice Euro Stoxx 600 du secteur automobile européen (STOXX® Europe 600 Automobiles & Parts) est en baisse de plus de 23 % depuis le début de l’année, ce qui offre de nombreuses opportunités de trading.

Les traders souhaitant investir dans les entreprises du secteur automobile français peuvent le faire via Renault et Peugeot qui sont les deux constructeurs automobiles français favoris.

Mais quel est le meilleur choix en ce moment ?

Renault et Peugeot en terme de valorisation et de performance boursière

Renault VS Peugeot

D’après les données de Bloomberg, le PER (ratio cours sur bénéfices) de Peugeot est plus élevé que celui de Renault : 7,88 vs. 3,64. Comme ce ratio est équivalent au nombre de fois que le BPA (bénéfice net par action) est capitalisé dans le cours de l’action, il permet donc, dans notre cas, de comparer une société à ses pairs. Toujours d’après les données de Bloomberg, le BPA de Renault est plus élevé que celui de Peugeot : 17,33 vs. 2.42.

En terme relatifs, Peugeot est plus « chère » que Renault car son PER est plus élevé et son BPA est plus faible. Alors que Peugeot affiche un gain de plus de 12 % depuis le début de l’année, la performance boursière de Renault est proche de celle de l’indice européen puisqu’elle atteint les -24 %.

Devrait-on s’inquiéter d’une baisse des dividendes?

Alors que le dernier dividende déclaré a été de 0,53 EUR pour Peugeot, celui de Renault a atteint 3,55 EUR.

Lorsque l’on observe un tel rendement chez Renault, et que l’on sait que ce niveau de dividende n’a pas été atteint depuis 2007, il faut essayer de déterminer les chances que l’entreprise puisse réduise (ou non) ses paiements de dividendes dans le futur.

Les ventes d’automobiles sont cycliques, augmentant et diminuant avec la confiance des consommateurs et le niveau de leurs dépenses. Si l’on prend en considération que les constructeurs automobiles ont des coûts fixes assez élevés, alors il faut penser que leurs bénéfices sont également cycliques. Ils peuvent donc chuter et se transformer en pertes pendant les fins de cycles économiques et les récessions.

Étant donné l’état de l’expansion économique actuelle et les nombreux risques géopolitiques, il se peut que l’économie tombe en récession au cours des deux prochaines années, ce qui impacterait la distribution des dividendes.

Suivre la façon dont Renault utilise sa réserve de liquidité pourrait vous donner des indications sur une potentielle réduction du dividende car les lignes de crédit disponibles si ses réserves de liquidités sont épuisées ne servent généralement pas à payer des dividendes.

Alors en cas de ralentissement économique, si vous observez une baisse considérable des réserves de liquidités avant que les ventes de la société ne se redressent, vous pouvez penser qu’une potentielle réduction des dividendes est possible.

Renault ou Peugeot?

Cette semaine, le groupe PSA a publié ses chiffres pour le 3e trimestre 2018 : le chiffre d’affaires, en hausse de 7,8 %, est meilleur que celui attendu par les analystes : 15,4 milliards d’euros vs. 15,27 milliards. Les performances de la société sont soutenues par la récente arrivée d’Opel et Peugeot s’attend à ce que les performances du 2e semestre 2018 soient similaires à celle du 1e semestre.

De son côté, Renault a publié un chiffre d’affaires en baisse de 6 % au 3e trimestre à 11,48 milliards d’euros (contre une prévision de 12,17 milliards d’euros). Malgré cette baisse, l’entreprise a confirmé ses objectifs financiers pour l’année en cours. La société mentionne que cette baisse d’activité est notamment due aux effets de change négatifs sur d’importants marchés notamment sur le peso argentin, le réal brésilien, la livre turque et le rouble russe. Au final, le chiffre d’affaires ne diminue que de 1,4 % à taux de change et périmètre constants.

Lorsqu’un investisseur ou un trader choisit une entreprise dans laquelle investir, il le fait en ayant en tête la croissance future des bénéfices et le potentiel qu’à l’entreprise à gagner de nouvelles parts de marché (ou sa capacité à conserver ses parts de marché existantes).

Renault est davantage tourné vers des marchés internationaux comme l’Argentine, le Brésil, la Russie ou encore la Turquie, alors que Peugeot est une entreprise qui exporte majoritairement en Europe. Ainsi, le ralentissement du volume des ventes mondiale affecte davantage Renault que Peugeot, mais Renault a un plus grand rayonnement international, ce qui pourraient offrir plus d’opportunités de développement.

Le CAC 40 baisse de 10 % en un mois. L’Italie peut-elle intensifier cette chute?

