De quelles façons la crise italienne peut-elle affecter l’économie française?

Potentiel de croissance limité, remontée des taux d’intérêt, endettement massif, gouvernement instable et provocateur, créances douteuses, chômage massif… l’Italie semble représenter un risque majeur pour l’Union Européenne et pour la France ! Quelles conséquences pourraient avoir la crise de la dette italienne sur l’économie de l’Hexagone ?

Le FMI baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale et italienne

Les prévisions de croissance du Fond Monétaire International (FMI) montre que l’économie mondiale commence à s’essouffler, ce qui pourrait peser sur l’économie de nombreux pays européens, dont la France.

L’institution a revu à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale de 2018 et 2019 : 3,7 % contre 3,9 % précédemment.

Les principaux risques évoqués sont les conséquences de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi les inquiétudes concernant l’incapacité des gouvernements à réagir face aux crises potentielles auxquelles ils pourraient avoir à faire face.

Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance pour la France à 1,6 % en 2018 et 2019, notamment face à une « demande extérieure plus modérée ».

Pour l’Italie, les prévisions restent inchangées à 1,2 % en 2018 et 1 % en 2019, mais ces prévisions restent plus faibles que celles prises en compte à Rome dans l’établissement de son budget. En effet, l’Italie a basé son budget sur une croissance de 1,5 % en 2019, 1,6 % en 2020 et 1,4 % en 2021.

L’Italie va-t-elle pourvoir élever son potentiel de croissance?

L’économie italienne doit faire face à de nombreux maux : une croissance structurelle faible, un chômage massif, un problème de compétitivité-coût, une dette colossale, un potentiel de croissance limité, peu de dynamique au niveau de sa productivité, etc.

Le risque majeur actuel concerne les conséquences de la mise en œuvre du programme de la nouvelle coalisation entre la Ligue et le M5S qui pourrait affecter l’économie italienne en remettant en cause la soutenabilité de sa dette.

En effet, le cœur du problème reste la faiblesse de la croissance italienne car les petites entreprises familiales, qui représentent le tissu économique de l’Italie, peinent à faire le poids face à une concurrence accrue, plus innovante et plus moderne.

Associée à une dette italienne importante, qui représente plus de 130 % du PIB malgré certains efforts budgétaires importants mis en place par Rome depuis les crises de 2008 et 2010, la faiblesse de la croissance ne permet pas de réduire la dette publique italienne.

Le FMI a récemment demandé au gouvernement italien « de maintenir les réformes faites sur les retraites et le marché du travail » car « une marche arrière sur les réformes ou la mise en œuvre de politiques qui nuiraient à la soutenabilité de la dette déclencherait une forte hausse du spread » a déclaré l’institution.

Rome reste une source d’instabilité pour les marchés

Pour les intervenants du marché, l’Italie reste une source d’incertitude qui pèse sur l’euro et sur les marchés, et dont les risques pourraient s’étendre aux autres économies européennes comme la France.

Le spread, qui représente l’écart entre les taux d’emprunt à long terme de l’Italie et de l’Allemagne, reste plus élevé qu’avant la formation du gouvernement italien anti-système.

L’augmentation récente des taux d’intérêt à 10 ans montre que les investisseurs réclament une prime de risque face à un degré d’incertitude et de risque plus élevé, ce qui alourdit à terme davantage la charge de la dette italienne. Hier, il a atteint 315 points à la mi-journée avant de se resserrer – son plus haut niveau depuis avril 2013.

En cas d’aggravation de la crise italienne, un phénomène de contagion pourrait gagner la France

Une remontée généralisée des taux à long terme pèserait sur la croissance de l’ensemble de la zone euro, dont la France. En effet, son profil est proche de celui de l’Italie avec un endettement important, un excès de dépenses publiques, un problème de compétitivité et d’investissement des entreprises, ce qui signifie que l’économie française ne serait pas épargnée.

Les banques françaises pourraient subir l’augmentation de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans qui est passé de 2,842 % le 26 septembre 2018 à 3,57 % le 8 octobre dernier. En effet, ces établissements bancaires sont souvent des créanciers importants de l’Italie.

Les banques françaises pourraient avoir une exposition cumulée de près de 30 milliards d’euros notamment via leurs filiales locales, ce qui pourrait fortement faire baisser le cours des valeurs bancaires à la Bourse de Paris.

En effet, on ne peut pas exclure le risque que la capacité de remboursement de Rome diminue fortement au point de disparaître. Bien sûr, la Banque Centrale Européenne interviendrait certainement dans une telle situation avec certains programmes (programme de rachat de dette (QE) ou opérations monétaires sur titres (OMT)) pour contenir les risques.

