Comment l’élection de mi-mandat aux États-Unis peut-elle influencer les marchés financiers?

Historiquement, les élections de mi-mandat sont généralement défavorables au parti qui gouverne la Maison-Blanche. L’histoire sera-t-elle différente cette fois-ci ?

Les électeurs vont-ils décider que Donald Trump représente réellement l’Amérique ? Ou vont-ils, au contraire, donner une chance au camp des démocrates de remettre en cause la politique que Trump applique depuis deux ans ?

Alors que des millions d’électeurs américains doivent se rendre aux urnes mardi 6 novembre pour les élections de mi-mandat, la question que tout le monde se pose est de savoir si les républicains vont conserver leur majorité au Congrès.

Bien sûr, il ne s’agit pas de choisir un nouveau président des Etats-Unis mais l’impact de cette élection mi-mandat pourrait être tout aussi important.

Que signifient les « midterms » aux Etats-Unis ?

Les midterms représentent des élections qui ont lieu à la moitié du mandat présidentiel (d’où leur nom) et qui permettent à la population américaine d’élire les représentants de la Chambre des représentants et du Sénat.

Cette année, il faut élire 435 sièges à la Chambre des représentants (House), avec des membres qui se présentent tous les 2 ans, et 35 sièges au Sénat (Senate), qui compte 100 membres pour un mandat de 6 ans. Les électeurs vont également élire les gouverneurs de 36 États.

Mid Term Elections

Pourquoi cette élection est-elle importante?

Pour le Président Trump, l’enjeu principal est bien sûr de conserver le contrôle du Congrès et du Sénat car si les démocrates devenaient majoritaires, cela pourrait non seulement fortement affecter ses décisions pendant les 2 dernières années de son mandat, mais cela affecterait aussi la façon dont les dirigeants des autres puissances économiques mondiales le perçoivent.

En effet, si les républicains conservent la majorité avec de bonnes performances alors cela donnera l’impression que Trump a une réelle emprise sur son pays. Son programme « America First » aura davantage d’impact sur la scène internationale et il pourra continuer les changements qu’il souhaite opérer dans les relations entre les Etats-Unis et ses alliés de l’UE et de l’OTAN et défier encore plus la Chine sur des questions économiques et commerciales.

En revanche, si les démocrates venaient à prendre le contrôle de la Chambre des représentants ou du Sénat (voire des deux), Trump aurait l’air beaucoup plus faible sur la scène internationale et les autres puissances mondiales pourraient davantage faire valoir leurs propres intérêts face à un président préoccupé par des problèmes internes. En effet, son gouvernement pourrait être paralysé faute d’accord avec les démocrates ou à cause des nombreuses enquêtes que les démocrates souhaitent mener s’ils reprennent le pouvoir.

Quelles conséquences sur les marchés financiers?

D’après Goldman Sachs, il est peu probable que les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et le reste du monde (notamment la Chine) soient résolus dans un avenir proche quel que soit le résultat de ces élections de mi-mandat.

Pour la banque d’investissement américaine, l’absence de consensus sur la politique commerciale et le droit de veto du président laissent penser qu’aucun des deux partis n’est prêt à adopter des mesures positives. C’est aussi ce qui est pricé par le marché : une aggravation à venir concernant le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis augmentant ainsi la volatilité.

Les recherches de Goldman Sachs montrent que l’incertitude politique a atteint des niveaux historiquement élevés au cours des deux dernières années, mais elles montrent également que le niveau atteint lors de la période précédant les élections de cette année n’est pas nettement plus élevé.

La banque note que le marché se redresse généralement au 4e trimestre lorsqu’il y a des élections de mi-mandat car de nombreuses incertitudes se dissipent. Cette année, en revanche, la banque ne s’attend pas à ce que les doutes se dissipent. Elle pense au contraire que le désordre politique et les turbulences boursières vont s’intensifier, ce qui réduira les chances que l’histoire se répète.

Draghi conserve sa politique monétaire inchangée malgré les risques grandissants

Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE), Mario Draghi, n’a pas permis à l’euro de se ressaisir jeudi dernier, alors qu’il a annoncé que l’institution était prête à continuer progressivement sa stratégie de durcissement monétaire.

En effet, les achats nets au titre du programme d’achats d’actifs de la BCE (APP ou Asset Purchase Programme), qui atteignent actuellement 15 milliards d’euros par mois jusque fin décembre 2018, devraient cesser à ce moment là si les données économiques montrent que les perspectives d’inflation à moyen terme suivent les prévisions et les objectifs de la BCE.

Actuellement, « les données disponibles, quoique légèrement en retrait des anticipations, restent globalement compatibles avec une poursuite de la croissance généralisée de l’économie de la zone euro et une hausse progressive des tensions inflationnistes » explique Mario Draghi lors de sa conférence de presse.

Pour l’institution européenne, « les risques pesant sur les perspectives de croissance de la zone euro peuvent encore être considérés comme globalement équilibrés » mais pour les investisseurs c’est une autre histoire.

Les marchés ne semblent pas vraiment convaincus, particulièrement avec les récentes données montrant une chute de l’activité à un plus bas en 25 mois et les nombreuses tensions entre l’Union Européenne et ses membres, notamment l’Italie et le Royaume-Uni.

Qu’attendre de l’EUR/USD cette semaine?

