Matières Premières – Semaine du 22 Octobre 2018

La semaine de bourse commence dans le vert avec les valeurs liées aux matières premières plutôt bien orientées. Ce mouvement haussier est soutenu par la Chine qui a promis des mesures pour soutenir son économie.

Vendredi dernier, la croissance économique chinoise a ralenti au 3ème trimestre 2018 à 6,5% en glissement annuel. Ce chiffre montre un ralentissement de la croissance économique à un rythme le plus faible depuis le 1er trimestre 2009. Les craintes liées aux conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis ont fortement pesé.

« Les frictions commerciales sino-américaines ont eu des impacts sur le marché boursier, mais à vrai dire, l’effet psychologique est plus important que l’effet réel. La Chine et les Etats-Unis sont actuellement en contact » a explique le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Vendredi, le vice-Premier ministre a annoncé que le gouvernement accordait une grande importance à la stabilité et au développement des marchés boursiers chinois. Il est important de noter que les autorités ont adopté de nombreuses mesures pour rassurer les investisseurs après que les marchés aient atteint leurs plus bas niveaux en 4 ans. Les marchés ont d’ailleurs profité de ces annonces aujourd’hui car les principaux indices boursiers chinois ont gagné plus de 4 % – meilleure performance journalière depuis 3 ans.

Les mesures chinoises, notamment les projets d’infrastructures importants, devraient augmenter la demande de certaines matières premières comme le pétrole qui était bien orienté aujourd’hui pendant la séance asiatique.

Tour d’horizon des matières premières

Pétrole & Gaz Naturel

Les tensions entre Ryad et Washington après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi ont augmenté d’un cran ce week-end. En effet, le président américain Donald Trump, qui a parlé samedi « de mensonges » concernant la version des saoudiens, juge maintenant que « leurs histoires partent dans tous les sens ».

Ainsi, les rumeurs autour d’une utilisation du pétrole par l’Arabie Saoudite comme arme économique ont suffit à soutenir les prix ce matin avant qu’ils ne retombent. Sur le graphique journalier, les prix évoluent actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI autour des 37.

Il se peut que les prix continuent de baisser vers le 1er support à 67,51 $, puis vers le 2ème support à 64,99 $. Si les prix venaient à rebondir, ils se dirigeraient vers les résistances à 72,77 $ – proche de la moyenne mobile à 20 jours, puis vers 75,51 $.

Brent Oil

Le gaz naturel semble avoir du mal à former de nouveau sommet et une figure de retournement en double sommet semble se dessiner sur le graphique journalier ci-dessous. Cette figure a généralement la forme d’un « M » et se forme suivant deux phases.

La première phase amène l’actif vers un plus haut qui forme une résistance que le prochain mouvement haussier aura du mal à franchir. Cette hausse s’accompagne généralement d’une forte hausse des volumes. Lors d’une deuxième phase pendant laquelle ce sommet est atteint, les investisseurs se désengagent du marché entrainant de ce fait une baisse des volumes.

Natural Gas

Or & Argent

Selon les analystes Reuters, les préoccupations géopolitiques comme les tensions entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi, les développements liés au Brexit ou au budget italien pourraient soutenir les prix de l’Or.

En Octobre, le métal jaune a augmenté de près de 3 %, après avoir terminé dans le rouge pendant 6 mois consécutifs. Depuis le début de l’année, le métal jaune est en baisse de près de 6 %.

Actuellement, les derniers chiffres de l’enquête du Commodity Futures Trading Commission montrent que les grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris baissiers sur l’or, ce qui pourrait soutenir son prix.

Après avoir fortement augmenté le 11 octobre dernier en franchissant la moyenne mobile à 20 jours et en sortant des bandes de Bollinger, l’Or évolue latéralement depuis entre 1 217 $ au plus bas et 1 233 $ au plus haut avec un MACD positif.