Actuellement, la France bénéficie d’une certaine « complaisance » de la part des marchés car le taux d’intérêt de l’emprunt de la France à 10 ans atteint 0,897 % quand celui de l’Italie évolue au-dessus de 3,57 %.

Cependant, une remontée généralisée et continue des taux d’intérêt à long terme en Zone Euro pourrait entrainer une contagion de la crise italienne vers l’économie française, ce qui affecterait sa croissance et son déficit.

L’Italie se dirige-t-elle vers une nouvelle crise grecque ? Se dirige-t-on vers une nouvelle crise de l’euro ? L’Euro serait-il en train de détruire l’Europe ? Peut-on parler d’Italexit?

Les investisseurs continueront de surveiller les réactions de l’Italie et de Bruxelles concernant cette situation de dérapage budgétaire ainsi que tout questionnement et remise en cause de la Zone Euro et son fonctionnement.

La hausse des rendements obligataires pèse sur les marchés mondiaux

Les actions chinoises ont connu leur pire journée hier depuis plus de trois mois. Alors que les investisseurs revenaient sur les marchés après une semaine de vacances nationales, ils ont entrainé la majorité des indices boursiers mondiaux à la baisse – sans parler de la forte hausse des rendements obligataires américains.

Les principaux indices boursiers mondiaux sont sous pression avec la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis qui représente un élément défavorable aux actifs risqués comme les actions. Ce matin, les bourses européennes ont tenté de rebondir après une journée terminée dans le rouge lundi mais la légère hausse est difficile à tenir.

En effet, après le récent sell-off sur le marché obligataire, les rendements du Trésor Américain ont atteint des sommets. Les investisseurs craignent donc que le marché ne se dirige vers une rotation, ou un rééquilibrage des portefeuilles, où les investisseurs se retirent des actifs plus risqués pour détenir des actifs sans risque, qui représentent une option de placement plus attrayante.

Comme décrit dans notre analyse précédente, la Fed a remonté ses taux d’intérêt en septembre pour la 8e fois depuis décembre 2015. Jerome Powell, gouverneur de la Réserve Fédérale, se dit optimiste sur la situation de l’emploi américaine, sur l’évolution de l’inflation vers l’objectif des 2 % et sur la solidité de la croissance aux Etats-Unis.

Les projections de la Fed ainsi que les commentaires de ses membres ont alimenté cette poussé des rendements au sein du marché obligataire. En effet, les investisseurs s’attendent désormais à un durcissement de la politique monétaire américaine au vue de la conjoncture économique favorable des Etats-Unis.

Par ailleurs, le président de la banque centrale de New York, John William, a déclaré la semaine dernière qu’il y avait encore « du chemin à faire » avant que la politique monétaire américaine (notamment les décisions concernant les taux d’intérêt) ralentisse l’économie de la 1ère puissance mondiale.

Il se pourrait donc que les taux remontent plus rapidement que prévu, ce qui rend les obligations beaucoup plus attractives que les actions, propulsant les rendements des obligations et faisant chuter le marché des actions.

Hier, l’indice de volatilité CBOE (le VIX, aussi appelé l’indice de la peur) a d’ailleurs progressé pour une 3e journée atteignant le niveau des 18. Généralement, le VIX augmente lorsque la nervosité des investisseurs s’intensifie et que le marché des actions baisse.

En Allemagne, le Dax évolue aujourd’hui sous le seuil important des 12 000 points, ce qui pourrait être le signal d’une baisse encore plus marquée. Le CAC 40, actuellement sous les 5 300 points, évolue désormais vers le bas d’un canal dans lequel il se situe depuis mai dernier.

CAC 40
CAC 40

Hier à la clôture, l’indice français entrait en territoire négatif sur l’année, abandonnant plus de 0,25 % sur 2018.

La semaine dernière les cours ont croisé la moyenne mobile à la baisse avec de longues bougies baissières (marubozu). Les prix de l’indice de référence français se situent également près de la bande inférieure des bandes de Bollinger avec un RSI sous le niveau des 50.

La baisse devrait se poursuivre vers le support à 5 246,5 points et la réaction des cours sur ce niveau sera importante pour déterminer la tendance pour la fin de l’année.

Est-ce le moment de parier sur la baisse des FAANG?

Alors que les FAANG (Facebook, Apple, Amazon, Netflix et Google) ont assuré la plus grande partie de la récente progression des marchés américains – offrant de nombreuses opportunités de trading, certaines grandes banques d’investissement estiment que la valorisation de ces actions est beaucoup trop élevée et que ce niveau sera difficile à tenir dans le temps.

Serait-ce le début de la fin pour les entreprises technologiques américaines les plus en vogue ? Faut-il se préparer à une forte baisse des marchés ?