Alors qu’il y a 1 mois la paire EUR/USD formait un sommet à 1,1816 $ – son plus haut niveau depuis juin 2018, elle a depuis fortement chuté pour atteindre son plus bas niveau à 1,1335 $ vendredi dernier – niveau précédemment atteint lors de la forte baisse du mois d’août 2018.

Après avoir accéléré sa dégringolade vendredi, la paire EUR/USD a finalement terminé dans le vert effaçant les pertes de la séance du jour et celles de la journée de trading précédente.

Alors que le marché approchait de son plus bas niveau depuis août dernier, de nombreux investisseurs techniques sont entrés sur le marché vendredi autour de l’important niveau des 1,1335 $, ce qui a favorisé ce rebond. D’un point de vue fondamental, un rapport a montré que l’inflation américaine serait plus faible que ce que la Fed anticipe, ce qui a pesé sur le Dollar Américain et soutenu l’EUR/USD.

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La probabilité que les cours puissent « respirer » dans les prochains jours a augmenté vendredi avec le rebond, ce qui pourrait entrainer de nombreuses opportunités de trading.

Dans cette optique, les cours pourraient atteindre le haut du canal en direction des premières résistances à 1,1471 $ et 1,1537 $. À l’inverse, si les cours continuaient de baisser, ils évolueraient en direction des deux prochains supports à 1,1337 $ et 1,1284 $, ce qui pourrait ensuite accélérer leur chute.

Plusieurs statistiques à suivre cette semaine

Alors que les traders se demandent si les cours vont poursuivre leur recul ou si la paire va pouvoir relancer sa tendance, plusieurs indicateurs devraient entrainer une certaine volatilité sur les marchés et influencer les cours dans une direction ou dans l’autre :

  • Mardi 30 octobre – 11h00 : PIB de la Zone Euro – 3e trimestre
  • Mercredi 31 octobre – 11h00 : Inflation de la Zone Euro – Octobre
  • Vendredi 2 novembre – 14h30 : Rapport de l’emploi aux Etats-Unis (NFP, taux de chômage, évolution du salaire moyen, etc.)

Au niveau géopolitique, les traders suivront de près toute avancée concernant un accord sur le Brexit ou le nouveau budget italien, ainsi que la situation en Arabie Saoudite, celle des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et les résultats des entreprises car ces évènements pèsent actuellement sur le sentiment, font baisser les bourses mondiales et influencent fortement les différentes devises.

Renault vs. Peugeot: Sur quelle valeur investir maintenant?

2017 a été une très bonne année pour les constructeurs et équipementiers automobiles du monde avec des records de revenus et de profitabilité. En France, Renault semble avoir fait mieux que Peugeot. D’après une étude publiée par Euler Hermès le mois dernier, la marge d’exploitation moyenne des fabricants d’automobile a atteint 5 % l’année dernière.

Cette année, les préoccupations des investisseurs autour du ralentissement des ventes mondiales, ainsi que les craintes liées aux perturbations en provenance du marché de la haute technologie incitent les investisseurs à la prudence. Ils analysent en détail les entreprises du secteur avant d’investir dans les actions des principaux constructeurs automobiles.

En ce moment, les actions du secteur automobile européen sont assez bon marché. L’indice Euro Stoxx 600 du secteur automobile européen (STOXX® Europe 600 Automobiles & Parts) est en baisse de plus de 23 % depuis le début de l’année, ce qui offre de nombreuses opportunités de trading.

Les traders souhaitant investir dans les entreprises du secteur automobile français peuvent le faire via Renault et Peugeot qui sont les deux constructeurs automobiles français favoris.

Mais quel est le meilleur choix en ce moment ?

Renault et Peugeot en terme de valorisation et de performance boursière

Renault VS Peugeot

D’après les données de Bloomberg, le PER (ratio cours sur bénéfices) de Peugeot est plus élevé que celui de Renault : 7,88 vs. 3,64. Comme ce ratio est équivalent au nombre de fois que le BPA (bénéfice net par action) est capitalisé dans le cours de l’action, il permet donc, dans notre cas, de comparer une société à ses pairs. Toujours d’après les données de Bloomberg, le BPA de Renault est plus élevé que celui de Peugeot : 17,33 vs. 2.42.

En terme relatifs, Peugeot est plus « chère » que Renault car son PER est plus élevé et son BPA est plus faible. Alors que Peugeot affiche un gain de plus de 12 % depuis le début de l’année, la performance boursière de Renault est proche de celle de l’indice européen puisqu’elle atteint les -24 %.

Devrait-on s’inquiéter d’une baisse des dividendes?

Alors que le dernier dividende déclaré a été de 0,53 EUR pour Peugeot, celui de Renault a atteint 3,55 EUR.

Lorsque l’on observe un tel rendement chez Renault, et que l’on sait que ce niveau de dividende n’a pas été atteint depuis 2007, il faut essayer de déterminer les chances que l’entreprise puisse réduise (ou non) ses paiements de dividendes dans le futur.

Les ventes d’automobiles sont cycliques, augmentant et diminuant avec la confiance des consommateurs et le niveau de leurs dépenses. Si l’on prend en considération que les constructeurs automobiles ont des coûts fixes assez élevés, alors il faut penser que leurs bénéfices sont également cycliques. Ils peuvent donc chuter et se transformer en pertes pendant les fins de cycles économiques et les récessions.

