Le rebond des marchés peut-il durer ? Attention à la fin de semaine…

Hier, les bourses mondiales ont rebondi grâce au sursaut de Wall Street qui a enregistré sa meilleure performance journalière depuis mars. Les indices américains et européens ont terminé en forte hausse, dopés par les très bons résultats des entreprises américaines.

Les grandes banques américaines semblent bien orientées avec Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont enregistré des résultats meilleurs que prévu. Johnson & Johnson, excellent indicateur des dépenses de consommation, a également publié des chiffres supérieurs aux attentes des investisseurs.

La session de trading de la veille a montré des investisseurs qui ont (plus ou moins) mis de côté leurs craintes et leurs angoisses vis-à-vis des incertitudes et des conséquences de la guerre commerciale, de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, de l’instabilité politique et d’un potentiel ralentissement des bénéfices à venir.

Les investisseurs, analystes et économistes sont actuellement divisés en deux écoles concernant la question du cycle économique et du cycle de marché dans lequel nous nous trouvons actuellement.

D’un côté, vous avez ceux qui pensent que, historiquement, nous devrions voir la fin d’un cycle expansionniste bientôt. Le marché haussier auquel nous faisons face, notamment aux États-Unis avec le 2e plus long mouvement haussier (bull market) de l’histoire, commence à s’estomper tout comme l’économie mondiale qui commence à s’essouffler.

D’un autre côté, vous avez les « taureaux » pour qui la hausse des marchés va continuer malgré le récent pic de volatilité observé sur les marchés. Pour eux, la guerre commerciale va se terminer de manière positive et sans réelle conséquence sur l’économie ni les marchés. Ils pensent également que les rachats d’actions, qui atteignent un niveau record, vont continuer après la publication des résultats

Dans tous les cas, la fin de semaine promet d’offrir de nouveaux mouvements de marché avec une potentielle augmentation de la volatilité.

Mercredi 17 octobre 20h – Compte-rendu du FOMC

Alors que la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif de ses taux directeurs pour la 8e fois depuis décembre 2015 il y a 2 semaines, les investisseurs analyseront son compte-rendu en détail pour décortiquer toute information concernant la direction de la politique monétaire américaine.

En effet, les informations les plus importantes concernent les projections économiques tout comme ce que les membres ont déclaré à propos de l’évolution future des hausses de taux. Si la Fed va trop vite dans son processus de normalisation de sa politique monétaire, les investisseurs craignent qu’elle ne fasse dérailler l’économie du pays ainsi que le marché haussier actuel.

Les investisseurs examineront également si les membres du FOMC ont parlé de la courbe des taux car actuellement les taux à court-terme ont tendance à être très proches des taux à long-terme. Lorsque les taux court-terme sont plus élevés que les taux à long-terme, on parle de courbe de rendement inversée (historiquement signe précurseur de récession économique).

Jeudi 18 octobre – Fin du Conseil Européen et Ouverture du Sommet de la Zone Euro 

Aujourd’hui s’ouvre le Conseil Européen de 2 jours pendant lequel les dirigeants de l’UE à 27 vont débattre du Brexit et de l’état des négociations avec le Royaume-Uni. Demain, le Conseil Européen discutera des questions de migration, de sécurité intérieure ou encore de relations extérieures.

Le Sommet de la Zone Euro réunit les membres de l’UE qui discuteront de « l’état d’avancement des négociations concernant l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM) en vue du sommet de la zone euro de décembre ». De façon générale, ces sommets proposent des orientations stratégiques aux pays membres pour mener au mieux leurs politiques économiques.

Vendredi 19 octobre – Publication du PIB chinois pour le 3e trimestre

Le bilan de santé économique de la Chine va-t-il montrer un ralentissement de la croissance du PIB à la suite de la guerre commerciale qui a éclaté avec les États-Unis ? C’est ce que vont découvrir les investisseurs européens à leurs réveils.

Les économistes et traders seront à l’affût du moindre signes de ce que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a coûté à la 2e puissance mondiale lorsque la Chine publiera vendredi ses chiffres de croissance pour le trimestre de juillet à septembre 2018 et d’autres données financières essentielles.

En effet, les moteurs de croissance du pays en termes d’investissements, de dépenses de consommation et d’exportations étant proches de leur capacité maximale, on peut se demander dans quelle mesure les nouveaux tarifs douaniers vont représenter un défi pour les dirigeants chinois.

Krash boursier, correction ou « bear market »?

La semaine passée a certainement été une rude semaine pour les traders qui ont fait face à une situation plutôt chaotique sur les marchés. Ils se demandent d’ailleurs si une période de correction est en train de démarrer ou si les cours pourraient bientôt repartir vers le haut.

Comme le « sell-off » observé en février dernier, la cause principale de ce mouvement baissier est la hausse des rendements des bons du trésor américains à la suite de l’augmentation des taux de la Fed.

D’après le président américain, c’est de la faute de la Réserve Fédérale s’il y a actuellement un vent de panique qui souffle sur les Bourses mondiales. Il pense que « la Fed est devenue folle » et il a même ajouté qu’il est « en désaccord avec ce que fait la Fed ».