La valorisation de ces sociétés reste très élevée

D’après les données de Bank of America Merrill Lynch, le S&P 500 a progressé de 2,65% lors de la première moitié de 2018, alors que les FAANG ont progressé de 3,38% et que le reste des valeurs a baissé de 0,73%.

Le secteur technologique représentant près de 25% du S&P 500*, il n’est pas surprenant que les plus grosses entreprises de cet indice appartiennent à ce secteur. Prenons l’exemple d’Apple, de Google, d’Amazon et de Facebook – 4 entreprises du S&P 500 avec les plus larges capitalisations boursières.

Le ratio cours sur bénéfice (ou PER) de ces entreprises était supérieur à 100 au cours du premier semestre – ratio près de 4 fois plus important que le PER du S&P 500, qui atteint déjà un niveau historiquement très élevé.

Des indices américains trop dépendants des FAANG

Le prix des actions des FAANG est très sensible aux scandales, aux changements de règlementations et aux publications de résultats et cet été n’a pas été de tout repos pour les traders.

Alors qu’Apple est récemment devenue la première entreprise américaine à atteindre une capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars américains, la valorisation d’Amazon a atteint le trillion de dollars un mois après mais n’a pas réussi à rester au-dessus de cette barre historique.

Les investisseurs ont également été déçus par les derniers résultats de Facebook et de Netflix dont la valorisation a tellement baissé que ces actions sont entrées dans une phase baissière.

Le scandale de Facebook lié à Cambridge Analytica en mars dernier a fait dégringoler les actions du réseau social de 8% en une journée poussant les marchés vers le bas.

Dans la semaine suivant le scandale, Facebook a perdu plus de 13% en entrainant les autres FAANG dans sa chute : Google a perdu plus de 9%, Apple plus de 7%, Netflix environ 5% et Amazon près de 4%. La chute de ces géants a poussé les marchés américains vers le bas : le S&P 500 et le Nasdaq ont perdu environ 6 % et le Dow Jones a baissé de 5,7 % au cours de la même période.

Une chute continue des FAANG pourrait provoquer une forte baisse des marchés américains

Ces exemples montrent bien que sans augmentation des valeurs technologiques il n’y aurait pas une augmentation aussi forte des indices américains. Cela signifie également que les marchés pourraient brusquement et lourdement chuter si les investisseurs se désintéressaient de ces valeurs technologiques.

D’après la société de placement et de gestion privée de patrimoine, Glenmede, une si forte valorisation des actions technologiques ne peut conduire qu’à une sous-performance des ces actions.

Historiquement, lorsqu’un groupe d’actions représentent plus de 14% d’un indice, alors ces actions tendent à sous-performer l’indice de 5,5% par an en moyenne dans les 3 années qui suivent. Rappelons qu’Apple, Amazon, Google, Facebook et Microsoft représentent ensemble près de 16 % de l’indice S&P 500 en termes de capitalisation boursière.

Faut-il se préparer à une baisse des FAANG?

Selon Goldman Sachs, la faible volatilité récemment observée sur ces actions amène trop souvent les investisseurs à ignorer les risques potentiels qui pourraient venir d’une réglementation plus stricte, d’une concurrence plus féroce, d’une fiscalité plus lourde et de transformations dus à des potentiels changements du cycle économique.

Alors que le Wall Street a enchaîné les records cette année et que le S&P 500 est entré dans l’un des plus longs cycles haussiers de son histoire, la question que se posent de nombreux investisseurs est de savoir si nous faisons face à une situation d’euphorie aux allures de bulles qui risquent d’éclater et de faire chuter les marchés.

Rappelez-vous que les meilleurs courtiers proposent des produits financiers qui vous permettent de profiter des marchés haussiers, mais également des marchés baissiers.

Alors à la moindre déception des investisseurs concernant les résultats de ces entreprises ou si de nouveaux scandales ou accusations venaient à émerger, soyez prêts à profiter d’un mouvement baissier qui pourrait faire décrocher l’ensemble des FAANG, des indices boursiers américains, et par extension l’ensemble des indices mondiaux.

*Il est important de noter que la plupart des valeurs technologiques dont nous parlons ne sont plus considérées comme des valeurs technologiques depuis le 24 septembre 2018.

En effet, le S&P Dow Jones et le MSCI ont changé le système de classification par secteur à l’échelle mondiale (Global Industry Classification Standard) de l’indice S&P 500 et 23 sociétés qui ont été transférées d’un secteur à un autre.

Le but est d’élargir l’ancien secteur des télécommunications, rebaptisé secteur des services de communication, en y intégrant des mastodontes du « secteur tech » comme Facebook, Netflix, Alphabet ou Twitter. Ainsi, le poids du secteur des valeurs technologiques dans le S&P 500 diminue pour atteindre les 20%.

