Le gouvernement Italien est-il en train d’envisager de toucher à ses réserves d’or?

« La coalition formée par Lega et le mouvement 5 étoiles est en train de faire adopter des réformes extrêmement coûteuses telles que le “revenu de citoyenneté” et un nouveau régime de retraite qui permettra à nombre de personnes de partir en retraite beaucoup plus tôt que prévu.

L’Italie étant déjà l’un des pays les plus lourdement endettés du monde, la question clé est : d’où proviennent les fonds ?

Une hausse des impôts pourrait sembler une solution évidente, mais cette option s’avérera probablement une option impopulaire dans un pays qui possède déjà l’un des régimes fiscaux les plus contraignants.

Ainsi, le gouvernement populiste semble être en train d’assassiner le butin bien en vue de Bankitalia. L’Italie possède la 3ème plus grande réserve d’or au monde, après seulement les Etats-Unis et l’Allemagne.

Le journal italien La Stampa a annoncé que le gouvernement envisagerait l’option de vendre une partie de ses 100 milliards de dollars d’or, stockés pour la plupart en lingots et en pièces. Ces réserves, qui représentent 2 451,8 tonnes métriques d’or, n’ont pas été touchées depuis 20 ans.

Si le gouvernement décide de vendre ses lingots, il risque de rencontrer de nombreux obstacles.

Les règles énoncées dans l’accord d’or de la banque centrale ne permettraient que les ventes potentielles du dernier trimestre de cette année, juste à temps pour le prochain budget du gouvernement italien, prévu pour octobre 2019.

Mais le gouvernement aurait besoin de concevoir un cadre juridique pour le faire, ce qui l’obligerait à établir qui est le propriétaire légal de cet or : est-ce Bankitalia ou le peuple italien ?
Il s’agit d’une zone grise au sein du système juridique italien, qui pourrait s’avérer être le premier problème.

Le gouvernement aurait également besoin d’un soutien de la part de la direction de Bankitalia et éventuellement de la BCE, qui pourrait, en vertu du statut de la BCE et de divers traités européens, s’opposer à une telle vente.

De plus, une vente effraierait presque certainement les marchés financiers.

Les traders interpréteraient probablement cela comme un signal de détresse, marquant clairement l’orientation controversée que ce gouvernement entend suivre. Nous pourrions également assister à une réaction négative sur le marché obligataire, le BTP italien à 10 ans étant susceptible de subir des pressions.

L’or Italien constitue un solide refuge pour le pays tenu par Bankitalia, empêchant le pays (et marginalement l’UE) d’attaques spéculatives.

Mais sa vente serait perçue par beaucoup comme une ingérence politique illicite dans l’indépendance de la banque centrale, qui, comme citée par l’ancien gouverneur de Bankitalia, Salvatore Rossi, en 2013, devrait avoir la « capacité d’agir » en tant que responsable ultime de la stabilité des finances nationales. »

Par Carlo Alberto De Casa, Chief Analyst chez ActivTrades

Comment l’élection de mi-mandat aux États-Unis peut-elle influencer les marchés financiers?

Historiquement, les élections de mi-mandat sont généralement défavorables au parti qui gouverne la Maison-Blanche. L’histoire sera-t-elle différente cette fois-ci ?

Les électeurs vont-ils décider que Donald Trump représente réellement l’Amérique ? Ou vont-ils, au contraire, donner une chance au camp des démocrates de remettre en cause la politique que Trump applique depuis deux ans ?

Alors que des millions d’électeurs américains doivent se rendre aux urnes mardi 6 novembre pour les élections de mi-mandat, la question que tout le monde se pose est de savoir si les républicains vont conserver leur majorité au Congrès.

Bien sûr, il ne s’agit pas de choisir un nouveau président des Etats-Unis mais l’impact de cette élection mi-mandat pourrait être tout aussi important.

Que signifient les « midterms » aux Etats-Unis ?

Les midterms représentent des élections qui ont lieu à la moitié du mandat présidentiel (d’où leur nom) et qui permettent à la population américaine d’élire les représentants de la Chambre des représentants et du Sénat.

Cette année, il faut élire 435 sièges à la Chambre des représentants (House), avec des membres qui se présentent tous les 2 ans, et 35 sièges au Sénat (Senate), qui compte 100 membres pour un mandat de 6 ans. Les électeurs vont également élire les gouverneurs de 36 États.

Mid Term Elections

Pourquoi cette élection est-elle importante?

Pour le Président Trump, l’enjeu principal est bien sûr de conserver le contrôle du Congrès et du Sénat car si les démocrates devenaient majoritaires, cela pourrait non seulement fortement affecter ses décisions pendant les 2 dernières années de son mandat, mais cela affecterait aussi la façon dont les dirigeants des autres puissances économiques mondiales le perçoivent.

En effet, si les républicains conservent la majorité avec de bonnes performances alors cela donnera l’impression que Trump a une réelle emprise sur son pays. Son programme « America First » aura davantage d’impact sur la scène internationale et il pourra continuer les changements qu’il souhaite opérer dans les relations entre les Etats-Unis et ses alliés de l’UE et de l’OTAN et défier encore plus la Chine sur des questions économiques et commerciales.

En revanche, si les démocrates venaient à prendre le contrôle de la Chambre des représentants ou du Sénat (voire des deux), Trump aurait l’air beaucoup plus faible sur la scène internationale et les autres puissances mondiales pourraient davantage faire valoir leurs propres intérêts face à un président préoccupé par des problèmes internes. En effet, son gouvernement pourrait être paralysé faute d’accord avec les démocrates ou à cause des nombreuses enquêtes que les démocrates souhaitent mener s’ils reprennent le pouvoir.