Gold

L’Argent semble avoir du mal à former de nouveaux sommets depuis début octobre. La vigueur du dollar américain pèse également et la demande en provenance de Chine suscite aussi des inquiétudes affectant le sentiment des investisseurs.

Silver

Les prix sont en baisse et évolue sur la moyenne mobile à 20 jours. Si les prix ne rebondissent pas, alors l’important niveau des 14,50 $ sera bientôt atteint et les investisseurs surveilleront la réaction des marchés à son contact.

L’ouragan Michael a soutenu les prix du pétrole – Et maintenant?

Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi et mardi près d’un pic de 4 ans, alors que l’approche de l’ouragan Michael semblait pouvoir perturber la production de pétrole en Amérique du Nord.

Alors qu’il approchait la Floride, l’ouragan a été classé en catégorie 4 sur 5 par le Centre national des ouragans (NHC) qui le qualifie d’« extrêmement dangereux », mais il semblerait que les principales plateformes de pétrole soient épargnées.

Par précaution, plus de 40 % de la production du golfe du Mexique a été mise hors service, ce qui devrait perturber l’offre de pétrole américain de manière temporaire car les plateformes pétrolières devraient redémarrer, et leur production revenir à la normale, d’ici quelques jours.

D’après Rick Scott, gouverneur républicain de la Floride, l’ouragan Michael pourrait être « la tempête la plus dévastatrice ayant touché la Floride depuis des décennies […] et la plus puissante en plus de cent ans ».

Au Canada, une autre perturbation de l’offre a contribué à la hausse des cours : une explosion et un incendie se sont produits lundi dans la plus grosse raffinerie canadienne. La société, qui produit près de 300 000 barils par jour, n’a pas donné de nouvelles concernant la date de son redémarrage.

Une hausse des cours limitée par des craintes sur le niveau de la demande globale

Le prix du pétrole est tombé à son plus bas niveau en près de deux semaines hier alors que l’ouragan Michael a menacé de réduire la demande de carburant dans le sud-est des Etats-Unis et que Wall Street a fortement chuté.

Hier, le baril de Brent de la mer du Nord a baissé de 1,91 $  (- 2,25 %) pour terminer à 83,09 $, alors que sur le baril de WTI a perdu 2,39 % (or 1,79 $) pour clôturer à 73,17 $. Ce matin en Asie, les cours étaient toujours orientés à la baisse.

Les raffineries nord-américaines semblent être épargnées par l’ouragan mais les investisseurs évaluent maintenant les effets de l’ouragan sur la demande américaine (et non plus ses conséquences sur l’offre).

Les chiffres des réserves américaines de brut sont également très surveillés et sont attendus en hausse aujourd’hui.

D’après l’American Petroleum Institute, les réserves américaines de brut ont augmenté plus qu’attendu pendant la semaine se terminant le 5 octobre (hausse de 9,75 millions de barils).

Aujourd’hui, les investisseurs attendent les chiffres de l’Energy Information Administration pour confirmer une augmentation des stocks de brut américain qui représente généralement le signe que la demande baisse dans la première économie mondiale.

Très récemment, le FMI (Fond Monétaire International) a réduit ses prévisions de croissance de l’économie mondiale qui semble commencer à s’essouffler : 3,7 % en 2018 et 2019 contre 3,9 % précédemment.

Les principaux risques évoqués viennent de l’intensification des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine (et leurs conséquences sur le commerce mondial), mais aussi des inquiétudes croissantes concernant l’incapacité des gouvernements à réagir face à des crises potentielles. On pensera notamment aux marchés émergents qui doivent faire face à des conditions financières plus serrées, des sorties de capitaux et une dévaluation de leurs devises, ou encore à l’Europe avec le Brexit et la crise italienne.