Les stocks européens s’effondrent sous forme de guerres commerciales et de risques croissants

Malgré les attentes de l’indice de données sur la confiance du sentiment économique, les marchés de la zone euro sont en déclin. Le Dax a chuté à nouveau en dessous du seuil critique du niveau des 18000 et les marchés des pays périphériques de la zone euro ont enregistré la plus mauvaise performance. En Italie, le MIB est sous pression et a perdu plus de 2%. En particulier, les valeurs bancaires sont sous pression, avec UniCredit SpA, la plus grande banque italienne, qui a perdu plus de 5% après l’annonce selon laquelle la BCE a demandé l’amélioration du plan pour la gestion des prêts non performants. La baisse générale des bourses européennes fait partie du cadre plus large de la correction subie par les marchés partout dans le monde en raison de la préoccupation au sujet des guerres commerciales et le risque géopolitique croissant, les facteurs qui pèsent sur la confiance des investisseurs. A l’époque, le DAX se déplace à la baisse et l’indice Euro Stoxx 50 perd environ 1%. Pour une fois, malgré la dépréciation de la livre et de l’augmentation générale de l’aversion au risque, la performance de l’indice FTSE 100 n’est pas pire que les autres indices.

La Grèce n’a pas obtenu la révision de son plan de sauvetage. Les prêteurs ont, en fait, rejeté la proposition du gouvernement d’Athènes, qui a admis que les 2/3 des actions de sauvetage n’ont pas encore été placés. Pour l’UE, il n’y a aucune raison aux “évaluations alarmistes” sur la dette grecque.

Le pétrole brut a gagné 0,4%, passant à 53,40 $ et se rapproche du plus haut intraday de 53,46 $. Celle d’aujourd’hui est la sixième session consécutive dans laquelle le prix a fluctué autour de 53,0 $, avec un plus bas quotidien de 52,84 $. Cette cotation a été touché alors que les marchés assimilés des données qui montrent une nouvelle augmentation du nombre de puits de pétrole actifs aux États-Unis. Apparemment, en Janvier, les membres de l’OPEP ont réduit la production de 900.000 barils par jour, égale à la moitié de la réduction prévue à Vienne. Le désire de l’OPEP de prix à plus des 60 $ est encore loin d’y arriver.

En décembre la confiance de la zone Euro a dépassé les attentes

L’indice Esi de confiance économique zone euro a dépassé les attentes, passant de 107,8 en Décembre à 108,2. Après les diverses données sur l’Allemagne, les prévisions sur l’Esi ont été marquées par la prudence. Cependant, les résultats finaux sont clairement positifs, la confiance des consommateurs qui est corrigée à la hausse à partir d’une lecture préliminaire déjà satisfaisante. En outre, la confiance dans l’industrie et dans les services surprend positivement.

L’inflation des données Länder allemandes était différente. La première publication, sur la Saxe, où le taux a grimpé à 2,3% sur base annuelle, a effrayé les marchés, en faisant glisser le Bund à la baisse. Toutefois, les données sur d’autres États étaient plus équilibrées, montrant que, en Janvier, au moins en Bavière, le taux annuel est resté inchangé, tandis qu’en Rhénanie du Nord – Westphalie a augmenté de seulement 0,2%.

 

Les stocks européens baissent mais sont réglés pour clôturer avec des gains hebdomadaires

Les marchés boursiers européens affichent des légères pertes. Le rallye du marché boursier mondial a déjà commencé à manquer de volatilité jeudi en raison des préoccupations au sujet d’une guerre commerciale. Les marchés boursiers asiatiques étaient à la hausse et se dirigent vers un gain hebdomadaire. Un Yen plus faible a soutenu les gains du Nikkei et Topix et en Europe du FTSE 100 qui surperformant puisque la livre sterling est sous pression. Les marchés de la zone euro sont cependant en territoire négatif et même l’indice allemand se dirige à la baisse, bien que le DAX demeure au-dessus du seuil critique des 11800 jusqu’à présent. Les banques réduisent leur gain hebdomadaire, alors que les rendements de base se déplacent à la baisse. Trump est à nouveau sur une boîte de savon, en écrivant sur tweeter d’abord que sa réunion avec le président mexicain ne sera pas fructueuse s’ils ne discutaient pas comment le Mexique paierait le mur.

Les contrats à terme sur le WTI affichent actuellement une baisse de 0,8%, à 53,40 $, ce qui représente environ la moitié du rallye d’hier. Prix continuent à augmenter autour des 53,0 $. Une hausse des stocks du pétrole brut au cours de la dernière semaine aux États-Unis a contribué à maintenir le prix du pétrole face au recul de l’offre de l’OPEP. Les stocks totaux de pétrole ont augmenté de 9 millions de barils, et les stocks d’essence ont continué de gonfler.

