La hausse des rendements obligataires pèse sur les marchés mondiaux

Les actions chinoises ont connu leur pire journée hier depuis plus de trois mois. Alors que les investisseurs revenaient sur les marchés après une semaine de vacances nationales, ils ont entrainé la majorité des indices boursiers mondiaux à la baisse – sans parler de la forte hausse des rendements obligataires américains.

Les principaux indices boursiers mondiaux sont sous pression avec la hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis qui représente un élément défavorable aux actifs risqués comme les actions. Ce matin, les bourses européennes ont tenté de rebondir après une journée terminée dans le rouge lundi mais la légère hausse est difficile à tenir.

En effet, après le récent sell-off sur le marché obligataire, les rendements du Trésor Américain ont atteint des sommets. Les investisseurs craignent donc que le marché ne se dirige vers une rotation, ou un rééquilibrage des portefeuilles, où les investisseurs se retirent des actifs plus risqués pour détenir des actifs sans risque, qui représentent une option de placement plus attrayante.

Comme décrit dans notre analyse précédente, la Fed a remonté ses taux d’intérêt en septembre pour la 8e fois depuis décembre 2015. Jerome Powell, gouverneur de la Réserve Fédérale, se dit optimiste sur la situation de l’emploi américaine, sur l’évolution de l’inflation vers l’objectif des 2 % et sur la solidité de la croissance aux Etats-Unis.

Les projections de la Fed ainsi que les commentaires de ses membres ont alimenté cette poussé des rendements au sein du marché obligataire. En effet, les investisseurs s’attendent désormais à un durcissement de la politique monétaire américaine au vue de la conjoncture économique favorable des Etats-Unis.

Par ailleurs, le président de la banque centrale de New York, John William, a déclaré la semaine dernière qu’il y avait encore « du chemin à faire » avant que la politique monétaire américaine (notamment les décisions concernant les taux d’intérêt) ralentisse l’économie de la 1ère puissance mondiale.

Il se pourrait donc que les taux remontent plus rapidement que prévu, ce qui rend les obligations beaucoup plus attractives que les actions, propulsant les rendements des obligations et faisant chuter le marché des actions.

Hier, l’indice de volatilité CBOE (le VIX, aussi appelé l’indice de la peur) a d’ailleurs progressé pour une 3e journée atteignant le niveau des 18. Généralement, le VIX augmente lorsque la nervosité des investisseurs s’intensifie et que le marché des actions baisse.

En Allemagne, le Dax évolue aujourd’hui sous le seuil important des 12 000 points, ce qui pourrait être le signal d’une baisse encore plus marquée. Le CAC 40, actuellement sous les 5 300 points, évolue désormais vers le bas d’un canal dans lequel il se situe depuis mai dernier.

CAC 40
CAC 40

Hier à la clôture, l’indice français entrait en territoire négatif sur l’année, abandonnant plus de 0,25 % sur 2018.

La semaine dernière les cours ont croisé la moyenne mobile à la baisse avec de longues bougies baissières (marubozu). Les prix de l’indice de référence français se situent également près de la bande inférieure des bandes de Bollinger avec un RSI sous le niveau des 50.

La baisse devrait se poursuivre vers le support à 5 246,5 points et la réaction des cours sur ce niveau sera importante pour déterminer la tendance pour la fin de l’année.

Comment profiter de la guerre commerciale?

Alors que les Etats-Unis ont institué des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en mars dernier pour relancer la consommation de la production américaine, de nombreux investisseurs se demandent comment se positionner et protéger leurs portefeuilles d’investissements pour profiter au mieux de cette guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine (mais aussi le reste du monde).

Aux Etats-Unis, les entreprises nationales qui utilisent de l’acier et de l’aluminium importés pour fabriquer leurs produits doivent maintenant faire face à des coûts de production plus élevés.

Ils ont alors deux options : soit répercuter cette hausse des coûts sur les consommateurs et potentiellement réduire leurs parts de marché, soit conserver leurs prix actuels et donc réduire leurs marges.

De même, les exportateurs de ces matières premières doivent faire face à une situation où leurs produits se retrouvent désormais en position de désavantage en matière de prix.