Étant donné l’état de l’expansion économique actuelle et les nombreux risques géopolitiques, il se peut que l’économie tombe en récession au cours des deux prochaines années, ce qui impacterait la distribution des dividendes.

Suivre la façon dont Renault utilise sa réserve de liquidité pourrait vous donner des indications sur une potentielle réduction du dividende car les lignes de crédit disponibles si ses réserves de liquidités sont épuisées ne servent généralement pas à payer des dividendes.

Alors en cas de ralentissement économique, si vous observez une baisse considérable des réserves de liquidités avant que les ventes de la société ne se redressent, vous pouvez penser qu’une potentielle réduction des dividendes est possible.

Renault ou Peugeot?

Cette semaine, le groupe PSA a publié ses chiffres pour le 3e trimestre 2018 : le chiffre d’affaires, en hausse de 7,8 %, est meilleur que celui attendu par les analystes : 15,4 milliards d’euros vs. 15,27 milliards. Les performances de la société sont soutenues par la récente arrivée d’Opel et Peugeot s’attend à ce que les performances du 2e semestre 2018 soient similaires à celle du 1e semestre.

De son côté, Renault a publié un chiffre d’affaires en baisse de 6 % au 3e trimestre à 11,48 milliards d’euros (contre une prévision de 12,17 milliards d’euros). Malgré cette baisse, l’entreprise a confirmé ses objectifs financiers pour l’année en cours. La société mentionne que cette baisse d’activité est notamment due aux effets de change négatifs sur d’importants marchés notamment sur le peso argentin, le réal brésilien, la livre turque et le rouble russe. Au final, le chiffre d’affaires ne diminue que de 1,4 % à taux de change et périmètre constants.

Lorsqu’un investisseur ou un trader choisit une entreprise dans laquelle investir, il le fait en ayant en tête la croissance future des bénéfices et le potentiel qu’à l’entreprise à gagner de nouvelles parts de marché (ou sa capacité à conserver ses parts de marché existantes).

Renault est davantage tourné vers des marchés internationaux comme l’Argentine, le Brésil, la Russie ou encore la Turquie, alors que Peugeot est une entreprise qui exporte majoritairement en Europe. Ainsi, le ralentissement du volume des ventes mondiale affecte davantage Renault que Peugeot, mais Renault a un plus grand rayonnement international, ce qui pourraient offrir plus d’opportunités de développement.

Le CAC 40 baisse de 10 % en un mois. L’Italie peut-elle intensifier cette chute?

Alors qu’il semblerait que le mois d’octobre soit statistiquement le mois pendant lequel l’indice parisien finit le moins dans le rouge, l’histoire montre également que lorsque le mois d’octobre est baissier, il l’est fortement. Lors de la crise des subprimes, le mois d’octobre 2008 avait vu le Cac 40 chuter de plus de 13 %.

L’indice phare français est tombé hier sous la barre symbolique des 5 000 points pour la 1ère fois cette année dans un volume de trading important, perdant 10 % depuis son sommet atteint il y a un mois et 12 % depuis son plus haut de l’année atteint en mai dernier. Au plus bas depuis mars 2017, hier représentait la 9ème séance de baisse en 10 jours pour le CAC 40.

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En pleine saison des résultats, les entreprises françaises déçoivent les investisseurs, notamment dans leurs perspectives, ce qui laisse penser que les craintes d’un ralentissement économique mondial sont bien fondées.

Le contexte des tensions géopolitiques entre Washington et Pékin, ou encore entre l’Arabie Saoudite et l’Occident, pèse également sur le sentiment, sans parler de la décision sans précédent de la Commission Européenne qui a rejeté hier le budget italien.

L’Italie doit présenter un nouveau budget d’ici 3 semaines

Le rejet du projet de budget 2019 de l’Italie est une mesure sans précédent contre un pays de la zone euro mais la Commission Européenne a affirmé que les objectifs du pays en matière de déficit et de croissance constituaient une menace importante pour la stabilité économique des pays de la Zone Euro. L’Italie dispose maintenant de 3 semaines pour présenter un budget révisé qui ne va pas « à l’encontre de ses engagements ».

Cette décision de l’Union Européenne intervient dans un contexte de problèmes économiques et politiques croissants en Italie. En effet, la coalition, formée par Matteo Salvini – ministre de l’intérieur italien et Luigi Di Maio – vice-premier ministre italien, a majoritairement été élue sur la promesse de redéfinir les relations de l’Italie avec l’Europe et elle pourrait donc considérer ce rejet comme une sorte de victoire.

Pour exister, l’actuel gouvernement italien a besoin d’ennemis et l’Europe joue ce rôle à la perfection avec ses règles de souveraineté et ses mesures d’austérité et de restriction. À la suite de la décision de la Commission, le vice-premier ministre italien a déclaré sur Facebook : « C’est le premier budget italien que l’UE n’aime pas. Je ne suis pas surpris. C’est le premier budget italien qui a été réalisé à Rome et non à Bruxelles ».

L’Italie – Un risque grandissant pour les marchés européens qui pèse également sur l’économie italienne

Au-delà de Rome et de Bruxelles, les investisseurs influencent également les marchés financiers et ont récemment envoyés les spreads obligataires italiens à des niveaux insoutenables.