Les prix des importations allemandes ont bondi en décembre

En Europe, l’inflation des prix à l’importation en Allemagne a grimpé à 3,5% année sur année en décembre, en hausse par rapport à 0,3% d’une année à l’autre au cours du mois précédent. L’inflation des prix à l’importation aurait dû augmenter davantage en raison des effets des prix du pétrole, mais la lecture finale était encore beaucoup plus élevée que prévue et même en excluant le pétrole, le taux annuel est passé de 0,4% en novembre à 1,7%. D’autres signes indiquent ensuite que l’inflation allemande est en hausse et pourrait être supérieure à 2% en janvier, ce qui ajoutera de la pression sur Draghi, qui est déjà attaqué par les critiques en Allemagne après la décision d’étendre le QE sans un engagement ferme à un calendrier effilé.

Trump est de retour sur chicot après avoir rencontré le leader républicain à Philadelphie, retraçant ses progrès et les plans à ce jour. Il a confirmé que la réunion avec le leader du Mexique a été annulé et il envisage « de parcourir un autre chemin », pour financer le mur. Avec le retrait du TPP, les négociations commerciales seront bilatérales avec une clause de résiliation à 30 jours s’elles échouaient. Il a réaffirmé des réductions d’impôt générales, des redémarrages des pipelines et l’utilisation d’acier aux États-Unis pour les canalisations.

Les données positives des indices des directeurs d’achats contribuent à l’augmentation de la propension au risque

La journée du mardi a marqué un tournant pour les marchés européens, qui expérimentaient un rebond et se déplaçaient à la hausse. Les bourses dans les pays périphériques de la zone euro ont une meilleure tendance sur les autres marchés, le dollar se déplace à la hausse et l’aversion au risque diminue. Les données positives des indices des directeurs d’achats confirment que la reprise se poursuit et s’élargit. La décision de la Cour suprême du Royaume-Uni, selon laquelle l’article 50 du TUE devrait être soumis à un vote du Parlement, il a peut-être contribué à la hausse des marchés boursiers européens. Toutefois, il est peu probable que la décision de la Cour ne peut que ralentir la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Le prix du pétrole a augmenté, avec le WTI qui a réussi à se déplacer au-dessus des 53 $ le baril. Au même temps, les bourses des États-Unis se déplacent à la hausse. En Asie, les marchés restent prudents en raison de l’incertitude entourant les politiques commerciales et de réglementation de l’administration Trump. Malgré la dépréciation du yen, le Nikkei a fermé avec une perte de 0,55%. Au contraire, le Hang Seng et l’ASX a réussi à se déplacer à la hausse.

Après le rebond à partir des 52,31 $ expérimenté hier, le WTI continue d’augmenter, en gagnant 0,2% pour atteindre 52,85 $. Le plus haut a été atteint à 53,30 $, 4 cents de moins que le plus haut d’hier. Le prix du pétrole a été poussé à la hausse par des signes de mise en œuvre de l’accord sur la réduction de la production par l’OPEP et d’autres pays producteurs et par un rapport qu’au quatrième trimestre, a montré que les stocks mondiaux de pétrole brut ont baissé sur base trimestrielle de 24 millions de barils à 5,7 milliards de barils. Le chiffre a équilibré le souci de l’augmentation de la production aux États-Unis.

Sur le cas Brexit la Cour suprême du Royaume-Uni s’est prononcé contre le gouvernement. L’appel, en fait, a pris fin avec la décision que l’invocation de l’article 50 du TUE qui devrait être voté par le parlement. La Cour a également décidé que l’Ecosse et l’Irlande du Nord n’ont pas un pouvoir de veto. Maintenant, on prévoit que le gouvernement britannique devrait présenter un bref projet de loi sur le retrait de la Chambre des communes et la Chambre des Lords.

Les indices des directeurs d’achats de la zone euro continuent d’étonner

Dans la zone euro, les indices des directeurs d’achats du secteur manufacturier continuent d’étonner. En Janvier, l’indice composite des directeurs des achats de la zone euro a légèrement diminué, passant de 54,4 en Décembre à 54,3. La contraction reflète un indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier supérieur aux attentes. Cet indice a en fait augmenté de 54,9 à 55,1. Au même temps, l’indice des directeurs des achats du secteur des services a chuté de 53,7 à 53,6. Dans tous les cas, les chiffres sont beaucoup plus élevés et signalent une croissance solide à la fois dans le secteur manufacturier que dans le secteur des services, qui est accompagné par un élargissement de la reprise, comme montré par la France.