Ils doivent donc s’adapter à des ventes plus faibles en conservant leurs prix ou à des marges réduites s’ils abaissent leurs prix pour compenser les droits de douane.

Les mesures protectionnistes des Etats-Unis touchent la majorité de ses partenaires commerciaux

Avec l’escalade des mesures protectionnistes sino-américaines, plusieurs pays ont décidé de mettre en place des mesures en représailles aux droits de douane américains et chinois.

Certains stratèges ont alors conseillé aux investisseurs de rechercher des opportunités auprès des ETFs et des devises des marchés émergents.

En effet, ils ont fortement été affectés par cette situation et offrent maintenant des valorisations très attractives notamment sur la base du ratio cours/flux de trésorerie.

Certains secteurs d’activité sont plus touchés que d’autres

Aux Etats-Unis et en Europe, certains secteurs sont plus protégés que d’autres notamment les secteurs domestiques comme la construction, le secteur financier, les loisirs ou encore les services aux particuliers.

D’autres, en revanche, sont pénalisés directement ou indirectement par cette situation en fonction du chiffre d’affaires qu’ils font à l’international, notamment aux Etats-Unis ou en Chine. On pensera aux secteurs de l’automobile, du luxe, de la sidérurgie et de l’aéronautique.

Attention, la guerre commerciale n’est pas terminée

Certains analystes s’attendent à de nouvelles répercussions encore plus négatives – bien que la majorité des conséquences liées à la guerre commerciale aient déjà été intégrées par le marché, particulièrement dans le cours des actions étrangères et des actions américaines à fortes capitalisations boursières.

Il est également possible qu’à la moindre perspective d’accords plus favorables dans cette guerre commerciale, les secteurs sous-performants du marché mondial commencent à rebondir pour rattraper leurs retards.

À quoi faut-il penser avant d’inclure une entreprise dans son portefeuille ?

Au final, on se doute que les actions des grandes sociétés américaines (ayant en moyenne plus de 50% de leurs relations commerciales avec des marchés internationaux) seront les entreprises les plus touchées.

Avant d’investir dans les actions européennes, il est donc important de savoir en détail quelle est la proportion des profits et des chiffres d’affaires issue des Etats-Unis.

À l’inverse, si vous souhaitez investir dans des entreprises américaines, il conviendra de connaître d’abord la proportion des revenus issue des marchés internationaux.

Les entreprises locales (ou domestiques) seront forcément moins exposées à l’escalade du dialogue commercial car elles ne sont pas sensibles aux flux internationaux, ce qui pourrait en faire un investisseur assez défensif.

Dans tous les cas, la diversification est le meilleur moyen de protéger son portefeuille d’investissement pour profiter au maximum de cette guerre commerciale.

La dette italienne pèse sur le CAC40

L’indice CAC 40 a perdu du terrain vendredi avec un secteur bancaire sous pression, lui-même affecté par la situation de la dette italienne qui atteint des niveaux supérieurs à celui du précédent exécutif.

Après avoir perdu 0,85 % vendredi, l’indice phare tricolore a commencé le dernier trimestre 2018 en légère hausse (+0,24 %) mais les valeurs financières françaises comme BNP Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole étaient toujours en recul, limitant la timide avancée du CAC40.

L’annonce d’un accord sur un déficit à 2,4 % du Produit Intérieur Brut (PIB) italien pour les trois prochaines années par la coalition populiste au pouvoir (M5S/Ligue) a eu l’effet d’une douche froide sur les marchés européens qui s’inquiètent du niveau d’endettement de la 3e puissance économique européenne.

L’Italie et le spectre d’une nouvelle crise de la dette

Pour les dirigeants européens la situation en Italie est critique et semble prendre la direction de celle vécue par la Grèce il y a quelques années.

Jean-Claude Junker, président de la Commission Européenne, a prévenu Rome que la situation n’était pas acceptable car ses projets de dépense budgétaire ne permettaient pas d’atteindre les objectifs de réduction de la dette publique italienne.

« L’Italie s’éloigne des objectifs budgétaires que nous avons approuvés en commun au niveau de l’UE. Je ne souhaite pas qu’après avoir surmonté la crise grecque, nous retombions dans la même crise en Italie. Une crise de ce genre nous a suffit », a déclaré Jean-Claude Juncker.