Quelles conséquences sur les marchés financiers?

D’après Goldman Sachs, il est peu probable que les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et le reste du monde (notamment la Chine) soient résolus dans un avenir proche quel que soit le résultat de ces élections de mi-mandat.

Pour la banque d’investissement américaine, l’absence de consensus sur la politique commerciale et le droit de veto du président laissent penser qu’aucun des deux partis n’est prêt à adopter des mesures positives. C’est aussi ce qui est pricé par le marché : une aggravation à venir concernant le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis augmentant ainsi la volatilité.

Les recherches de Goldman Sachs montrent que l’incertitude politique a atteint des niveaux historiquement élevés au cours des deux dernières années, mais elles montrent également que le niveau atteint lors de la période précédant les élections de cette année n’est pas nettement plus élevé.

La banque note que le marché se redresse généralement au 4e trimestre lorsqu’il y a des élections de mi-mandat car de nombreuses incertitudes se dissipent. Cette année, en revanche, la banque ne s’attend pas à ce que les doutes se dissipent. Elle pense au contraire que le désordre politique et les turbulences boursières vont s’intensifier, ce qui réduira les chances que l’histoire se répète.

Draghi conserve sa politique monétaire inchangée malgré les risques grandissants

Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE), Mario Draghi, n’a pas permis à l’euro de se ressaisir jeudi dernier, alors qu’il a annoncé que l’institution était prête à continuer progressivement sa stratégie de durcissement monétaire.

En effet, les achats nets au titre du programme d’achats d’actifs de la BCE (APP ou Asset Purchase Programme), qui atteignent actuellement 15 milliards d’euros par mois jusque fin décembre 2018, devraient cesser à ce moment là si les données économiques montrent que les perspectives d’inflation à moyen terme suivent les prévisions et les objectifs de la BCE.

Actuellement, « les données disponibles, quoique légèrement en retrait des anticipations, restent globalement compatibles avec une poursuite de la croissance généralisée de l’économie de la zone euro et une hausse progressive des tensions inflationnistes » explique Mario Draghi lors de sa conférence de presse.

Pour l’institution européenne, « les risques pesant sur les perspectives de croissance de la zone euro peuvent encore être considérés comme globalement équilibrés » mais pour les investisseurs c’est une autre histoire.

Les marchés ne semblent pas vraiment convaincus, particulièrement avec les récentes données montrant une chute de l’activité à un plus bas en 25 mois et les nombreuses tensions entre l’Union Européenne et ses membres, notamment l’Italie et le Royaume-Uni.

Qu’attendre de l’EUR/USD cette semaine?

Alors qu’il y a 1 mois la paire EUR/USD formait un sommet à 1,1816 $ – son plus haut niveau depuis juin 2018, elle a depuis fortement chuté pour atteindre son plus bas niveau à 1,1335 $ vendredi dernier – niveau précédemment atteint lors de la forte baisse du mois d’août 2018.

Après avoir accéléré sa dégringolade vendredi, la paire EUR/USD a finalement terminé dans le vert effaçant les pertes de la séance du jour et celles de la journée de trading précédente.

Alors que le marché approchait de son plus bas niveau depuis août dernier, de nombreux investisseurs techniques sont entrés sur le marché vendredi autour de l’important niveau des 1,1335 $, ce qui a favorisé ce rebond. D’un point de vue fondamental, un rapport a montré que l’inflation américaine serait plus faible que ce que la Fed anticipe, ce qui a pesé sur le Dollar Américain et soutenu l’EUR/USD.

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La probabilité que les cours puissent « respirer » dans les prochains jours a augmenté vendredi avec le rebond, ce qui pourrait entrainer de nombreuses opportunités de trading.

Dans cette optique, les cours pourraient atteindre le haut du canal en direction des premières résistances à 1,1471 $ et 1,1537 $. À l’inverse, si les cours continuaient de baisser, ils évolueraient en direction des deux prochains supports à 1,1337 $ et 1,1284 $, ce qui pourrait ensuite accélérer leur chute.

Plusieurs statistiques à suivre cette semaine

Alors que les traders se demandent si les cours vont poursuivre leur recul ou si la paire va pouvoir relancer sa tendance, plusieurs indicateurs devraient entrainer une certaine volatilité sur les marchés et influencer les cours dans une direction ou dans l’autre :

  • Mardi 30 octobre – 11h00 : PIB de la Zone Euro – 3e trimestre
  • Mercredi 31 octobre – 11h00 : Inflation de la Zone Euro – Octobre
  • Vendredi 2 novembre – 14h30 : Rapport de l’emploi aux Etats-Unis (NFP, taux de chômage, évolution du salaire moyen, etc.)

Au niveau géopolitique, les traders suivront de près toute avancée concernant un accord sur le Brexit ou le nouveau budget italien, ainsi que la situation en Arabie Saoudite, celle des relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et les résultats des entreprises car ces évènements pèsent actuellement sur le sentiment, font baisser les bourses mondiales et influencent fortement les différentes devises.

Le CAC 40 baisse de 10 % en un mois. L’Italie peut-elle intensifier cette chute?

Alors qu’il semblerait que le mois d’octobre soit statistiquement le mois pendant lequel l’indice parisien finit le moins dans le rouge, l’histoire montre également que lorsque le mois d’octobre est baissier, il l’est fortement. Lors de la crise des subprimes, le mois d’octobre 2008 avait vu le Cac 40 chuter de plus de 13 %.