En Allemagne, les indices des directeurs d’achats en janvier marquent des résultats différents. Celle du secteur manufacturier a surpris à la hausse avec un bond de 55,6 en Décembre à 56,5, malgré la correction des dernières données sur les commandes dans le secteur manufacturier. Le secteur des services indique, cependant, une contraction inattendue de 54,3 à 53,2. Selon les attentes, ce secteur devrait toutefois enregistrer une légère expansion. Cette combinaison inattendue de données contradictoires a provoqué une baisse de l’indice composite des directeurs d’achat de 55,2 en Décembre à 54,7. Cependant, le chiffre est certainement encore positif, confirmant que, au début de 2017, la reprise économique continue.

Les marchés attendent à ce que le discours de Trump clarifie la situation

Les marchés consolident, en adoptant une position d’attente compte tenu le discours inaugural de Trump. Après une séance asiatique de diverses tendances, au cours de laquelle les marchés boursiers chinois ont été pris en charge par les chiffres du PIB clairement positifs et les marchés japonais ont réussi à clôturer en positif, le Dax et le FTSE 100 ont des légères variations. Cependant, l’activité de trading a été généralement marquée par la prudence, avec des investisseurs manifestement en attendant que l’entretien de Trump clarifie la situation sur les politiques que la nouvelle administration républicaine entend adopter. La baisse des ventes au détail au Royaume-Uni s’est d’abord ajouté à la pression sur les marchés boursiers, mais à la fin, le FTSE 100 a réussi à récupérer les pertes. Les données décevantes ont disparu, en fait, pour augmenter la pression sur la livre. Après l’annonce de Draghi que la BCE continuera à adopter des politiques expansionnistes, les marchés périphériques de la zone euro ont légèrement diminué. Quoi qu’il en soit, la journée d’aujourd’hui voit des très petits mouvements.

Pour la deuxième journée, le pétrole brut léger se déplace à la hausse, gagnant actuellement 1,2% pour atteindre 52,65 $. La hausse des prix se produit alors que la majorité des experts du marché pétrolier attendent la réunion de l’OPEP et d’autres pays producteurs afin de comprendre l’efficacité de l’accord sur la réduction de la production. Cela a contribué à équilibrer les chiffres de l’Agence d’information sur l’énergie américaine, dont le dernier rapport hebdomadaire a noté une réduction des stocks américains.

En décembre, l’IPP augmente de 1%

En Allemagne, l’inflation IPP a augmenté sur un an à partir du 0,1% en Novembre à 1% en Décembre. La forte accélération des prix à l’importation et l’augmentation de l’indice harmonisé des prix à la consommation avaient déjà indiqué que le chiffre aurait été plus élevé. Ces chiffres montrent que le rebond de l’inflation est réel et continue, bien que les prix à la production restent aujourd’hui le facteur principal. Les données ont également montré que le prix de l’énergie, après une baisse de 1,7% en Novembre, en Décembre a augmenté de 0,2%. Au même temps, les prix des biens non durables ont bondi sur un an de 1,5% en Novembre à 2,1% en Décembre. La croissance continue d’être forte et le marché du travail est en excellent état, tandis que l’inflation du prix des logements se déplace en forte hausse. Il y a, par conséquent, de plus en plus de risques que, au moins en Allemagne, se produisent des effets secondaires de l’inflation, mais ce fait ne semble pas impressionner Draghi.

Au Royaume-Uni, les ventes au détail en Décembre ont montré une contraction inattendue de 1,9% sur une base mensuelle et déçoivent les attentes sur une base annuelle, avec une augmentation de 4,3%. Les prévisions moyennes étaient respectivement, une croissance de 0,2% sur une base mensuelle et de 6,9% sur une base annuelle. Le chiffre mensuel est le pire depuis 2011 et est une source de préoccupation, étant donné que la dépense de consommation a été le principal moteur de la croissance au Royaume-Uni. Cependant, cela peut être qu’une goutte dans une tendance contraire positive.

Après les déclarations de Trump, avec le dollar qui se déprécie, les bourses se déplacent à la baisse

Après la baisse subie par la plupart des marchés asiatiques, les actions européennes se déplacent à la baisse. L’incertitude quant à l’avenir de la politique américaine pèse sur le sentiment. En outre, le Premier ministre britannique qui, dans la journée d’aujourd’hui, pourrait annoncer un Brexit sans compromis, les investisseurs prennent des positions d’attente et seule MIB parvient à rester stable. Les valeurs financières et industrielles sont encore sous pression après que, hier, le secteur automobile a subi des pertes les plus graves à la suite des déclarations de Trump au sujet de son intention d’introduire une taxe sur les véhicules automobiles produits au Mexique et exportés vers les États-Unis . Au cours de la séance d’aujourd’hui, le pétrole augmente, avec le WTI à environ 53 $ le baril.