Cette situation pourrait négativement impacter l’économie du pays, alors même que les deux partis populistes au pouvoir se sont toujours considérés comme les dirigeants qui feraient de l’Italie un pays qui ne serait plus dominé par les spreads…

Le spread peut augmenter même lorsque les taux d’emprunt baissent et l’élargissement du spread entre la dette italienne et allemande indique que les investisseurs pensent que la dette publique italienne est plus risquée qu’auparavant par rapport à la dette allemande considérée comme sûre.

Les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro impactent le sentiment des marchés

Cet élargissement du spread est une représentation de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des perspectives d’un pays et pèse sur les marchés européens et sur l’Euro, tout comme le font les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro.

Au final, ce qui inquiète les investisseurs c’est la possibilité d’une sortie de la Zone Euro et c’est une question non négligeable surtout lorsque l’on voit comment les négociations autour de la sortie de la 2ème puissance européenne se passent.

Vendredi dernier, l’agence de notation Moody’s a décidé de baisser la note de l’Italie de « Baa2 » à « Baa3 » – niveau juste au-dessus de la catégorie spéculative qui signifie que le risque de non-remboursement est élevé. Pour Moody’s, « les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante ».

L’Italie souhaite-t-elle réellement rester dans la Zone Euro ? Le gouvernement italien et les Italiens veulent-ils la même chose ?

Les discours du gouvernement italien et ses actions semblent parfois contradictoires.

Après avoir basé sa campagne sur les défauts de la monnaie unique et les nombreux désavantages liés au côté supranational de la Commission et des autres instances européennes, le gouvernement actuel dit ne pas vouloir quitter l’Europe ni l’Euro.

Mais alors que le ministre de l’économie et des finances italien, Giovanni Tria, a beaucoup bataillé pour convaincre les investisseurs que l’économie italienne était saine, l’objectif de déficit du budget adopté est plus élevé que ce qui est jugé acceptable par l’Europe surtout pour l’un des pays européens les plus endettés. D’après les statistiques d’Eurostat, l’Italie serait le pays avec la dette la plus importante de l’Union Européenne après la Grèce avec une dette qui excéderait 130% du PIB à la fin du 1er trimestre 2018.

Fiat purifie son portefeuille en vendant son équipementier Magneti Marelli

Avant sa mort, l’ancien patron du groupe Fiat Chrysler Automobile (FCA), Sergio Marchionne, avait décidé de « purifier » le portefeuille du groupe. L’une des étapes pour y arriver était la vente de l’une de ses filiales historiques : son équipementier Magneti Marelli.

C’est chose faite !

Son successeur, Michael Manley, n’a pas trainé pour finaliser l’opération lancée avant la mort de l’ancien patron de FCA.

Sous réserve de l’approbation des autorités de la concurrence, la vente devrait être bouclée début 2019 et rapporter 6,2 milliards d’euros au groupe. La filiale de FCA sera vendue au groupe japonais Calsonic Kansein, détenu par KKR – fonds d’investissement américain.

Création du 7e équipementier d’envergure mondiale

Magneti Marelli est un spécialiste de l’éclairage, des systèmes de transmission et des  équipements électroniques de pointe. C’est aussi une grande entreprise internationale avec plus de 40 000 employés dans 21 pays possédant plus de 85 usines et 14 centres de recherche. L’année dernière, l’équipementier avait réalisé 8,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

D’après Mike Manley, « cette association avec Calsonic Kansei est apparue comme une occasion idéale d’accélérer la croissance future de Magneti Marelli ». Dans un communiqué commun, les 3 entreprises ont ajouté que « la transaction représente une occasion unique pour combiner deux entreprises à succès, qui enregistrent à elles deux un chiffre d’affaires annuel de 15,2 milliards d’euros ». Le nouvel ensemble, baptisé Magneti Marelli-CK Holdings, pourrait devenir « le 7e fournisseur indépendant de composants automobiles au monde ».

Magneti Marelli CK Holdings sera dirigé par l’actuel PDG de Calsonic Kansei, Beda Bolzenius, qui a déclaré que « ces dernières années, notre industrie a traversé une période d’importants changements et la prochaine phase sera encore plus dynamique. Ensemble nous bénéficierons d’une présence géographique et de lignes de produits complémentaires ».

Quelles conséquences sur l’emploi en Italie ?

Alors que le siège social de Magneti Marelli est en Italie, de nombreux syndicats s’inquiètent de l’impact d’une telle vente sur les emplois du secteur.

Il y a une semaine, redoutant un impact négatif sur les effectifs de l’entreprise une fois celle-ci vendue, le syndicat métallurgiste italien Fiom avait demandé au gouvernement populiste d’intervenir dans ce projet de cession.

Hier, les réactions syndicales étaient plutôt positives puisque FCA s’est engagé dans un « partenariat de plusieurs années » avec la nouvelle entité, ce qui devrait maintenir le niveau de l’emploi dans les sites transalpins et du siège.

L’opération a été saluée en bourse car le titre termine en hausse de près de 3 %

L’opération a été saluée en bourse par un saut de 6 % en début d’après-midi – plus forte hausse de l’indice du secteur automobile européen qui ne gagnait que 0,85 % au même moment.