De son côté, le Commissaire Européen à l’Économie, Pierre Moscovici, a souligné l’importance pour les pays européens de respecter les règles budgétaires adoptées par l’Union Européenne. Lorsque le déficit budgétaire d’un membre de la Zone Euro est supérieur à 3% de son PIB, ou si sa dette dépasse 60% de son PIB sans diminuer de manière continue, alors l’Europe doit sévir.

D’après les statistiques d’Eurostat, l’Italie serait le pays avec la dette la plus importante de l’Union Européenne après la Grèce. En effet, la dette italienne excéderait 130% du PIB à la fin du premier trimestre 2018.

Une potentielle crise avec Bruxelles entrainerait une plus grande volatilité

La Commission Européenne qui doit examiner le projet du budget italien mi-octobre juge d’ores et déjà qu’il ne respectera pas les règles établies pour l’ensemble des membres de l’Union Européenne, ce qui ne semble pas déranger le gouvernement italien. Rome a deux semaines pour réviser son budget.

Matteo Salvini, vice-Premier ministre, a fait savoir que l’opinion de Bruxelles ne comptait pas et que si le projet de budget présenté par Rome était refusé, il le ferait « quand même ».

Ce bras de fer représente le « ras-le-bol » et la défiance de l’opinion italienne vis-à-vis des institutions européennes et de leurs règles, notamment sur les questions migratoires, budgétaires et économiques. Le but n’est pas de provoquer une sortie de l’euro, mais de faire en sorte que les élections européennes de mai 2019 portent au Parlement Européen davantage de députés partageant les idées souverainistes et anti-immigration de l’Italie.

Dans tous les cas, la volatilité sur les marchés pourrait donc s’intensifier car le bras de fer avec Bruxelles pourrait être sur le point de s’accélérer. L’euro et les indices boursiers européens pourraient fortement baisser dans les semaines à venir en fonction des mesures prises par Bruxelles, de la réaction du gouvernement italien et du spread entre les taux d’emprunt allemands et italiens.

Analyse Mensuelle Sur l’Or – Octobre 2018

Alors que l’Or perd plus de 12% depuis son plus haut de janvier 2018, les investisseurs se demandent si le métal jaune est prêt à rebondir, ou s’il va s’enfoncer davantage.

Techniquement, sur le graphique mensuel ci-dessous, il y a un biais baissier qui pourrait se poursuivre maintenant que les prix sont sous l’important niveau des 1 200 $. Les cours évoluent sous la moyenne mobile à 20 jours depuis plus de 3 mois et ils sont actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des Bandes de Bollinger avec un RSI sous la barre des 50.

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Le graphique journalier ci-dessous montre que les prix ont évolué de manière latérale depuis fin août entre une résistance à 1 210 $ et un support à 1 191 $. Avec la décision de la Fed la semaine dernière, les vendeurs ont pris la main et les prix ont accéléré à la baisse, passant sous la moyenne mobile à 20 jours et cassant le support avec un RSI sous les 50.

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L’Or est généralement considéré comme une valeur refuge en temps de crise

Le métal jaune ne semble plus jouer ce rôle cette année car de nombreux évènements géopolitiques et économiques aux conséquences incertaines n’ont pas soutenu sa demande : la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, le retrait des États-Unis de plusieurs organisations internationales, la crise de la livre turque et des devises émergentes, les négociations autour du Brexit, la dette italienne, etc.

Tous ces évènements ont entrainé une plus grande volatilité sur les marchés et de fortes incertitudes sur la direction de l’économie mondiale. Cependant, cela n’a pas joué sur la demande du métal jaune.

Ces facteurs ne paraissent donc plus être les critères principaux faisant bouger son prix – l’Or semble davantage évoluer en fonction du dollar américain. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, l’Or et l’USD évoluent dans des directions opposées, on dit que ces deux actifs sont négativement corrélés.