L’indice phare français est tombé hier sous la barre symbolique des 5 000 points pour la 1ère fois cette année dans un volume de trading important, perdant 10 % depuis son sommet atteint il y a un mois et 12 % depuis son plus haut de l’année atteint en mai dernier. Au plus bas depuis mars 2017, hier représentait la 9ème séance de baisse en 10 jours pour le CAC 40.

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En pleine saison des résultats, les entreprises françaises déçoivent les investisseurs, notamment dans leurs perspectives, ce qui laisse penser que les craintes d’un ralentissement économique mondial sont bien fondées.

Le contexte des tensions géopolitiques entre Washington et Pékin, ou encore entre l’Arabie Saoudite et l’Occident, pèse également sur le sentiment, sans parler de la décision sans précédent de la Commission Européenne qui a rejeté hier le budget italien.

L’Italie doit présenter un nouveau budget d’ici 3 semaines

Le rejet du projet de budget 2019 de l’Italie est une mesure sans précédent contre un pays de la zone euro mais la Commission Européenne a affirmé que les objectifs du pays en matière de déficit et de croissance constituaient une menace importante pour la stabilité économique des pays de la Zone Euro. L’Italie dispose maintenant de 3 semaines pour présenter un budget révisé qui ne va pas « à l’encontre de ses engagements ».

Cette décision de l’Union Européenne intervient dans un contexte de problèmes économiques et politiques croissants en Italie. En effet, la coalition, formée par Matteo Salvini – ministre de l’intérieur italien et Luigi Di Maio – vice-premier ministre italien, a majoritairement été élue sur la promesse de redéfinir les relations de l’Italie avec l’Europe et elle pourrait donc considérer ce rejet comme une sorte de victoire.

Pour exister, l’actuel gouvernement italien a besoin d’ennemis et l’Europe joue ce rôle à la perfection avec ses règles de souveraineté et ses mesures d’austérité et de restriction. À la suite de la décision de la Commission, le vice-premier ministre italien a déclaré sur Facebook : « C’est le premier budget italien que l’UE n’aime pas. Je ne suis pas surpris. C’est le premier budget italien qui a été réalisé à Rome et non à Bruxelles ».

L’Italie – Un risque grandissant pour les marchés européens qui pèse également sur l’économie italienne

Au-delà de Rome et de Bruxelles, les investisseurs influencent également les marchés financiers et ont récemment envoyés les spreads obligataires italiens à des niveaux insoutenables.

Cette situation pourrait négativement impacter l’économie du pays, alors même que les deux partis populistes au pouvoir se sont toujours considérés comme les dirigeants qui feraient de l’Italie un pays qui ne serait plus dominé par les spreads…

Le spread peut augmenter même lorsque les taux d’emprunt baissent et l’élargissement du spread entre la dette italienne et allemande indique que les investisseurs pensent que la dette publique italienne est plus risquée qu’auparavant par rapport à la dette allemande considérée comme sûre.

Les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro impactent le sentiment des marchés

Cet élargissement du spread est une représentation de l’inquiétude des investisseurs vis-à-vis des perspectives d’un pays et pèse sur les marchés européens et sur l’Euro, tout comme le font les craintes d’une propagation au reste de la Zone Euro.

Au final, ce qui inquiète les investisseurs c’est la possibilité d’une sortie de la Zone Euro et c’est une question non négligeable surtout lorsque l’on voit comment les négociations autour de la sortie de la 2ème puissance européenne se passent.

Vendredi dernier, l’agence de notation Moody’s a décidé de baisser la note de l’Italie de « Baa2 » à « Baa3 » – niveau juste au-dessus de la catégorie spéculative qui signifie que le risque de non-remboursement est élevé. Pour Moody’s, « les projets de mesures budgétaires et économiques du gouvernement ne constituent pas un agenda cohérent de réformes qui pourront permettre de résoudre les problèmes de croissance décevante ».

L’Italie souhaite-t-elle réellement rester dans la Zone Euro ? Le gouvernement italien et les Italiens veulent-ils la même chose ?

Les discours du gouvernement italien et ses actions semblent parfois contradictoires.

Après avoir basé sa campagne sur les défauts de la monnaie unique et les nombreux désavantages liés au côté supranational de la Commission et des autres instances européennes, le gouvernement actuel dit ne pas vouloir quitter l’Europe ni l’Euro.

Mais alors que le ministre de l’économie et des finances italien, Giovanni Tria, a beaucoup bataillé pour convaincre les investisseurs que l’économie italienne était saine, l’objectif de déficit du budget adopté est plus élevé que ce qui est jugé acceptable par l’Europe surtout pour l’un des pays européens les plus endettés. D’après les statistiques d’Eurostat, l’Italie serait le pays avec la dette la plus importante de l’Union Européenne après la Grèce avec une dette qui excéderait 130% du PIB à la fin du 1er trimestre 2018.

Matières Premières – Semaine du 22 Octobre 2018

La semaine de bourse commence dans le vert avec les valeurs liées aux matières premières plutôt bien orientées. Ce mouvement haussier est soutenu par la Chine qui a promis des mesures pour soutenir son économie.

Vendredi dernier, la croissance économique chinoise a ralenti au 3ème trimestre 2018 à 6,5% en glissement annuel. Ce chiffre montre un ralentissement de la croissance économique à un rythme le plus faible depuis le 1er trimestre 2009. Les craintes liées aux conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis ont fortement pesé.