Les cours de FCA ont perdu un peu de momentum puisque le titre ne termine qu’à environ + 3 %. Malgré les risques de concurrence, les équipementiers européens ont également profité de la nouvelle comme Continental, Valeo, Faurecia, ou encore Plastic Omnium.

Les investisseurs semblent satisfaits du prix obtenu par la société. Cette vente va permettre de renforcer la trésorerie de FCA et qui sait, peut être pousser la société à des rachats d’actions. Cette opération rassure également les investisseurs quant à la capacité de la nouvelle direction à mener à bien des négociations et à conclure des accords fructueux.

Matières Premières – Semaine du 22 Octobre 2018

La semaine de bourse commence dans le vert avec les valeurs liées aux matières premières plutôt bien orientées. Ce mouvement haussier est soutenu par la Chine qui a promis des mesures pour soutenir son économie.

Vendredi dernier, la croissance économique chinoise a ralenti au 3ème trimestre 2018 à 6,5% en glissement annuel. Ce chiffre montre un ralentissement de la croissance économique à un rythme le plus faible depuis le 1er trimestre 2009. Les craintes liées aux conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis ont fortement pesé.

« Les frictions commerciales sino-américaines ont eu des impacts sur le marché boursier, mais à vrai dire, l’effet psychologique est plus important que l’effet réel. La Chine et les Etats-Unis sont actuellement en contact » a explique le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Vendredi, le vice-Premier ministre a annoncé que le gouvernement accordait une grande importance à la stabilité et au développement des marchés boursiers chinois. Il est important de noter que les autorités ont adopté de nombreuses mesures pour rassurer les investisseurs après que les marchés aient atteint leurs plus bas niveaux en 4 ans. Les marchés ont d’ailleurs profité de ces annonces aujourd’hui car les principaux indices boursiers chinois ont gagné plus de 4 % – meilleure performance journalière depuis 3 ans.

Les mesures chinoises, notamment les projets d’infrastructures importants, devraient augmenter la demande de certaines matières premières comme le pétrole qui était bien orienté aujourd’hui pendant la séance asiatique.

Tour d’horizon des matières premières

Pétrole & Gaz Naturel

Les tensions entre Ryad et Washington après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi ont augmenté d’un cran ce week-end. En effet, le président américain Donald Trump, qui a parlé samedi « de mensonges » concernant la version des saoudiens, juge maintenant que « leurs histoires partent dans tous les sens ».

Ainsi, les rumeurs autour d’une utilisation du pétrole par l’Arabie Saoudite comme arme économique ont suffit à soutenir les prix ce matin avant qu’ils ne retombent. Sur le graphique journalier, les prix évoluent actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI autour des 37.

Il se peut que les prix continuent de baisser vers le 1er support à 67,51 $, puis vers le 2ème support à 64,99 $. Si les prix venaient à rebondir, ils se dirigeraient vers les résistances à 72,77 $ – proche de la moyenne mobile à 20 jours, puis vers 75,51 $.

Brent Oil

Le gaz naturel semble avoir du mal à former de nouveau sommet et une figure de retournement en double sommet semble se dessiner sur le graphique journalier ci-dessous. Cette figure a généralement la forme d’un « M » et se forme suivant deux phases.

La première phase amène l’actif vers un plus haut qui forme une résistance que le prochain mouvement haussier aura du mal à franchir. Cette hausse s’accompagne généralement d’une forte hausse des volumes. Lors d’une deuxième phase pendant laquelle ce sommet est atteint, les investisseurs se désengagent du marché entrainant de ce fait une baisse des volumes.

Natural Gas

Or & Argent

Selon les analystes Reuters, les préoccupations géopolitiques comme les tensions entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi, les développements liés au Brexit ou au budget italien pourraient soutenir les prix de l’Or.

En Octobre, le métal jaune a augmenté de près de 3 %, après avoir terminé dans le rouge pendant 6 mois consécutifs. Depuis le début de l’année, le métal jaune est en baisse de près de 6 %.

Actuellement, les derniers chiffres de l’enquête du Commodity Futures Trading Commission montrent que les grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris baissiers sur l’or, ce qui pourrait soutenir son prix.

Après avoir fortement augmenté le 11 octobre dernier en franchissant la moyenne mobile à 20 jours et en sortant des bandes de Bollinger, l’Or évolue latéralement depuis entre 1 217 $ au plus bas et 1 233 $ au plus haut avec un MACD positif.

Gold

L’Argent semble avoir du mal à former de nouveaux sommets depuis début octobre. La vigueur du dollar américain pèse également et la demande en provenance de Chine suscite aussi des inquiétudes affectant le sentiment des investisseurs.

Silver

Les prix sont en baisse et évolue sur la moyenne mobile à 20 jours. Si les prix ne rebondissent pas, alors l’important niveau des 14,50 $ sera bientôt atteint et les investisseurs surveilleront la réaction des marchés à son contact.

EUR/GBP : l’absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’UE pèse sur la livre sterling

Alors que le Sommet Européen aurait pu être le « sommet de la dernière chance » pour que le Royaume-Uni et l’Europe tombent d’accord sur les « conditions du divorce », le Sommet a finalement abouti à un « no deal ». Un accord est maintenant attendu en novembre ou en décembre pour éviter un « no deal » le 29 mars 2019, date à laquelle le Brexit sera effectif.