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Alors que l’USD atteint ses plus hauts niveaux, l’Or touche ses plus bas

La hausse récente du dollar américain est attribuable à l’augmentation des taux d’intérêt aux États-Unis. Comme nous l’avions expliqué dans notre article précédent, la Fed a augmenté son taux directeur pour la 8e fois depuis décembre 2015 la semaine dernière pour atteindre la fourchette de 2 % à 2,25 % et devrait continuer de normaliser sa politique monétaire dans les années à venir.

Lorsqu’une banque centrale aussi importante que la Fed fait évoluer ses taux d’intérêt, les investisseurs ré-adaptent leurs portefeuilles d’investissement en les « ré-équilibrant ». En effet, lors de la composition d’un portefeuille, un investisseur recherche en général des actifs avec des taux de rendement les plus élevés avec un niveau de risque minimum.

Ainsi, les traders délaissent l’Or, qui n’offre pas de revenu direct, pour des placements sûrs avec des rendements plus élevés comme des bons du Trésor américain ou des comptes d’épargne.

La demande structurelle de l’Or devrait donc diminuer dans le temps puisque les investisseurs ne peuvent compter que sur l’appréciation de son prix pour obtenir une plus-value, ce qui devrait limiter le potentiel de hausse du métal jaune sur le moyen-long terme.

Cependant, beaucoup de traders spécialisés dans les matières premières pourraient bientôt entrer sur le marché pour profiter d’opportunités de trading.

En effet, la corrélation négative entre l’USD et les matières premières a fait baisser le prix de nombreuses matières premières qui se rapprochent de niveaux de support significatifs. Ces niveaux pourraient entrainer un rebond technique si de nombreux traders entraient en position après la récente baisse.

N’oubliez pas que les investisseurs placent leurs fonds dans les classes d’actifs qu’ils pensent être les plus adaptées aux cycles économiques actuels et à venir. Il est donc important de bien comprendre les relations entre les différentes classes d’actifs et de savoir dans quel cycle économique et de marché on se trouve actuellement.

Or Prévisions, 31 janvier 2017, Analyse Technique

Lundi, les marchés de l’or montrent un rallye, brisant au-dessus du plus haut du marteau de vendredi. Ceci est un signe très positif et nous reconnaissons que le niveau des 1200 $ agit comme une résistance psychologique légère. Cependant, nous nous attendons à ce que ce niveau soit brisé et le marché pourrait à nouveau ouvrir la voie à d’autres hausses. Contrairement, avec la cassure sous le marteau de lundi, nous aurons un signal très négatif qui déclencherait le marché vers des baisses plus importantes. Cela dit, nous nous attendons à une certaine volatilité dans cette matière première.

Or Analyse Fondamentale pour le 31 Janvier 2017 Prévisions

Lundi, le prix de l’or a augmenté dans le sillage de la demande croissante d’actifs refuges par les investisseurs effrayés par les turbulences sur les marchés des actions, provoquées par la réaction à la décision prise par le président des États-Unis Trump sur l’immigration. Les acheteurs ont essentiellement ignoré la légère hausse du dollar américain au début de séance, mais lors de la clôture le dollar a cassé à la baisse, les achats d’or ont augmenté.

Sur le Comex, les contrats à terme d’or à échéance en Avril clôturent à 1,196.00 $, en hausse de 4,90 $ (+ 0,41%).

Les données économiques des États-Unis lundi sont mélangés, avec l’indice des prix à la consommation PCE de base, qui se situe à 0,1%, conformément aux attentes et à la lecture précédente.

Les dépenses personnelles augmentent de 0,5%, un chiffre au-dessus du 0,4% prévu et du précédent de 0,2%.

Déçoivent cependant les données sur le revenu des particuliers, en hausse seulement du 0,3%, par rapport à 0,4% prévu et révisé après la lecture de + 0,1% du mois précédent.

En hausse de 1,6% les ventes de logements en cours, conformément aux attentes et bien plus de -2,5% de la précédente lecture.

Prévisions

La clôture haussière du marché de l’or et les craintes persistantes générées par l’ordre exécutif sur l’immigration signé par Trump devraient continuer à soutenir le marché mardi, mais, compte tenu de la décision de politique monétaire de la Federal Reserve d’attente pour mercredi, les gains devraient être limités.