« Les frictions commerciales sino-américaines ont eu des impacts sur le marché boursier, mais à vrai dire, l’effet psychologique est plus important que l’effet réel. La Chine et les Etats-Unis sont actuellement en contact » a explique le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Vendredi, le vice-Premier ministre a annoncé que le gouvernement accordait une grande importance à la stabilité et au développement des marchés boursiers chinois. Il est important de noter que les autorités ont adopté de nombreuses mesures pour rassurer les investisseurs après que les marchés aient atteint leurs plus bas niveaux en 4 ans. Les marchés ont d’ailleurs profité de ces annonces aujourd’hui car les principaux indices boursiers chinois ont gagné plus de 4 % – meilleure performance journalière depuis 3 ans.

Les mesures chinoises, notamment les projets d’infrastructures importants, devraient augmenter la demande de certaines matières premières comme le pétrole qui était bien orienté aujourd’hui pendant la séance asiatique.

Tour d’horizon des matières premières

Pétrole & Gaz Naturel

Les tensions entre Ryad et Washington après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi ont augmenté d’un cran ce week-end. En effet, le président américain Donald Trump, qui a parlé samedi « de mensonges » concernant la version des saoudiens, juge maintenant que « leurs histoires partent dans tous les sens ».

Ainsi, les rumeurs autour d’une utilisation du pétrole par l’Arabie Saoudite comme arme économique ont suffit à soutenir les prix ce matin avant qu’ils ne retombent. Sur le graphique journalier, les prix évoluent actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI autour des 37.

Il se peut que les prix continuent de baisser vers le 1er support à 67,51 $, puis vers le 2ème support à 64,99 $. Si les prix venaient à rebondir, ils se dirigeraient vers les résistances à 72,77 $ – proche de la moyenne mobile à 20 jours, puis vers 75,51 $.

Brent Oil

Le gaz naturel semble avoir du mal à former de nouveau sommet et une figure de retournement en double sommet semble se dessiner sur le graphique journalier ci-dessous. Cette figure a généralement la forme d’un « M » et se forme suivant deux phases.

La première phase amène l’actif vers un plus haut qui forme une résistance que le prochain mouvement haussier aura du mal à franchir. Cette hausse s’accompagne généralement d’une forte hausse des volumes. Lors d’une deuxième phase pendant laquelle ce sommet est atteint, les investisseurs se désengagent du marché entrainant de ce fait une baisse des volumes.

Natural Gas

Or & Argent

Selon les analystes Reuters, les préoccupations géopolitiques comme les tensions entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi, les développements liés au Brexit ou au budget italien pourraient soutenir les prix de l’Or.

En Octobre, le métal jaune a augmenté de près de 3 %, après avoir terminé dans le rouge pendant 6 mois consécutifs. Depuis le début de l’année, le métal jaune est en baisse de près de 6 %.

Actuellement, les derniers chiffres de l’enquête du Commodity Futures Trading Commission montrent que les grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris baissiers sur l’or, ce qui pourrait soutenir son prix.

Après avoir fortement augmenté le 11 octobre dernier en franchissant la moyenne mobile à 20 jours et en sortant des bandes de Bollinger, l’Or évolue latéralement depuis entre 1 217 $ au plus bas et 1 233 $ au plus haut avec un MACD positif.

Gold

L’Argent semble avoir du mal à former de nouveaux sommets depuis début octobre. La vigueur du dollar américain pèse également et la demande en provenance de Chine suscite aussi des inquiétudes affectant le sentiment des investisseurs.

Silver

Les prix sont en baisse et évolue sur la moyenne mobile à 20 jours. Si les prix ne rebondissent pas, alors l’important niveau des 14,50 $ sera bientôt atteint et les investisseurs surveilleront la réaction des marchés à son contact.

Investissez sur les métaux précieux à l’aide du ratio Or/Argent

Alors que le ratio or/argent (XAU/XAG) a atteint son plus haut niveau depuis décembre 2008 le mois dernier, les cours semblent avoir du mal à former de nouveaux plus hauts depuis qu’ils ont atteint les 85.

Mais comment interpréter cette information?

Puisque les cours sont actuellement en hausse, cela signifie que l’or est un placement plus rentable que l’argent. En effet, le métal jaune a perdu plus de 4 % sur un an, alors que le prix de l’argent a baissé de plus de 13 % sur la même période.

Vous ne savez pas quel métal choisir et vous souhaitez améliorer votre timing d’entrée et de sortie sur l’or ou sur l’argent ?

Cet article est fait pour vous !

Le ratio or sur argent, mesurant la force relative de l’or contre l’argent, est un outil pertinent pour les traders de métaux précieux qui souhaitent connaître le meilleur timing pour investir sur l’or ou sur l’argent.

En effet, la force relative permet de détecter lorsqu’un actif accélère, ce qui permet de mieux adapter sa stratégie de gestion de positions pour anticiper de plus grands mouvements de prix, dans la bonne direction et dans les meilleures conditions de trading.

Pourquoi est-il important de suivre le ratio or/argent? Comment en profiter dans votre trading ?

Le ratio de l’or contre l’argent est un ratio qui représente simplement le prix de l’or divisé par le prix de l’argent.

Ce ratio symbolise donc le nombre d’onces d’argent qu’il vous faudrait trader pour obtenir une once d’or, et si cela peut paraître relativement simple, ce ratio est bien plus utile qu’il n’y paraît pour les traders.

Normalement, l’or et l’argent évoluent dans la même direction. Cependant, il existe des périodes où le ratio baisse ou grimpe fortement à des niveaux considérés comme « extrêmes » et ce sont lorsque ces niveaux sont atteints que des opportunités de trading se présentent.