Le Brexit et la frontière entre l’Ireland du Nord et la République d’Ireland

Depuis bientôt deux ans, le Royaume-Uni tente d’avancer sur sa sortie de l’Europe mais la question de la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord reste un point épineux. En effet, l’Irlande du Nord fait partie du Royaume-Uni alors que la République d’Irlande fait partie de la Zone Euro. Une fois le Royaume-Uni sortie de l’Union Européenne (UE), celle-ci s’attend à ce qu’une forme de contrôle soit mise en place à la frontière entre les deux pays.

La situation de l’Irlande n’est pas le seul obstacle dans les négociations

Il y a encore beaucoup de questions qui restent sans réponses :

  • les droits des citoyens européens vivant au sein du Royaume-Uni,
  • les droits des citoyens britanniques vivant dans l’UE,
  • la manière d’allouer les fonds non dépensés reçus de l’Union Européenne,
  • la fermeture et la relocalisation des agences européennes basées au Royaume-Uni,
  • les accords de sécurité transfrontaliers,
  • les exigences en matière de contributions financières et de respect de la législation communautaire,
  • le dégrée d’influence du Royaume-Uni sur les règles et réglementations communautaires.

Qu’est-ce qu’un hard Brexit ?

Si le Royaume-Uni ne souhaite pas accepter les quatre libertés garanties par le marché unique de l’UE, à savoir la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux, ni participer aux budgets de l’UE ou respecter la législation européenne, alors l’option la plus probable serait d’adopter un hard Brexit.

Un hard Brexit, ou Brexit dur, caractérise une situation dans laquelle le Royaume-Uni favorise une solution qui lui permettrait de diminuer au maximum sa relation avec l’Union Européenne.

Cela signifierait probablement que le Royaume-Uni pourrait faire partie de l’Organisation Mondiale du Commerce pour commercer avec ses partenaires de l’UE. Les exportations britanniques seront alors soumises à des droits de douane, ce qui les pourrait rendre plus difficiles (et plus chères). Les investissements dans le pays pourraient chuter tout comme sa compétitivité. D’un autre côté, le Royaume-Uni n’aurait pas à payer de contributions à Bruxelles, ni à adhérer aux lois sur la libre circulation.

EUR/GBP: Une absence d’accord entre le Royaume-Uni et l’UE impacterait la paire

Quelle que soit l’option choisie par le Royaume-Uni (hard Brexit vs. soft Brexit), il est important que cette nouvelle relation avec l’UE soit décidée pour éviter d’entrer dans un flou juridique.

C’est une décision importante qui doit d’abord être ratifiée avant d’être mise en œuvre. L’accord doit être approuvé par le Conseil Européen et approuvé par un vote à la majorité simple du Parlement Européen des 27 États membres. Ensuite, l’accord doit être ratifié par le Parlement britannique.

EUR/GBP

L’EUR/GBP profite des incertitudes liées à la situation actuelle du Royaume-Uni. La livre sterling a perdu du terrain pendant le Sommet Européen en raison des craintes grandissantes qu’aucun accord sur le Brexit n’allait être adopté et que le Royaume-Uni allait se trouver dans une « impasse ». Les données sur les ventes au détail au Royaume-Uni ne montrent aucun signe d’amélioration. Au contraire, les chiffres ont révélé une baisse des dépenses de consommation, ce qui pèse également sur le sentiment.

Investissez sur les métaux précieux à l’aide du ratio Or/Argent

Alors que le ratio or/argent (XAU/XAG) a atteint son plus haut niveau depuis décembre 2008 le mois dernier, les cours semblent avoir du mal à former de nouveaux plus hauts depuis qu’ils ont atteint les 85.

Mais comment interpréter cette information?

Puisque les cours sont actuellement en hausse, cela signifie que l’or est un placement plus rentable que l’argent. En effet, le métal jaune a perdu plus de 4 % sur un an, alors que le prix de l’argent a baissé de plus de 13 % sur la même période.

Vous ne savez pas quel métal choisir et vous souhaitez améliorer votre timing d’entrée et de sortie sur l’or ou sur l’argent ?

Cet article est fait pour vous !

Le ratio or sur argent, mesurant la force relative de l’or contre l’argent, est un outil pertinent pour les traders de métaux précieux qui souhaitent connaître le meilleur timing pour investir sur l’or ou sur l’argent.

En effet, la force relative permet de détecter lorsqu’un actif accélère, ce qui permet de mieux adapter sa stratégie de gestion de positions pour anticiper de plus grands mouvements de prix, dans la bonne direction et dans les meilleures conditions de trading.

Pourquoi est-il important de suivre le ratio or/argent? Comment en profiter dans votre trading ?

Le ratio de l’or contre l’argent est un ratio qui représente simplement le prix de l’or divisé par le prix de l’argent.

Ce ratio symbolise donc le nombre d’onces d’argent qu’il vous faudrait trader pour obtenir une once d’or, et si cela peut paraître relativement simple, ce ratio est bien plus utile qu’il n’y paraît pour les traders.

Normalement, l’or et l’argent évoluent dans la même direction. Cependant, il existe des périodes où le ratio baisse ou grimpe fortement à des niveaux considérés comme « extrêmes » et ce sont lorsque ces niveaux sont atteints que des opportunités de trading se présentent.