Suite à la publication d’une interview de Trump au WSJ sur le niveau des impôts sur les sociétés, le dollar s’est déplacé à la baisse. Une grande partie de l’article a été consacrée à l’insatisfaction de Trump pour le projet du Parti républicain pour le mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Cependant, Trump a tenu à souligner que, à son avis, le dollar est trop fort, en ajoutant que cette appréciation dépend du fait que la Chine maintient sa monnaie artificiellement faible.

WTI a gagné 1,4% en atteignant 53,11 $. La hausse des prix du pétrole brut a été soutenue par la baisse générale du dollar, qui a eu lieu à la suite de déclarations faites par Trump au WSJ, que la devise américaine est «trop forte». A la hausse du prix du pétrole a également contribué une annonce du ministre de l’énergie de l’Arabie Saoudite, selon lequel, Ryiad mettra en œuvre scrupuleusement l’accord sur la réduction de la production.

En Allemagne, l’indice Zew sur la confiance des investisseurs en Janvier signale une amélioration

En Allemagne, l’indice ZEW sur la confiance des investisseurs a augmenté à 16,6% contre 13,8% du mois précédent. Cependant, le chiffre est inférieur au 18,0% attendu. En revanche, l’indice des conditions actuelles s’est révélé beaucoup plus élevé que prévu et cette divergence montre que l’économie allemande continue à apparaître très forte en 2017, l’incertitude reste élevée et le bilan des risques pointe vers le bas alors que le scénario politique commence à muter. La cassure a montré une nouvelle baisse des attentes d’inflation, alors qu’augmente ceux sur les taux à court terme ce qui est très intéressant.

Au Royaume-Uni, l’indice des prix à la consommation principal en Décembre marque un nouveau plus haut cyclique de 1,6% sur une base annuelle. Le taux est en hausse de 1,2% en Novembre et est le plus élevé depuis Juillet 2014. La prévision moyenne était d’une augmentation plus modeste de 1,4% sur une base annuelle. L’IPC de base est passé de 1,2% à 1,6%, dépassant les prévisions moyennes de 0,2%. La croissance des données de base montre que l’effet positif de base en raison de l’augmentation des prix du pétrole n’est pas le seul facteur en jeu, car il faut aussi tenir compte de la dépréciation de la livre sterling. L’indice des prix à la production des facteurs de production augmente du 13,3% en Novembre au 15,8% sur base annuelle et l’indice des prix à la production des produits augmente de 2,4% à 2,7%

Les stocks européens grimpent en FTSE

Les marchés boursiers européens progressent largement, le FTSE 100 prolongeant sa série de victoires et atteignant de nouveaux sommets historiques, mais pour une fois, il a légèrement dépassé le DAX et c’est le MIB italien qui ouvre la voie ce matin, UBI Banca a poursuivi son rallye Après son offre d’acheter trois banques secourues a été officialisée. Ailleurs, les constructeurs automobiles et les actions de soins de santé ont rebondi. Fiat Chrysler a surperformé et a réussi à récupérer certaines des pertes brusques d’hier qui ont été déclenchées par des accusations des autorités des États-Unis que le constructeur automobile masqué illégalement les émissions de diesel. Le FTSE 100 se dirige vers un sixième gain hebdomadaire direct, aidé par la faiblesse continue Sterling, tandis que le DAX est aux niveaux vus pour la dernière fois en 2015. L’appétit pour le risque a déjà commencé à reprendre hier à la fin déception que la conférence de presse Trump a commencé à diminuer et asiatique Les marchés ont surtout réussi à se déplacer plus haut pendant la nuit, avec le Japon surperformant pendant que le Yen a diminué. Les cours boursiers américains sont également à la hausse, mais les prix du pétrole ont baissé lorsque le WTI a reculé sous les 53 dollars le baril.

L’inflation IPCH espagnole s’est confirmée à 1,4% d’une année sur l’autre, en hausse par rapport à l’année précédente de 0,5% par rapport au mois précédent et en ligne avec le nombre préliminaire. La décomposition a confirmé que, comme en Allemagne, la hausse était principalement due à la hausse des prix du pétrole, ce qui a soulevé l’inflation des prix du transport ainsi que les coûts du logement. L’inflation des prix des denrées alimentaires a également repris et même le nombre de noyau a augmenté à 1,0% d’une année à l’autre de 0,8% par rapport à l’année précédente le mois précédent. Toutefois, le noyau en particulier reste bien en deçà de la définition de la stabilité des prix de la BCE, mais si l’Espagne a déjà déménagé dans une certaine mesure pour supprimer l’indexation des salaires, il subsiste le risque que la hausse due principalement aux effets de base alimentera les salaires, Même si le chômage reste très élevé.