Les investisseurs s’interrogent également sur les effets de la diminution des exportations de brut iranien sur l’offre de pétrole (qui devrait diminuer et pousser les prix vers le haut) dès l’application des sanctions américaines début novembre car n’oublions pas que l’Iran est 3e producteur de pétrole de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Bien que les investisseurs estiment que l’offre de pétrole pourrait globalement réduire, leur attention se porte désormais sur la demande qui pourrait également diminuer alors que l’économie mondiale commence à montrer des signes de faiblesse et est attendue en baisse. Ainsi, les prix du pétrole, qui avaient jusqu’ici été soutenus par une réduction de l’offre, pourraient commencer à faiblir.

Comment profiter de la guerre commerciale?

Alors que les Etats-Unis ont institué des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en mars dernier pour relancer la consommation de la production américaine, de nombreux investisseurs se demandent comment se positionner et protéger leurs portefeuilles d’investissements pour profiter au mieux de cette guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine (mais aussi le reste du monde).

Aux Etats-Unis, les entreprises nationales qui utilisent de l’acier et de l’aluminium importés pour fabriquer leurs produits doivent maintenant faire face à des coûts de production plus élevés.

Ils ont alors deux options : soit répercuter cette hausse des coûts sur les consommateurs et potentiellement réduire leurs parts de marché, soit conserver leurs prix actuels et donc réduire leurs marges.

De même, les exportateurs de ces matières premières doivent faire face à une situation où leurs produits se retrouvent désormais en position de désavantage en matière de prix.

Ils doivent donc s’adapter à des ventes plus faibles en conservant leurs prix ou à des marges réduites s’ils abaissent leurs prix pour compenser les droits de douane.

Les mesures protectionnistes des Etats-Unis touchent la majorité de ses partenaires commerciaux

Avec l’escalade des mesures protectionnistes sino-américaines, plusieurs pays ont décidé de mettre en place des mesures en représailles aux droits de douane américains et chinois.

Certains stratèges ont alors conseillé aux investisseurs de rechercher des opportunités auprès des ETFs et des devises des marchés émergents.

En effet, ils ont fortement été affectés par cette situation et offrent maintenant des valorisations très attractives notamment sur la base du ratio cours/flux de trésorerie.

Certains secteurs d’activité sont plus touchés que d’autres

Aux Etats-Unis et en Europe, certains secteurs sont plus protégés que d’autres notamment les secteurs domestiques comme la construction, le secteur financier, les loisirs ou encore les services aux particuliers.

D’autres, en revanche, sont pénalisés directement ou indirectement par cette situation en fonction du chiffre d’affaires qu’ils font à l’international, notamment aux Etats-Unis ou en Chine. On pensera aux secteurs de l’automobile, du luxe, de la sidérurgie et de l’aéronautique.

Attention, la guerre commerciale n’est pas terminée

Certains analystes s’attendent à de nouvelles répercussions encore plus négatives – bien que la majorité des conséquences liées à la guerre commerciale aient déjà été intégrées par le marché, particulièrement dans le cours des actions étrangères et des actions américaines à fortes capitalisations boursières.

Il est également possible qu’à la moindre perspective d’accords plus favorables dans cette guerre commerciale, les secteurs sous-performants du marché mondial commencent à rebondir pour rattraper leurs retards.

À quoi faut-il penser avant d’inclure une entreprise dans son portefeuille ?

Au final, on se doute que les actions des grandes sociétés américaines (ayant en moyenne plus de 50% de leurs relations commerciales avec des marchés internationaux) seront les entreprises les plus touchées.

Avant d’investir dans les actions européennes, il est donc important de savoir en détail quelle est la proportion des profits et des chiffres d’affaires issue des Etats-Unis.

À l’inverse, si vous souhaitez investir dans des entreprises américaines, il conviendra de connaître d’abord la proportion des revenus issue des marchés internationaux.

Les entreprises locales (ou domestiques) seront forcément moins exposées à l’escalade du dialogue commercial car elles ne sont pas sensibles aux flux internationaux, ce qui pourrait en faire un investisseur assez défensif.

Dans tous les cas, la diversification est le meilleur moyen de protéger son portefeuille d’investissement pour profiter au maximum de cette guerre commerciale.