En effet, ce ratio offre aux traders un aperçu précieux et pertinent des mouvements possibles des deux métaux l’un par rapport à l’autre. Ainsi, les investisseurs avertis analysent ce graphique pour obtenir un avantage dans l’identification de signaux d’achat et de vente pour maximiser leurs stratégies de trading de matières premières.

Quelques chiffres et mouvements historiques…

  • Actuellement, le ratio est proche des 85 – plus haut niveau depuis 2008. Cette année là, le ratio s’était tradé près des 80, alors que l’argent atteignait un creux d’environ 10 $. La même situation peut être observée fin de l’année 2015 où l’argent avait atteint les 15 $.Pendant ces deux périodes, le ratio or/argent s’était inversé, ce qui indiquait que l’argent surperformait l’or à ce moment.
  • Entre 2001 et 2017, le ratio or/argent a été d’environ 60 en moyenne avec quelques pics qui ont dépassé le niveau des 80 et quelques creux descendant jusqu’à 40.
  • Le ratio culmine lorsque les prix de l’argent chute vers des niveaux extrêmes, comme en 1991 où le ratio avait atteint les 100, bien sûr tout est relatif à l’évolution des prix de l’or.En effet, quand le prix de l’or augmente plus rapidement que celui de l’argent, alors le ratio augmente. Lorsque c’est le prix de l’argent qui augmente plus rapidement que celui de l’or, alors le ratio diminue.

    Lorsque le prix de l’or baisse plus rapidement que celui de l’argent, le ratio a tendance à diminuer. Ainsi, quand le prix de l’argent baisse plus rapidement que celui de l’or, le ratio a tendance à augmenter.

  • Le ratio augmente fréquemment en période de détresse économique puisque l’or a généralement tendance à surperformer l’argent pendant les périodes de récession. En effet, l’or est souvent considéré comme un actif refuge en période de forte volatilité ou d’incertitudes économiques.

Rappelez-vous aussi que ce ratio reflète généralement l’état de l’économie mondiale. Ainsi, lorsque le ratio atteint un point haut, cela pourrait montrer que l’économie mondiale entre dans une phase de surchauffe.

gold silver

Si vous utilisez l’analyse technique dans votre trading, alors vous savez que l’une des prémisses de ce type d’analyse est que l’histoire se répète.

D’après le graphique journalier, l’argent devrait surperformer l’or dans les années à venir. Ainsi, lorsque le ratio atteint 85 ou plus, l’argent pourrait devenir une opportunité de trading intéressante jusqu’à ce que le ratio atteigne 40 ou moins.

Le rebond des marchés peut-il durer ? Attention à la fin de semaine…

Hier, les bourses mondiales ont rebondi grâce au sursaut de Wall Street qui a enregistré sa meilleure performance journalière depuis mars. Les indices américains et européens ont terminé en forte hausse, dopés par les très bons résultats des entreprises américaines.

Les grandes banques américaines semblent bien orientées avec Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont enregistré des résultats meilleurs que prévu. Johnson & Johnson, excellent indicateur des dépenses de consommation, a également publié des chiffres supérieurs aux attentes des investisseurs.

La session de trading de la veille a montré des investisseurs qui ont (plus ou moins) mis de côté leurs craintes et leurs angoisses vis-à-vis des incertitudes et des conséquences de la guerre commerciale, de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, de l’instabilité politique et d’un potentiel ralentissement des bénéfices à venir.

Les investisseurs, analystes et économistes sont actuellement divisés en deux écoles concernant la question du cycle économique et du cycle de marché dans lequel nous nous trouvons actuellement.

D’un côté, vous avez ceux qui pensent que, historiquement, nous devrions voir la fin d’un cycle expansionniste bientôt. Le marché haussier auquel nous faisons face, notamment aux États-Unis avec le 2e plus long mouvement haussier (bull market) de l’histoire, commence à s’estomper tout comme l’économie mondiale qui commence à s’essouffler.

D’un autre côté, vous avez les « taureaux » pour qui la hausse des marchés va continuer malgré le récent pic de volatilité observé sur les marchés. Pour eux, la guerre commerciale va se terminer de manière positive et sans réelle conséquence sur l’économie ni les marchés. Ils pensent également que les rachats d’actions, qui atteignent un niveau record, vont continuer après la publication des résultats

Dans tous les cas, la fin de semaine promet d’offrir de nouveaux mouvements de marché avec une potentielle augmentation de la volatilité.

Mercredi 17 octobre 20h – Compte-rendu du FOMC

Alors que la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif de ses taux directeurs pour la 8e fois depuis décembre 2015 il y a 2 semaines, les investisseurs analyseront son compte-rendu en détail pour décortiquer toute information concernant la direction de la politique monétaire américaine.

En effet, les informations les plus importantes concernent les projections économiques tout comme ce que les membres ont déclaré à propos de l’évolution future des hausses de taux. Si la Fed va trop vite dans son processus de normalisation de sa politique monétaire, les investisseurs craignent qu’elle ne fasse dérailler l’économie du pays ainsi que le marché haussier actuel.

Les investisseurs examineront également si les membres du FOMC ont parlé de la courbe des taux car actuellement les taux à court-terme ont tendance à être très proches des taux à long-terme. Lorsque les taux court-terme sont plus élevés que les taux à long-terme, on parle de courbe de rendement inversée (historiquement signe précurseur de récession économique).