Même si la Fed ne devait pas augmenter les taux d’intérêt, cependant, il pourrait révéler des informations sur le calendrier de la prochaine hausse des taux d’intérêt, selon les traders aura lieu en Juin. La décision de la Fed devrait également influer sur la performance du dollar américain.

Si les marchés mondiaux continuaient à céder du terrain, l’or devrait continuer à augmenter quel que soit le sort du dollar. L’aversion au risque à l’heure actuelle est le principal facteur d’influence du marché.

Les traders en or seront également en mesure de réagir aux nouvelles données économiques aux États-Unis, au premier rang le rapport sur la confiance des consommateurs du Conference Board. Selon les prévisions arrivera à 112,6, en baisse par rapport au précédent 113,7.

Au début de la séance seront publiées les données sur l’indice du coût du travail aux États-Unis, attendu à 0,6%, en ligne avec les données du mois précédent.

L’indice sur le prix des maisons S&P/CS Composite-20 devrait être de 5,0%, en baisse par rapport au précédent 55.1 et légèrement supérieure à la précédente 54.6.

Si les actions devaient continuer à céder du terrain, les traders pourraient espérer en une augmentation du prix de l’or, mais limité par les craintes sur l’annonce de la politique monétaire du FOMC prévue pour mercredi.

Le graphique journalier indique comme une zone clé à observer 1.207,60$ – 1202,80$. La réaction des traders à ce domaine nous dira si les achats devraient augmenter, ou s’ils seront les vendeurs à revenir sur le marché

Or Analyse Fondamentale pour le 30 Janvier 2017 Prévisions

Vendredi les contrats à terme sur l’or clôturent à la baisse, bien loin des plus bas; les investisseurs ont réagi principalement à l’augmentation de la demande pour les investissements à haut risque et, plus tard, à un couple de rapports économiques des États-Unis en deçà des attentes.

Vendredi au début de la séance la bonne performance du marché boursier et la hausse des rendements sur les bons du Trésor des États-Unis ont continué à appuyer sur l’or, mais à la suite de la diffusion des données en deçà des attentes sur le PIB des États-Unis et des biens durables le marché a commencé un rallye.

Selon les données du ministère du Commerce, au cours du quatrième trimestre, le PIB des États-Unis est en fait augmenté à un taux annuel de 1,9%, contre 2,1% attendu par les traders, et encore en forte baisse depuis le 3, 5% du troisième trimestre.

En Décembre, les commandes de biens durables aux États-Unis sont en baisse de 0,4%, tandis que la confiance des consommateurs en Janvier touchera 98,5, au-dessus du 98,1 attendu.

Les vendeurs courts sur l’or ont couvert les positions à la suite de la diffusion des données qui se nourrissent des doutes quant à l’éventuel report des interventions sur les taux d’intérêt par la Fed à la lumière de la faible croissance économique.

Sur le Comex, les contrats à terme d’or à échéance en avril clôturent à 1,191.10 $, en baisse de 1,40 $ (-0,12%).

Prévisions

Aujourd’hui, compte tenu de la baisse du dollar des États-Unis en raison de données économiques décevantes de vendredi, l’or devrait se déplacer à la hausse, mais les gains peuvent être limités dès le début des festivités du Nouvel An lunaire en Asie.

Certains traders font valoir que, si la réaction de protestations sur les mesures d’immigration prises par le Président Donald Trump devait appuyer sur les bourses et sur le dollar américain, lundi les événements géopolitiques pourrait pousser les prix à la hausse.

Les traders en or peuvent également être influencés par plusieurs rapports économiques des États-Unis, y compris ceux de l’indice des prix PCE de base, les dépenses personnelles et le revenu personnel, tous importants parce que généralement la Fed suit de près ces données, surtout la première.

Parmi les autres rapports nous signalons les ventes de logements en cours et enquêtes auprès des agents de prêts.

L’action des prix suggère une augmentation de la demande de sécurité en raison d’événements géopolitiques aux Etats-Unis et pourrait servir de support.