Les prix du pétrole au plus haut depuis 2014

Depuis novembre 2016, les membres de l’OPEP, ainsi que d’autres grands producteurs de pétrole comme la Russie, ont décidé de limiter la production d’or noir afin de réduire la surabondance mondiale et de soutenir le marché énergétique. Depuis, les prix du pétrole ont gagné près de 80%.

Après être tombé en dessous de 30 dollars le baril début 2016, le prix du pétrole a récemment atteint son plus haut niveau en 4 ans :

  • plus de 85 dollars le baril pour le Brent,
  • plus de 75 dollars le baril pour le West Texas Intermediate.

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La pression haussière sur le pétrole reste techniquement forte avec la sortie récente des prix d’un triangle ascendant* – figure généralement considérée comme une figure de continuation. La sortie du triangle confirme également la force du mouvement haussier car elle s’est faite avec une longue bougie verte – un marubozu.

Cette figure en chandelier japonais représente une longue bougie sans ombre. Dans notre cas, il s’agit d’un long marubozu vert, ce qui est un signal haussier clair car l’ouverture de la séance de trading se fait au niveau le plus bas et la clôture au plus haut.

Sur notre graphique journalier, on observe également que le RSI est en zone de surachat. Alors que les prix atteignent des plus hauts en 4 ans, il se pourrait que les traders cherchent à prendre leurs bénéfices et provoquent une petite correction technique.

*Un triangle ascendant est constitué d’une ligne de résistance et d’une ligne de tendance haussière. Avec cette figure, on observe qu’il y a un certain niveau que les acheteurs ne semblent pas pouvoir dépasser – la résistance. Cependant, on voit qu’ils commencent progressivement à pousser les prix vers le haut comme en témoignent les plus bas du plus en plus élevés – la ligne de tendance haussière.

Les prix vont-ils pouvoir continuer de grimper?

Bien que personne ne sache vraiment quelle quantité exacte de pétrole iranien sera retirée du marché une fois que les sanctions américaines commenceront le 4 novembre prochain, les prix du pétrole semblent grimper en raison des craintes accrues d’un resserrement de l’offre.

En effet, les ruptures d’approvisionnement représentent des facteurs ayant un fort impact sur le marché du pétrole, et ce peu importe leurs origines : sanctions, guerres, grèves, catastrophes naturelles, etc.

Il y a également certaines nouvelles concernant le fait que la Chine aurait décidé de réduire ses importations en provenance de l’Iran, ce qui ne fait qu’ajouter au sentiment haussier. L’Iran serait en effet le 5e fournisseur de pétrole de la Chine, où il exporterait plus d’un quart de sa production pétrolière.

D’après le journal Le Monde : « La Chine achète plus de pétrole africain, notamment angolais, pour compenser la baisse de son approvisionnement en gaz naturel américain. Elle se détache également du pétrole iranien, alors que pointent les sanctions américaines contre Téhéran. En 2017, 40 % du pétrole importé en Chine provenait du Moyen-Orient et 20 % d’Afrique. La part de cette dernière pourrait dès cette année atteindre 30 % ».

Que surveiller lorsque vous investissez sur le pétrole?

Si vous souhaitez vous concentrer sur le marché des matières premières, et particulièrement sur le trading du pétrole, il y a plusieurs facteurs à considérer pour investir intelligemment sur cet actif :