En effet, ce ratio offre aux traders un aperçu précieux et pertinent des mouvements possibles des deux métaux l’un par rapport à l’autre. Ainsi, les investisseurs avertis analysent ce graphique pour obtenir un avantage dans l’identification de signaux d’achat et de vente pour maximiser leurs stratégies de trading de matières premières.

Quelques chiffres et mouvements historiques…

  • Actuellement, le ratio est proche des 85 – plus haut niveau depuis 2008. Cette année là, le ratio s’était tradé près des 80, alors que l’argent atteignait un creux d’environ 10 $. La même situation peut être observée fin de l’année 2015 où l’argent avait atteint les 15 $.Pendant ces deux périodes, le ratio or/argent s’était inversé, ce qui indiquait que l’argent surperformait l’or à ce moment.
  • Entre 2001 et 2017, le ratio or/argent a été d’environ 60 en moyenne avec quelques pics qui ont dépassé le niveau des 80 et quelques creux descendant jusqu’à 40.
  • Le ratio culmine lorsque les prix de l’argent chute vers des niveaux extrêmes, comme en 1991 où le ratio avait atteint les 100, bien sûr tout est relatif à l’évolution des prix de l’or.En effet, quand le prix de l’or augmente plus rapidement que celui de l’argent, alors le ratio augmente. Lorsque c’est le prix de l’argent qui augmente plus rapidement que celui de l’or, alors le ratio diminue.

    Lorsque le prix de l’or baisse plus rapidement que celui de l’argent, le ratio a tendance à diminuer. Ainsi, quand le prix de l’argent baisse plus rapidement que celui de l’or, le ratio a tendance à augmenter.

  • Le ratio augmente fréquemment en période de détresse économique puisque l’or a généralement tendance à surperformer l’argent pendant les périodes de récession. En effet, l’or est souvent considéré comme un actif refuge en période de forte volatilité ou d’incertitudes économiques.

Rappelez-vous aussi que ce ratio reflète généralement l’état de l’économie mondiale. Ainsi, lorsque le ratio atteint un point haut, cela pourrait montrer que l’économie mondiale entre dans une phase de surchauffe.

gold silver

Si vous utilisez l’analyse technique dans votre trading, alors vous savez que l’une des prémisses de ce type d’analyse est que l’histoire se répète.

D’après le graphique journalier, l’argent devrait surperformer l’or dans les années à venir. Ainsi, lorsque le ratio atteint 85 ou plus, l’argent pourrait devenir une opportunité de trading intéressante jusqu’à ce que le ratio atteigne 40 ou moins.

Le rebond des marchés peut-il durer ? Attention à la fin de semaine…

Hier, les bourses mondiales ont rebondi grâce au sursaut de Wall Street qui a enregistré sa meilleure performance journalière depuis mars. Les indices américains et européens ont terminé en forte hausse, dopés par les très bons résultats des entreprises américaines.

Les grandes banques américaines semblent bien orientées avec Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont enregistré des résultats meilleurs que prévu. Johnson & Johnson, excellent indicateur des dépenses de consommation, a également publié des chiffres supérieurs aux attentes des investisseurs.

La session de trading de la veille a montré des investisseurs qui ont (plus ou moins) mis de côté leurs craintes et leurs angoisses vis-à-vis des incertitudes et des conséquences de la guerre commerciale, de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, de l’instabilité politique et d’un potentiel ralentissement des bénéfices à venir.

Les investisseurs, analystes et économistes sont actuellement divisés en deux écoles concernant la question du cycle économique et du cycle de marché dans lequel nous nous trouvons actuellement.

D’un côté, vous avez ceux qui pensent que, historiquement, nous devrions voir la fin d’un cycle expansionniste bientôt. Le marché haussier auquel nous faisons face, notamment aux États-Unis avec le 2e plus long mouvement haussier (bull market) de l’histoire, commence à s’estomper tout comme l’économie mondiale qui commence à s’essouffler.

D’un autre côté, vous avez les « taureaux » pour qui la hausse des marchés va continuer malgré le récent pic de volatilité observé sur les marchés. Pour eux, la guerre commerciale va se terminer de manière positive et sans réelle conséquence sur l’économie ni les marchés. Ils pensent également que les rachats d’actions, qui atteignent un niveau record, vont continuer après la publication des résultats

Dans tous les cas, la fin de semaine promet d’offrir de nouveaux mouvements de marché avec une potentielle augmentation de la volatilité.

Mercredi 17 octobre 20h – Compte-rendu du FOMC

Alors que la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif de ses taux directeurs pour la 8e fois depuis décembre 2015 il y a 2 semaines, les investisseurs analyseront son compte-rendu en détail pour décortiquer toute information concernant la direction de la politique monétaire américaine.

En effet, les informations les plus importantes concernent les projections économiques tout comme ce que les membres ont déclaré à propos de l’évolution future des hausses de taux. Si la Fed va trop vite dans son processus de normalisation de sa politique monétaire, les investisseurs craignent qu’elle ne fasse dérailler l’économie du pays ainsi que le marché haussier actuel.

Les investisseurs examineront également si les membres du FOMC ont parlé de la courbe des taux car actuellement les taux à court-terme ont tendance à être très proches des taux à long-terme. Lorsque les taux court-terme sont plus élevés que les taux à long-terme, on parle de courbe de rendement inversée (historiquement signe précurseur de récession économique).