L’inflation allemande des prix de gros a grimpé à 2,8% d’une année sur l’autre en décembre contre 0,8% d’une année sur l’autre au cours du mois précédent. À peine une surprise après que le taux d’IPCH d’en-tête ait déjà monté brusquement mais un autre nombre confirmant que les effets de prix du pétrole poussent vers le haut le nombre d’inflation sur un large front et avec la croissance allemande dépassant la moyenne au cours des 10 dernières années le risque que les effets de prix du pétrole deviennent plus Enraciné et conduire à des salaires plus élevés et une hausse plus large des prix est plus élevé en Allemagne qu’ailleurs.

En Asie, la Chine a révélé une baisse de son excédent commercial. La deuxième plus grande économie a enregistré un excédent de près de 41 milliards, ce qui se compare aux prévisions d’un excédent de 47,5 milliards et est le plus faible d’avril 2016, comparativement à un chiffre de 44,6 milliards en novembre. En 2016, le commerce chinois a vu son excédent diminuer de plus de 510 milliards contre 594 milliards en 2015. Les exportations vers les États-Unis augmentent de 5,1% et de 8,3% en Corée du Sud, mais reculent de 4,7% dans l’UE.

Les stocks suivent la décevante conférence de presse Trump

Les marchés boursiers européens sont sous pression, suite à des pertes en Asie et aux marchés boursiers américains également en direction du sud. Les investisseurs sont déçus que la première conférence de presse de l’administration entrante des États-Unis n’apporte aucune clarification réelle sur les politiques fiscales et économiques et les marchés sont revenus à un mode d’attente, l’aversion pour le risque reprenant tandis que le dollar est sous pression. Les fabricants de drogues en particulier semblent être sous pression en Europe ce matin, après s’être affaiblis aux États-Unis après les commentaires de Trump lors de sa conférence de presse qui impliquait que les sociétés pharmaceutiques a beaucoup de lobbyistes et les États-Unis payait trop pour les médicaments qu’il fabrique. Trump a dit qu’il va forcer l’industrie à soumissionner pour les entreprises gouvernementales aller de l’avant. Le FTSE stoppe la séquence record de 12 gains quotidiens et recule légèrement par rapport aux records.

Le pétrole brut a remonté à des sommets de quatre-session de $ 52.99, avec des gains entraînés par les pertes aiguës du dollar presseur de post-Trump. En outre, les membres de l’OPEP maintiendront leurs accords de réduction de la production jusqu’à présent, le Koweït et l’Irak affirmant qu’ils sont en ligne avec leurs réductions, tandis que l’Arabie a apparemment informé certains de ses clients de réductions de livraison.

Les rendements italiens ont baissé en 2019 et 2023, mais le résultat global a été mitigé et, alors que l’enchère à plus courte échéance était soutenue par la politique expansionniste de la BCE et les achats en cours de QE, l’enchère à plus long terme a montré une hausse des rendements. L’Italie a vendu 3 milliards d’euros de 2019 obligations avec un coupon de 0,05% à un rendement moyen de 0,06%, en baisse de 0,3% à la vente aux enchères précédente.

La croissance du PIB allemand en 2016 s’est accélérée à 1,9%, passant de 1,7%, au-dessus du consensus de 1,8%. La croissance de la demande intérieure a augmenté en raison de la hausse de la consommation privée de 2,0% et de la hausse de 4,2% de la consommation publique, alimentée principalement par l’afflux de réfugiés. La consommation globale a augmenté de 2,5% et est restée le principal moteur de la croissance, même si Destatis a également enregistré une reprise encourageante de l’investissement, l’investissement dans la construction augmentant de 3,1% et l’investissement dans les machines et équipements de 1,7%. Les variations des stocks et des exportations nettes ont néanmoins pesé sur la croissance globale, ce qui devrait contribuer à calmer les critiques en faisant valoir que l’Allemagne dépend trop des exportations pour stimuler la croissance.

La production de novembre de la zone euro a bondi de 1,5% sur un mois, plus que prévu et avec des données d’octobre révisées à 0,1% mois sur mois de -0,1% mois sur mois, le taux annuel a augmenté à 3,2% contre 0,8% le mois précédent. Plus de signes que la croissance du PIB Q4 était robuste, ce qui était déjà indiqué par les chiffres du PIB allemand de l’année entière ce matin, qui a montré une croissance de 1,8% sur un jour ouvrable ajusté l’année dernière, de 1,5% en 2015.