Or Prévisions, 30 janvier 2017, Analyse Technique

Vendredi, après une baisse initiale, les marchés aurifères trouvent suffisamment de soutien pour inverser le cours en imprimant un marteau. Ce chiffre indique bien sûr un signe de force et, à la suite de cela, nous pensons qu’il peut y avoir un saut pour atteindre la moyenne mobile exponentielle à 100 jours, que nous avons mis en évidence en rouge sur le graphique. Par ailleurs, si nous devions briser en dessous le marteau, ce serait un signal très négatif, mais à l’heure actuelle, il semble que les acheteurs commencent à revenir sur le marché pour recueillir une valeur dans le marché de l’or.

Or, Analyse technique per il 27 janvier 2017 Prévisions

Jeudi, le marché de l’or a continué à perdre du terrain; alors que les investisseurs ont abandonné les positions longues à la lumière du renforcement du dollar américain et la hausse des cours boursiers. Le mouvement a été favorisé à la fois par la liquidation des positions longues tant par les ventes spéculatives, alors que les investisseurs ont continué de parier sur Trump et sa capacité à stimuler la croissance de l’économie américaine.

Sur le Comex, les contrats à terme d’or à échéance en avril ont clôturé la séance à 1,192.50 $, en baisse de 8,00 $ (-0,67%).

Les traders estiment que les prix ont été également affectés par le début des festivités du Nouvel An lunaire chinois, au cours de lesquelles nous prévoyions, entre autres, une baisse du volume des transactions afin d’exposer le marché à des fluctuations possibles des prix.

En ce qui concerne les données économiques, après trois semaines consécutives de gains solides, des ventes en décembre de nouvelles maisons unifamiliales baissent au plus bas en 10 mois, probablement en réaction à des taux d’intérêt plus élevés sur les prêts hypothécaires; les analystes estiment cependant que la demande augmentera à nouveau quand un marché du travail de plus en plus concurrentiel conduira à la croissance des salaires.

Les demandes d’allocations au chômage ont fait un bond de 22.000 unités, passant à 259.000, cependant, en dessous des 300.000 unités pour la 99e semaine consécutive – la plus longue série depuis 1970.

Le PMI HIS du secteur des services Markit signale la plus forte expansion depuis 2015, avec un saut à partir du 53,9 du mois dernier à l’actuel 55,1. Les négociations attribuent l’extension à la croissance de la demande intérieure et à une amélioration de la confiance des entreprises.

Les rendements des bons du Trésor américain ont légèrement diminué, mais n’ont pas affecté ni le dollar américain, en rebondissant depuis les plus bas du début de la séance et ni les prix de l’or à la baisse.

Prévisions

Vendredi, bien que le rallye sur le marché boursier continue à se développer dans le sillage du dollar américain, nous pouvons nous attendre encore de la pression baissière. En ce moment, la corrélation avec le dollar n’est pas très forte, les traders vont donc observer la direction des rendements des obligations du Trésor.

Si le momentum baissier continuait, nous pourrions finalement observer un test de 1175,10 $ – 1163.80 $, possibilité qui pourrait encourager des prises de bénéfice ou des achats agressifs en contre tendance.

Les principaux rapports d’aujourd’hui qui pourraient influer l’action des prix comprennent les données préliminaires sur le PIB, les biens durables et la confiance des consommateurs.

Le PIB devrait être à 2,1%, bien en dessous du précédent 3,5%. Pour les biens durables de base nous prévoyions une hausse de 0,5%. Les commandes de biens durables peuvent arriver à 2,7%, après une baisse de 4,5% le mois dernier. On prévoit que le rapport sur la confiance des consommateurs de l’Université du Michigan augmente légèrement du précédent 98.2.

Or Prévisions, 27 janvier 2017, Analyse Technique

Jeudi, les marchés de l’or se déplacent à la baisse en cassant en dessous de la moyenne mobile exponentielle à20 jours, région qui a récemment agi de soutien dynamique. Une cassure en dessous de l’extrémité inférieure de la bougie de jeudi pourrait ouvrir les portes au niveau des 1165 $. Cela dit, nous croyons que le précieux est prêt à suivre une tendance à la baisse à long terme, par conséquent, nous ne considérerons pas la possibilité d’acheter le métal jaune jusqu’à ce que nous allions voir une cassure au-dessus de 1230 $. Peu importe, nous nous attendons à une forte volatilité sur le marché, par conséquent, nous recommandons d’investir dans le marché des options.