  • Suivre les décisions de l’OPEP qui, fondée dans les années 1960, exerce une influence considérable sur le marché du pétrole et l’économie mondiale, puisque ses membres représentent 40% de la production mondiale de pétrole et prennent des décisions pour orienter son prix et son offre
  • Savoir que les changements dans la relation entre l’offre et la demande sont fortement influencés par la dynamique économique, la croissance et les niveaux actuels des stocks de pétrole. Il faut surveiller de nombreuses statistiques comme les stocks américains publié par l’EIA ou encore le parc américain de puits de pétrole de Baker Hughes
  • Prendre en compte que le dollar américain et les prix du pétrole ont une corrélation négative, ce qui signifie qu’ils peuvent évoluer dans des directions opposées. Cette relation est due au fait que la plupart des matières premières sont libellés en USD
  • Se renseigner sur les risques géopolitiques qui peuvent surgir partout dans le monde, en particulier dans les grands pays producteurs de pétrole tels que le Venezuela, la Russie et les pays du Moyen-Orient, car ils perturbent souvent la production, ce qui tend à faire monter les prix
  • Connaître les décisions en provenance des Etats-Unis comme les pressions exercée récemment avec la loi anti-OPEP de 2007 du Congrès américain. Appelée « Nopec » (No oil producing and exporting cartels act), elle représenterait une loi contre les cartels produisant et exportant du pétrole ayant pour but de lever l’immunité souveraine de certains membres de l’OPEP dans le but de pouvoir les interdire de restreindre la production d’hydrocarbures.

Prévisions de pétrole brut, 30 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Vendredi le marché du pétrole brut léger tente d’abord un rallye, mais ensuite inverse la tendance en imprimant une bougie plutôt négative. Le niveau des 52,50 $ offre un certain soutien, mais nous pensons que, dans un certain laps de temps le marché, va commencer à baisser. Une fois que cela se produit, le pétrole pourrait atteindre le niveau des 51 $, et même le niveau des 50,00 $. En cas de bougie de soutien, nous pensons que le marché pourrait revenir au niveau des 55 $. Cependant, ce dernier agit comme une résistance massive donc bien que nous allions voir beaucoup de volatilité, le marché restera fondamentalement stable et les traders traiteraient le marché d’une manière différente si les problèmes relatifs à la demande prévalaient ou si les réductions de production établies par l’OPEP continueraient à augmenter.

Brent

Vendredi, les marchés du Brent ont tenté une hausse mais ont ensuite baissé au niveau des 55.00$. Le marché montre un certain soutien aux niveaux actuels jusqu’à la région des 54,00 $, donc nous pensons que bientôt il y aura un saut. Cependant, dans le cas d’une cassure en dessous de la poignée des 54,00 $, le marché pourrait essayer d’atteindre le niveau sous-jacent des 50,00 $. Bien sûr, le dollar américain a une influence sur la performance du Brent, ainsi que le marché du WTI, et face de hausses de la devise américaine pourraient provoquer une baisse générale dans le pétrole brut. Contrairement, si le dollar chutait, le marché du pétrole en bénéficierait.

Les dernières données d’inventaire sur les stocks de pétrole brut ont été très faibles, nous avons donc nos craintes au sujet d’une tendance haussière possible. Finalement, les vendeurs seront de retour en action pour frapper les marchés des combustibles. Cependant, il est clair que nous ne sommes pas prêts pour ce scénario, nous croyons nous allons continuer à rebondir dans un cadre général de consolidation comme nous l’avons vu au cours des dernières semaines. Cela dit, nous vous tiendrons informés ici sur FX Empire sur nos décisions futures et quand nous voyons une opportunité de trading se présenter sur le marché.

Prévisions de pétrole brut, 27 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Jeudi, le marché du pétrole brut WTI se déplace à la hausse indiquant des signes de force. Cela dit, nous rapportons la présence d’une résistance significative à la région des 55 $, par conséquent, nous croyons que le combustible luttera dans les environs de ce niveau. Une cassure au-dessus cette zone pourrait ouvrir la porte à une forte hausse du marché en projetant le combustible des États-Unis vers le niveau des 60 $. En revanche, nous allons examiner la possibilité de vendre le marché dès que nous verrons l’impression d’une bougie exhaustive puisque le chiffre pourrait projeter le combustible vers l’extrémité inférieure de la zone de consolidation. Cela dit, compte tenu de l’offre excédentaire, nous nous attendons à une forte volatilité des marchés, cependant, il semble opportun de rappeler comment la négociation du combustible est essentiellement tirée par des réductions de production. Dans ce contexte, nous n’excluons pas la possibilité d’assister à une forte volatilité du marché, cependant, si nous dépassions cette gamme de 5 $ alors nous pourrions aller loin.