Jeudi 18 octobre – Fin du Conseil Européen et Ouverture du Sommet de la Zone Euro 

Aujourd’hui s’ouvre le Conseil Européen de 2 jours pendant lequel les dirigeants de l’UE à 27 vont débattre du Brexit et de l’état des négociations avec le Royaume-Uni. Demain, le Conseil Européen discutera des questions de migration, de sécurité intérieure ou encore de relations extérieures.

Le Sommet de la Zone Euro réunit les membres de l’UE qui discuteront de « l’état d’avancement des négociations concernant l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM) en vue du sommet de la zone euro de décembre ». De façon générale, ces sommets proposent des orientations stratégiques aux pays membres pour mener au mieux leurs politiques économiques.

Vendredi 19 octobre – Publication du PIB chinois pour le 3e trimestre

Le bilan de santé économique de la Chine va-t-il montrer un ralentissement de la croissance du PIB à la suite de la guerre commerciale qui a éclaté avec les États-Unis ? C’est ce que vont découvrir les investisseurs européens à leurs réveils.

Les économistes et traders seront à l’affût du moindre signes de ce que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a coûté à la 2e puissance mondiale lorsque la Chine publiera vendredi ses chiffres de croissance pour le trimestre de juillet à septembre 2018 et d’autres données financières essentielles.

En effet, les moteurs de croissance du pays en termes d’investissements, de dépenses de consommation et d’exportations étant proches de leur capacité maximale, on peut se demander dans quelle mesure les nouveaux tarifs douaniers vont représenter un défi pour les dirigeants chinois.

L’Europe sous pression pèse sur le CAC40

Alors que le CAC40 a tenté de rebondir vendredi, gagnant jusqu’à 1,13 % à 5 164,03 points en séance, il a abandonné ses gains en clôturant en baisse de 0,20 % légèrement sous les 5 100 points.

La semaine dernière a été particulièrement compliquée pour les bourses du monde entier et le CAC40 a perdu 4,91 % sur la semaine – sa pire performance hebdomadaire depuis février 2018.

Wall Street a repris de la hauteur vendredi notamment grâce aux valeurs technologiques, fortement malmenées la semaine dernière, alors que les publications de trois banques américaines (Citigroup, JP Morgan et Wells Fargo) ont lancé la saison des résultats du 3e trimestre 2018 aux Etats-Unis avec des chiffres meilleurs qu’anticipés.

 

CAC 40
CAC 40

Ce matin, l’indice phare français ne se laisse pas convaincre par le rebond de Wall Street et campe sur ses positions en ouverture. L’indice vedette de la cote parisienne, qui a amorcé un mouvement de correction après avoir touché les 5 530 points, semble rester orienté à la baisse sur le court terme.

Le CAC40 évolue actuellement sur les bandes de Bollinger inférieures et le RSI s’enfonce dans la zone de survente. En une semaine, l’indice français s’est très rapidement dirigé vers la borne basse du range dans lequel il évolue depuis le début de l’été.

Le 10 octobre dernier, l’indice sort du canal par le bas dans un fort mouvement baissier matérialisé par un marubozu. La pression vendeuse pourrait s’intensifier cette semaine avec les nombreux évènements qui pourraient fortement impacter les marchés mondiaux.

Parmi les entreprises françaises les plus pénalisées par cette baisse généralisée des marchés, on retrouvera des entreprises du secteur luxe comme Kering, Hermès et LVMH qui ont respectivement perdu 10,21 %, 7,32 % et 6,88 % sur les 5 derniers jours. En effet, ces entreprises pourraient souffrir d’un ralentissement de la demande en prévenance de Chine, acteur devenu déterminant pour leurs chiffres d’affaires et leurs performances boursières.

La grande banque américaine, Morgan Stanley, a d’ailleurs décidé de dégrader le secteur du luxe à « sous-pondérer » face aux risques grandissant d’un ralentissement de la dynamique de croissance tout privilégiant des valeurs de type « value » par rapport à des valeurs de type « growth ».

La volatilité devrait continuer sur les marchés

Les investisseurs sont toujours inquiets face à la dégradation probable de la croissance mondiale qui pourrait affecter le sentiment du marché. Le FMI, ou Fond Monétaire International, a récemment réduit ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3,7 % en 2018 et 2019 (contre 3,9 % précédemment).

Les raisons évoquées pour justifier cette baisse concernent principalement les conséquences de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que les craintes d’une nouvelle crise financière.

En effet, il y a de nombreux risques liés au niveau de l’endettement mondial qui pourrait menacer l’équilibre du système face à des pays qui auraient du mal à réagir face à de potentielles crises.

La semaine dernière, le président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, a émis des réserves sur les perspectives du Vieux Continent en déclarant que « des développements positifs pour la zone euro ne sont pas indépendants du rythme de croissance globale ».

Les traders ne veulent prendre aucun risque inutile alors que de nombreux évènements pourraient augmenter la volatilité et l’incertitude sur les marchés poussant les investisseurs à fuir le marché des actions pour investir dans des actifs moins risqués comme des obligations.

Cette semaine, de nombreux évènements doivent être surveillés en Europe comme les conséquences des législatives en Bavière, la situation en Italie et l’impasse politique liée au Brexit entre autres.

Discussions autour du Brexit : La pression augmente sur Theresa May

Cette semaine aura lieu le sommet européen pendant lequel des questions concernant la sortie du Royaume-Uni de l’Europe devraient être débattues augmentant ainsi la pression sur Theresa May.