Jeudi 18 octobre – Fin du Conseil Européen et Ouverture du Sommet de la Zone Euro 

Aujourd’hui s’ouvre le Conseil Européen de 2 jours pendant lequel les dirigeants de l’UE à 27 vont débattre du Brexit et de l’état des négociations avec le Royaume-Uni. Demain, le Conseil Européen discutera des questions de migration, de sécurité intérieure ou encore de relations extérieures.

Le Sommet de la Zone Euro réunit les membres de l’UE qui discuteront de « l’état d’avancement des négociations concernant l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM) en vue du sommet de la zone euro de décembre ». De façon générale, ces sommets proposent des orientations stratégiques aux pays membres pour mener au mieux leurs politiques économiques.

Vendredi 19 octobre – Publication du PIB chinois pour le 3e trimestre

Le bilan de santé économique de la Chine va-t-il montrer un ralentissement de la croissance du PIB à la suite de la guerre commerciale qui a éclaté avec les États-Unis ? C’est ce que vont découvrir les investisseurs européens à leurs réveils.

Les économistes et traders seront à l’affût du moindre signes de ce que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a coûté à la 2e puissance mondiale lorsque la Chine publiera vendredi ses chiffres de croissance pour le trimestre de juillet à septembre 2018 et d’autres données financières essentielles.

En effet, les moteurs de croissance du pays en termes d’investissements, de dépenses de consommation et d’exportations étant proches de leur capacité maximale, on peut se demander dans quelle mesure les nouveaux tarifs douaniers vont représenter un défi pour les dirigeants chinois.

LVMH, Kering, Hermès – Est-ce le bon moment d’investir dans le luxe?

Après avoir clôturé sur un plus bas de six mois hier, la Bourse de Paris tente un sursaut ce matin.

Alors que les marchés européens se reprennent doucement aujourd’hui, les tensions géopolitiques et économiques sont toujours présentes et pèsent sur le sentiment des investisseurs.

L’un des secteurs les plus touchés par cette récente chute du CAC40 est le secteur du luxe représenté par des entreprises comme LVMH, Kering ou Hermès. En effet, les risques que leurs croissances soient affectées par le ralentissement de la demande chinoise pèsent sur leurs cours de bourse.

Certaines grandes banques d’investissement ont même modifié leurs opinions sur le secteur comme Morgan Stanley qui l’a récemment dégradé de « neutre » à « sous-pondérer » notamment à cause des risques grandissant d’un ralentissement de la dynamique de croissance.

Cependant, le secteur du luxe reste un marché attrayant car c’est un secteur très diversifié et internationalisé dont certaines catégories de clients ne sont pas impactés par les développements internationaux.

Les grands acteurs du luxe qui regroupent différentes marques comme LVMH ou Kering ont beaucoup travaillé sur leurs stratégies de positionnement et ont entièrement repensé leurs offres en ciblant les marchés les plus porteurs.

Devriez-vous profiter de cette récente baisse des cours pour investir dans le luxe ?

La récente baisse du secteur du luxe pourrait représenter des opportunités de trading intéressantes à la fois pour les traders court-terme et pour les investisseurs. La banque d’investissement suisse UBS est de cet avis car elle recommande d’acheter certaines valeurs du luxe.

Pour les analystes de la banque, la réaction des marchés liée au potentiel ralentissement en Chine est exagérée et montre un certain manque de discernement face un secteur du luxe dont le niveau de valorisation reste attractif.

Pour les entreprises de ce secteur, la confiance des consommateurs reste un important pilier de croissance dans les marchés matures et l’essor d’une classe moyenne mondiale, notamment en Chine, apporte une nouvelle source de croissance.

En Chine, les millenials s’éloignent des villes ultradéveloppées

De Prada à LVMH, en passant par L’Oréal, les entreprises de ce secteur se concentrent désormais sur des villes plus petites ou moins développées en Chine. Elles réorganisent leurs magasins et planifient de nouvelles ouvertures dans les villes de deuxième et troisième rang.

Les prévisions des dépenses de luxe montrent que ces dernières devraient y augmenter plus rapidement que dans les grandes villes. En effet, dans une société de plus en plus jeune, les millenials sont un moteur essentiel des dépenses de luxe dans le monde, et particulièrement en Chine.

De plus, de nombreux millenials décident de rester vivre dans des provinces périphériques pour éviter les grandes villes industrialisées comme Pékin où la vie est beaucoup plus chère.

C’est donc pour conquérir le marché en pleine expansion des millenials, que les grands noms du luxe s’éloignent des villes chinoises de premier plan de la Chine – anciens moteurs de croissance.

Une consommation des acheteurs chinois toujours importante

Des marques comme Kering ou Hermes ont rapporté un appétit soutenu de la part des consommateurs chinois lors du deuxième trimestre 2018 malgré l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine qui devrait affecté l’économie mondiale.

Alors même que la croissance de la deuxième économie mondiale semble ralentir, de nombreuses entreprises du secteur du luxe investissent même Chine pour la première fois depuis cinq ans.

Les investisseurs surveilleront de près la publication du PIB chinois pour les 3e trimestre vendredi. Les économistes de Reuters anticipent une croissance de 6,6 % au T3 en rythme annuel, après 6,7 % au T2.