Brent

Tout comme son cousin WTI, le Brent aussi se déplace à la hausse signalant la région des 55 $ comme soutien. Dans ce contexte, nous pensons que le carburant soit déterminé à se déplacer à la hausse en visant en outre à la région des 57,50 $. Si nous devions assister à l’impression d’une bougie exhaustive nous examinerions la possibilité de vendre le marché puisque la région est l’extrémité supérieure de la gamme de négociation récente. Cela dit, nous continuons à signaler la présence de signes de ralentissement, par conséquent, nous vous recommandons d’attendre l’impression d’une bougie quotidienne avant de prendre une décision. Dans un tel scénario, nous nous attendons à une forte instabilité sur le marché, mais la région des 53,50 $ devrait servir de soutien solide.

À cet égard, il semble opportun de rappeler que les traders sont préoccupés par les réductions dans la production de l’OPEP et que l’offre excédentaire commence à devenir un problème sérieux. Les chiffres d’inventaire récents suggèrent une réduction de la consommation de pétrole brut, e plus les producteurs canadiens et américains pourrait stimuler la production dans le sillage d’une hausse des prix qui rend le forage de schiste extrêmement rentable. Nous nous souvenons comment, historiquement, les pays de l’OPEP ont à plusieurs reprises triché sur les réductions de production, par conséquent, nous aurions encore besoin de temps. En conclusion, dans un scénario à court terme, nous pensons que le combustible est déterminé à se déplacer à la hausse.

Prévisions de pétrole brut, 25 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Mardi, le pétrole brut léger effectue un léger rallye pour atteindre le niveau des 54 $. Aujourd’hui seront annoncées les données sur les stocks de pétrole brut et cela aura un effet massif sur les marchés mondiaux du pétrole. Il est prévu une augmentation de 2,45 millions de barils en Amérique et ces données seront évaluées avec soin par les traders du monde entier. Bien sûr, aujourd’hui, il y aura un peu de la volatilité, mais, à moins qu’ils existent des données particulièrement surprenantes, nous continuerons d’assister à une phase de consolidation des prix du combustible. Nous serons des vendeurs à l’apparition des bougies d’épuisement en dessous du niveau des 55 $, et acheteurs en cas de bougies de soutien au-dessus du niveau des 51 $. Pendant ce temps, nous réitérons une forte volatilité et à long terme, nous pensons que l’offre excédentaire à la fin se traduira par une inversion du cours du marché.

Brent

Mardi, les marchés du Brent tentent une baisse mais les acheteurs interviennent au niveau des 55 $. Nous arrivons à nouveau aux plus hauts niveaux dans la zone de consolidation, qui est située près de la région des 57.50$. Ayant à l’esprit ce qui a été dit, nous pensons que le rallye à court terme permettra de déterminer de fortes ventes, bien que dans le cas d’une cassure en dessous du fond du marteau de mardi le prix puisse être mis en place directement au niveau des 53 $. Le marché Brent devrait se déplacer en harmonie avec celui du pétrole brut WTI, donc avec une certaine volatilité, mais dans le cas d’un mouvement d’élan nous pouvons la suivre. La cassure du niveau sous-jacent des 53 $ pourrait conduire le marché vers le niveau des 50 $.

Faites attention au dollar américain, s’il commençait à montrer des hausses, le marché du pétrole va s’effondrer. Cette baisse sera particulièrement importante si les données de la demande continueront d’être si faibles comme cela est arrivé au cours des deux dernières semaines. Tout signe de certains pays qui décidaient de ne pas respecter l’accord établi sur les réductions de production, sera naturellement le coup de grâce pour les prix du combustible. Cependant, tant que cela ne se produise pas, nous allons continuer à voir une tendance en avant et en arrière à court terme.