En effet, il est important de trouver rapidement un accord pour l’après Brexit qui arrive à grands pas. Qu’en adviendra-t-il des échanges entre les deux Irlande ? Va-t-on assister à un hard Brexit ? Pourrait-on faire face à une absence d’accord ?

La situation de la dette italienne préoccupe

Comme tous les membres de la Zone Euro, l’Italie doit soumettre aujourd’hui à la Commission Européenne leur budget prévisionnel pour l’année 2019.

En revanche, le gouvernement italien ne semble pas avoir modifié son budget qui affiche toujours un déficit public de 2,4 % du PIB (Produit Intérieur Brut). Bruxelles devrait donc entamer une période de « dialogue et de consultation » pour que l’Italie revienne en arrière et propose un nouveau budget.

Retoquer le budget italien aurait pour conséquence de déclencher une crise politique avec un gouvernement eurosceptique, ce qui pourrait fortement perturber l’évolution de la monnaie unique et entraîner les bourses européennes vers le bas.

Revers historique de la CSU en Bavière, parti conservateur allié d’Angela Merkel

Ce week-end, la chancelière allemande, Angela Merkel, au pouvoir depuis 13 ans, continue de subir l’essor de l’extrême droite et des verts qui fragilise davantage sa coalition avec les sociaux-démocrates.

Le résultat des élections régionales pourrait menacer la coalition de Merkel et même suggérer sa fin car la CDU/CSU pourrait céder le contrôle de l’Allemagne lors des élections de décembre pendant lesquelles Merkel souhaite être reconduite à la tête de son parti.

Ces changements dans le paysage politique allemand pourraient faire tomber le gouvernement actuel de la première puissance européenne et intensifier la crise de gouvernance de la Zone Euro qui devrait augmenter la volatilité de la monnaie unique, augmentant probablement la volatilité de la monnaie unique.

Krash boursier, correction ou « bear market »?

La semaine passée a certainement été une rude semaine pour les traders qui ont fait face à une situation plutôt chaotique sur les marchés. Ils se demandent d’ailleurs si une période de correction est en train de démarrer ou si les cours pourraient bientôt repartir vers le haut.

Comme le « sell-off » observé en février dernier, la cause principale de ce mouvement baissier est la hausse des rendements des bons du trésor américains à la suite de l’augmentation des taux de la Fed.

D’après le président américain, c’est de la faute de la Réserve Fédérale s’il y a actuellement un vent de panique qui souffle sur les Bourses mondiales. Il pense que « la Fed est devenue folle » et il a même ajouté qu’il est « en désaccord avec ce que fait la Fed ».

Quoiqu’il en soit, c’est bien cette décision de la Fed qui a entraîné à l’origine des rotations de portefeuilles avec des sorties de capitaux du marché des actions et des entrées de capitaux sur le marché obligataire. Certains indices boursiers entrent même en correction (ou en sont très proches).

Le CAC40 perd 4,08 % depuis le début de l’année

Malgré une tentative de rebond vendredi, grâce aux bons résultats des grandes banques américaines et la statistique du commerce extérieur de la Chine qui a été jugée rassurante par les marchés, la Bourse de Paris a terminé en légère baisse.

Le récent « sell-off » a entrainé une accélération du CAC40 vers le bas. L’indice phrase français a cédé 4,91 % sur la semaine et il perd désormais 4,08 % depuis le début de l’année.

Comme nous l’avons expliqué dans notre analyse précédente, les cours du CAC40 ont croisé la moyenne mobile à la baisse début octobre avec de longues bougies baissières (marubozu) tout en se dirigeant vers la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI en baisse sous le niveau des 50.

La semaine dernière, les cours ont cassé le support du canal à 5 242,4 points avec un très long marubozu baissier poussant les cours hors du canal en direction des 5 048,8 points avec un RSI en zone de sur-vente sous les 30.

CAC 40
CAC 40

Doit-on s’attendre à un krash boursier ? Doit-on se préparer à vivre un « remake » du scénario de février 2018?

Le CAC 40 n’est qu’un exemple de la volatilité observée sur les marchés la semaine dernière.

La montée des indices de Wall Street vendredi dernier semble avoir été trop rapide pour de nombreux analystes. En effet, selon eux, les acheteurs à bon compte sont venus et ont poussé le marché vers le haut beaucoup trop rapidement. Les investisseurs devraient donc s’attendre a beaucoup de volatilité la semaine prochaine.

Si les bourses avaient pu repartir de l’avant au printemps après avoir chuté de leur plus hauts, les risques ne sont pas tout à fait les mêmes aujourd’hui notamment avec les tensions tensions commerciales qui pourraient affecter l’économie chinoise déjà en phase de ralentissement.

Il est donc important de rester prudent car de nombreux évènements peuvent augmenter davantage les incertitudes sur l’économie mondiale et la volatilité sur les marchés boursiers :

  • les dégâts provoqués par l’ouragan Michael en Floride,
  • les prévisions du niveau de la demande et de l’offre de pétrole dans le monde,
  • les conséquences des tensions commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde – particulièrement la Chine,
  • les incertitudes sur de croissance globale et les commentaires des grandes institutions mondiales,
  • les conséquences de la politique monétaire américaine qui, avec la hausse de ses taux, impacte fortement le marché obligataire, et par extension l’ensemble des classes d’actifs,
  • la déroute des marchés émergents comme la Turquie ou l’Argentine,
  • les résultats des négociations de l’Europe et du Royaume-Uni concernant le Brexit,
  • les incertitudes sur l’état des finances italiennes.

De quelles façons la crise italienne peut-elle affecter l’économie française?