Alors qu’il semblerait que le mois d’octobre soit statistiquement le mois pendant lequel l’indice parisien finit le moins dans le rouge, l’histoire montre également que lorsque le mois d’octobre est baissier, il l’est fortement. Lors de la crise des subprimes, le mois d’octobre 2008 avait vu le Cac 40 chuter de plus de 13 %.

L’indice phare français est tombé hier sous la barre symbolique des 5 000 points pour la 1ère fois cette année dans un volume de trading important, perdant 10 % depuis son sommet atteint il y a un mois et 12 % depuis son plus haut de l’année atteint en mai dernier. Au plus bas depuis mars 2017, hier représentait la 9ème séance de baisse en 10 jours pour le CAC 40.

cac

En pleine saison des résultats, les entreprises françaises déçoivent les investisseurs, notamment dans leurs perspectives, ce qui laisse penser que les craintes d’un ralentissement économique mondial sont bien fondées.

Le contexte des tensions géopolitiques entre Washington et Pékin, ou encore entre l’Arabie Saoudite et l’Occident, pèse également sur le sentiment, sans parler de la décision sans précédent de la Commission Européenne qui a rejeté hier le budget italien.

L’Italie doit présenter un nouveau budget d’ici 3 semaines

Le rejet du projet de budget 2019 de l’Italie est une mesure sans précédent contre un pays de la zone euro mais la Commission Européenne a affirmé que les objectifs du pays en matière de déficit et de croissance constituaient une menace importante pour la stabilité économique des pays de la Zone Euro. L’Italie dispose maintenant de 3 semaines pour présenter un budget révisé qui ne va pas « à l’encontre de ses engagements ».

Cette décision de l’Union Européenne intervient dans un contexte de problèmes économiques et politiques croissants en Italie. En effet, la coalition, formée par Matteo Salvini – ministre de l’intérieur italien et Luigi Di Maio – vice-premier ministre italien, a majoritairement été élue sur la promesse de redéfinir les relations de l’Italie avec l’Europe et elle pourrait donc considérer ce rejet comme une sorte de victoire.

Pour exister, l’actuel gouvernement italien a besoin d’ennemis et l’Europe joue ce rôle à la perfection avec ses règles de souveraineté et ses mesures d’austérité et de restriction. À la suite de la décision de la Commission, le vice-premier ministre italien a déclaré sur Facebook : « C’est le premier budget italien que l’UE n’aime pas. Je ne suis pas surpris. C’est le premier budget italien qui a été réalisé à Rome et non à Bruxelles ».

L’Italie – Un risque grandissant pour les marchés européens qui pèse également sur l’économie italienne

Au-delà de Rome et de Bruxelles, les investisseurs influencent également les marchés financiers et ont récemment envoyés les spreads obligataires italiens à des niveaux insoutenables.

Cette situation pourrait négativement impacter l’économie du pays, alors même que les deux partis populistes au pouvoir se sont toujours considérés comme les dirigeants qui feraient de l’Italie un pays qui ne serait plus dominé par les spreads…

Le spread peut augmenter même lorsque les taux d’emprunt baissent et l’élargissement du spread entre la dette italienne et allemande indique que les investisseurs pensent que la dette publique italienne est plus risquée qu’auparavant par rapport à la dette allemande considérée comme sûre.

Les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro impactent le sentiment des marchés

Cet élargissement du spread est une représentation de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des perspectives d’un pays et pèse sur les marchés européens et sur l’Euro, tout comme le font les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro.

Au final, ce qui inquiète les investisseurs c’est la possibilité d’une sortie de la Zone Euro et c’est une question non négligeable surtout lorsque l’on voit comment les négociations autour de la sortie de la 2ème puissance européenne se passent.

Vendredi dernier, l’agence de notation Moody’s a décidé de baisser la note de l’Italie de « Baa2 » à « Baa3 » – niveau juste au-dessus de la catégorie spéculative qui signifie que le risque de non-remboursement est élevé. Pour Moody’s, « les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante ».

L’Italie souhaite-t-elle réellement rester dans la Zone Euro ? Le gouvernement italien et les Italiens veulent-ils la même chose ?

Les discours du gouvernement italien et ses actions semblent parfois contradictoires.

Après avoir basé sa campagne sur les défauts de la monnaie unique et les nombreux désavantages liés au côté supranational de la Commission et des autres instances européennes, le gouvernement actuel dit ne pas vouloir quitter l’Europe ni l’Euro.

Mais alors que le ministre de l’économie et des finances italien, Giovanni Tria, a beaucoup bataillé pour convaincre les investisseurs que l’économie italienne était saine, l’objectif de déficit du budget adopté est plus élevé que ce qui est jugé acceptable par l’Europe surtout pour l’un des pays européens les plus endettés. D’après les statistiques d’Eurostat, l’Italie serait le pays avec la dette la plus importante de l’Union Européenne après la Grèce avec une dette qui excéderait 130% du PIB à la fin du 1er trimestre 2018.