Prévisions de pétrole brut, 24 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Lundi, le pétrole brut léger montre une légère baisse, avec la volatilité et beaucoup de mouvement sur le marché. Actuellement, nous sommes dans une zone de consolidation massive, ce qui pourrait nous réserver des surprises à l’avenir. Les principaux points de résistance et de soutien sont situés respectivement au niveau des 55 $ et des 50 $. Cela dit, nous pensons que nous allons continuer à voir des fluctuations au sein de cette gamme, au moins jusqu’à ce que le marché ne prenne pas une orientation claire à long terme. L’offre excédentaire de pétrole continue de provoquer de nombreuses incertitudes sur le marché, y compris la question de la demande. Si nous réussissions à casser au-dessus de la gamme de fluctuation courante, le prix du pétrole pourrait atteindre le niveau supérieur ou inférieur des 50 $. En d’autres termes, si nous brisons en dessous du niveau des 50 $, le marché va ouvrir la voie aux 45 $. Par ailleurs, si nous surmontions le niveau des 55 $, nous allons atteindre les 60 $.

Brent

Lundi, le marché du Brent semblent baissiers mais les acheteurs sont en dessous du niveau des 55 $, ce qui génère une certaine volatilité. Nous continuerons en particulier de sauter, mais nous croyons que le marché du Brent est un peu plus faible que du pétrole brut léger. Si nous cassions en dessous du niveau des 53 $, à la suite il pourrait atteindre le niveau des 50 $. S’il y aura un rallye, attendez-vous une résistance importante à proximité du niveau des 57.50$. Une fois passée cette région, nous pourrions atteindre le niveau des 60 $, mais nous croyons que ce sera difficile. À court terme, le niveau des 55 $ continuera à montrer magnétique et nous assisterons à une tendance fluctuante en atteignant ce niveau à plusieurs reprises. Faites attention au dollar américain qui a une influence significative sur le prix du Brent, comme d’ailleurs sur la plupart des matières premières. La demande de combustible semble également être un problème, puisque les données sur les stocks récemment sont restées assez faibles.

Pétrole brut Analyse fondamentale pour la semaine du 23 au 27 Janvier 2017, Prévisions

La semaine dernière, une série de données économiques contradictoires et le climat d’optimisme avant la réunion des pays de l’OPEP – qui se tiendra les 21 et 22 Janvier à Vienne et qui pourrait conduire à un accord sur un plan de réduction de la production – ont contribué à maintenir les contrats à terme de pétrole brut dans une gamme étroite de fluctuation ; les marchés, quoique avec difficulté, ils ont gagné quelque chose.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate à échéance en mars clôturent la semaine à 53,22 $, en hausse de 0,07 $ (0,13%), alors que les contrats à terme du pétrole brut Brent, standard international, avec une échéance en mars clôturent à 55,49 $, en hausse de 0,04 $ (0,07%).

Ce fut une semaine complète de rapports économiques que dans l’ensemble, ils se sont compensés.

Parmi les nouvelles haussières nous comptons les commentaires de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), de l’US Energy Information Agency (EIA) et de l’OPEP.

Selon l’Agence internationale de l’énergie les marchés pétroliers avaient commencé à s’intensifier avant même que l’accord des réductions entre les pays producteurs de l’OPEP et non OPEP faisait ressentir ses effets. L’AIE, cependant, a ajouté que même s’il est “trop tôt” pour évaluer l’adhésion effective sur le plan des réductions promises, en novembre les réserves pétrolières commerciales dans les pays développés ont subi une quatrième baisse mensuelle consécutive, avec une nouvelle baisse attendue pour le mois de Décembre.

Pendant ce temps, l’EIA a dit qu’il avait révisé à la hausse ses prévisions de croissance de la demande en 2016, en faisant valoir que selon les données l’augmentation de la demande renforce lentement les marchés mondiaux du pétrole.

Le thème central du côté baissier de l’équation a été pour toute la semaine étaient les craintes d’une éventuelle augmentation de la production. Le rapport hebdomadaire sur les stocks de l’US Energy Information Agency (EIA) signalait pour la dernière semaine une augmentation inattendue des réserves en raison de la baisse de la demande des raffineries.