Potentiel de croissance limité, remontée des taux d’intérêt, endettement massif, gouvernement instable et provocateur, créances douteuses, chômage massif… l’Italie semble représenter un risque majeur pour l’Union Européenne et pour la France ! Quelles conséquences pourraient avoir la crise de la dette italienne sur l’économie de l’Hexagone ?

Le FMI baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale et italienne

Les prévisions de croissance du Fond Monétaire International (FMI) montre que l’économie mondiale commence à s’essouffler, ce qui pourrait peser sur l’économie de nombreux pays européens, dont la France.

L’institution a revu à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale de 2018 et 2019 : 3,7 % contre 3,9 % précédemment.

Les principaux risques évoqués sont les conséquences de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi les inquiétudes concernant l’incapacité des gouvernements à réagir face aux crises potentielles auxquelles ils pourraient avoir à faire face.

Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance pour la France à 1,6 % en 2018 et 2019, notamment face à une « demande extérieure plus modérée ».

Pour l’Italie, les prévisions restent inchangées à 1,2 % en 2018 et 1 % en 2019, mais ces prévisions restent plus faibles que celles prises en compte à Rome dans l’établissement de son budget. En effet, l’Italie a basé son budget sur une croissance de 1,5 % en 2019, 1,6 % en 2020 et 1,4 % en 2021.

L’Italie va-t-elle pourvoir élever son potentiel de croissance?

L’économie italienne doit faire face à de nombreux maux : une croissance structurelle faible, un chômage massif, un problème de compétitivité-coût, une dette colossale, un potentiel de croissance limité, peu de dynamique au niveau de sa productivité, etc.

Le risque majeur actuel concerne les conséquences de la mise en œuvre du programme de la nouvelle coalisation entre la Ligue et le M5S qui pourrait affecter l’économie italienne en remettant en cause la soutenabilité de sa dette.

En effet, le cœur du problème reste la faiblesse de la croissance italienne car les petites entreprises familiales, qui représentent le tissu économique de l’Italie, peinent à faire le poids face à une concurrence accrue, plus innovante et plus moderne.

Associée à une dette italienne importante, qui représente plus de 130 % du PIB malgré certains efforts budgétaires importants mis en place par Rome depuis les crises de 2008 et 2010, la faiblesse de la croissance ne permet pas de réduire la dette publique italienne.

Le FMI a récemment demandé au gouvernement italien « de maintenir les réformes faites sur les retraites et le marché du travail » car « une marche arrière sur les réformes ou la mise en œuvre de politiques qui nuiraient à la soutenabilité de la dette déclencherait une forte hausse du spread » a déclaré l’institution.

Rome reste une source d’instabilité pour les marchés

Pour les intervenants du marché, l’Italie reste une source d’incertitude qui pèse sur l’euro et sur les marchés, et dont les risques pourraient s’étendre aux autres économies européennes comme la France.

Le spread, qui représente l’écart entre les taux d’emprunt à long terme de l’Italie et de l’Allemagne, reste plus élevé qu’avant la formation du gouvernement italien anti-système.

L’augmentation récente des taux d’intérêt à 10 ans montre que les investisseurs réclament une prime de risque face à un degré d’incertitude et de risque plus élevé, ce qui alourdit à terme davantage la charge de la dette italienne. Hier, il a atteint 315 points à la mi-journée avant de se resserrer – son plus haut niveau depuis avril 2013.

En cas d’aggravation de la crise italienne, un phénomène de contagion pourrait gagner la France

Une remontée généralisée des taux à long terme pèserait sur la croissance de l’ensemble de la zone euro, dont la France. En effet, son profil est proche de celui de l’Italie avec un endettement important, un excès de dépenses publiques, un problème de compétitivité et d’investissement des entreprises, ce qui signifie que l’économie française ne serait pas épargnée.

Les banques françaises pourraient subir l’augmentation de l’emprunt d’Etat italien à 10 ans qui est passé de 2,842 % le 26 septembre 2018 à 3,57 % le 8 octobre dernier. En effet, ces établissements bancaires sont souvent des créanciers importants de l’Italie.

Les banques françaises pourraient avoir une exposition cumulée de près de 30 milliards d’euros notamment via leurs filiales locales, ce qui pourrait fortement faire baisser le cours des valeurs bancaires à la Bourse de Paris.

En effet, on ne peut pas exclure le risque que la capacité de remboursement de Rome diminue fortement au point de disparaître. Bien sûr, la Banque Centrale Européenne interviendrait certainement dans une telle situation avec certains programmes (programme de rachat de dette (QE) ou opérations monétaires sur titres (OMT)) pour contenir les risques.

Actuellement, la France bénéficie d’une certaine « complaisance » de la part des marchés car le taux d’intérêt de l’emprunt de la France à 10 ans atteint 0,897 % quand celui de l’Italie évolue au-dessus de 3,57 %.

Cependant, une remontée généralisée et continue des taux d’intérêt à long terme en Zone Euro pourrait entrainer une contagion de la crise italienne vers l’économie française, ce qui affecterait sa croissance et son déficit.

L’Italie se dirige-t-elle vers une nouvelle crise grecque ? Se dirige-t-on vers une nouvelle crise de l’euro ? L’Euro serait-il en train de détruire l’Europe ? Peut-on parler d’Italexit?

Les investisseurs continueront de surveiller les réactions de l’Italie et de Bruxelles concernant cette situation de dérapage budgétaire ainsi que tout questionnement et remise en cause de la Zone Euro et son fonctionnement.