Selon les données de l’EIA pour la semaine se terminant le 13 Janvier les réserves de pétrole brut commercial des États-Unis ont augmenté de 2,3 millions de barils, contre une pression comprise entre 100,00 et 342.000 barils prévu par les traders. Les réserves de pétrole brut arrivent maintenant à un total de 485,5 millions de barils.

En outre, le chef de l’EIA, Fatih Birol, pourrait avoir contribué à la faiblesse du marché en faisant valoir qu’aux États-Unis la production du pétrole de schiste pourrait rebondir au cours de 2017 pour augmenter de 500.000 barils par jour, ce qui représenterait un nouveau record.

La semaine dernière, le dollar américain a fluctué sur les deux côtés avant la clôture légèrement à la baisse. Parfois, cela a joué en faveur du pétrole brut et d’autres moments a retenu le rallye.

Prévisions

Les contrats à terme du pétrole brut à échéance en mars ont fluctué dans les deux directions sur le niveau des 54,25 $. La réaction des traders à ce niveau déterminera le ton du marché dans le reste de la semaine. Tant que la fermeture de la dernière semaine est en dessous de ce seuil, le marché devrait avoir un biais baissier, s’il était confirmé, il pourrait conduire à un mouvement de prix vers le prochain soutien à 50.69 $. Une clôture au-dessus ce prix entraînerait un renversement haussier avec $ 56.24 comme la prochaine cible.

Les catalyseurs derrière l’action des prix de cette semaine seront probablement les données sur la demande et l’offre de base de l’EIA, mais les investisseurs sont également susceptibles de réagir à l’issue de l’accord des pays de l’OPEP et non, s’il devait divulguer des informations importantes de l’adhésion à un accord. S’il devait y avoir un accord largement partagé les prix pourraient en bénéficier ; autrement au cours de la semaine, il pourrait l’emporter une pression à la baisse.

Prévisions de pétrole brut, 23 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Vendredi le pétrole brut léger a ouvert la séance avec un gap à la hausse et de la volatilité du marché. Nous croyons qu’il y a encore une résistance massive aux niveaux supérieurs qui se prolonge au moins jusqu’au niveau des 55 $, tandis que le niveau sous-jacent des 50 $ continuera d’agir de soutien. Cela dit, nous pensons que le marché va continuer à montrer de la volatilité et de la discontinuité. Nous attendons avec impatience une bougie de soutien pour commencer à vendre. Si nous devions briser au-dessus du niveau des 55 $, le prix pourrait ouvrir la voie au niveau des 60 $, ce que nous croyons est le toit de cette matière première à long terme. En fin de compte, le marché commence à voir la faiblesse des données sur l’inventaire des stocks et, avec l’augmentation du dollar américain, nous pensons qu’il est seulement une question de temps avant que les fournisseurs prévoient.

Brent

Les marchés du Brent continuent de rebondir autour du niveau des 55 $, nous pensons donc continuer à être un certain nombre d’achats sur ce marché. Le niveau supérieur des 57.50$ agira en tant que résistance, nous attendons alors une bougie qui pourrait nous fournir une bonne raison de vente et simultanément pousser le prix à la baisse vers la région des 54 $. La cassure à la basse de cette dernière région conduirait le marché vers le niveau des 50 $. Cette zone servira en tant qu’un bon support, et sera difficile à briser. Si cela se produisait, le prix du combustible pourrait effondrer directement à la région des 43 $.

Fondamentalement, le marché va continuer à montrer une certaine incertitude, puisque les données sur les stocks en Amérique montrent une augmentation, comme d’ailleurs le dollar américain ; les deux facteurs sont en contradiction avec la valeur de la matière première. Pourtant, pendant plusieurs semaines, le marché sera difficile à traiter, vous aurez donc besoin d’être rapides et prêts à gérer cette situation.