Quoiqu’il en soit, c’est bien cette décision de la Fed qui a entraîné à l’origine des rotations de portefeuilles avec des sorties de capitaux du marché des actions et des entrées de capitaux sur le marché obligataire. Certains indices boursiers entrent même en correction (ou en sont très proches).

Le CAC40 perd 4,08 % depuis le début de l’année

Malgré une tentative de rebond vendredi, grâce aux bons résultats des grandes banques américaines et la statistique du commerce extérieur de la Chine qui a été jugée rassurante par les marchés, la Bourse de Paris a terminé en légère baisse.

Le récent « sell-off » a entrainé une accélération du CAC40 vers le bas. L’indice phrase français a cédé 4,91 % sur la semaine et il perd désormais 4,08 % depuis le début de l’année.

Comme nous l’avons expliqué dans notre analyse précédente, les cours du CAC40 ont croisé la moyenne mobile à la baisse début octobre avec de longues bougies baissières (marubozu) tout en se dirigeant vers la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI en baisse sous le niveau des 50.

La semaine dernière, les cours ont cassé le support du canal à 5 242,4 points avec un très long marubozu baissier poussant les cours hors du canal en direction des 5 048,8 points avec un RSI en zone de sur-vente sous les 30.

CAC 40
CAC 40

Doit-on s’attendre à un krash boursier ? Doit-on se préparer à vivre un « remake » du scénario de février 2018?

Le CAC 40 n’est qu’un exemple de la volatilité observée sur les marchés la semaine dernière.

La montée des indices de Wall Street vendredi dernier semble avoir été trop rapide pour de nombreux analystes. En effet, selon eux, les acheteurs à bon compte sont venus et ont poussé le marché vers le haut beaucoup trop rapidement. Les investisseurs devraient donc s’attendre a beaucoup de volatilité la semaine prochaine.

Si les bourses avaient pu repartir de l’avant au printemps après avoir chuté de leur plus hauts, les risques ne sont pas tout à fait les mêmes aujourd’hui notamment avec les tensions tensions commerciales qui pourraient affecter l’économie chinoise déjà en phase de ralentissement.

Il est donc important de rester prudent car de nombreux évènements peuvent augmenter davantage les incertitudes sur l’économie mondiale et la volatilité sur les marchés boursiers :

  • les dégâts provoqués par l’ouragan Michael en Floride,
  • les prévisions du niveau de la demande et de l’offre de pétrole dans le monde,
  • les conséquences des tensions commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde – particulièrement la Chine,
  • les incertitudes sur de croissance globale et les commentaires des grandes institutions mondiales,
  • les conséquences de la politique monétaire américaine qui, avec la hausse de ses taux, impacte fortement le marché obligataire, et par extension l’ensemble des classes d’actifs,
  • la déroute des marchés émergents comme la Turquie ou l’Argentine,
  • les résultats des négociations de l’Europe et du Royaume-Uni concernant le Brexit,
  • les incertitudes sur l’état des finances italiennes.

La dette italienne pèse sur le CAC40

L’indice CAC 40 a perdu du terrain vendredi avec un secteur bancaire sous pression, lui-même affecté par la situation de la dette italienne qui atteint des niveaux supérieurs à celui du précédent exécutif.

Après avoir perdu 0,85 % vendredi, l’indice phare tricolore a commencé le dernier trimestre 2018 en légère hausse (+0,24 %) mais les valeurs financières françaises comme BNP Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole étaient toujours en recul, limitant la timide avancée du CAC40.

L’annonce d’un accord sur un déficit à 2,4 % du Produit Intérieur Brut (PIB) italien pour les trois prochaines années par la coalition populiste au pouvoir (M5S/Ligue) a eu l’effet d’une douche froide sur les marchés européens qui s’inquiètent du niveau d’endettement de la 3e puissance économique européenne.

L’Italie et le spectre d’une nouvelle crise de la dette

Pour les dirigeants européens la situation en Italie est critique et semble prendre la direction de celle vécue par la Grèce il y a quelques années.

Jean-Claude Junker, président de la Commission Européenne, a prévenu Rome que la situation n’était pas acceptable car ses projets de dépense budgétaire ne permettaient pas d’atteindre les objectifs de réduction de la dette publique italienne.

« L’Italie s’éloigne des objectifs budgétaires que nous avons approuvés en commun au niveau de l’UE. Je ne souhaite pas qu’après avoir surmonté la crise grecque, nous retombions dans la même crise en Italie. Une crise de ce genre nous a suffit », a déclaré Jean-Claude Juncker.

De son côté, le Commissaire Européen à l’Économie, Pierre Moscovici, a souligné l’importance pour les pays européens de respecter les règles budgétaires adoptées par l’Union Européenne. Lorsque le déficit budgétaire d’un membre de la Zone Euro est supérieur à 3% de son PIB, ou si sa dette dépasse 60% de son PIB sans diminuer de manière continue, alors l’Europe doit sévir.

D’après les statistiques d’Eurostat, l’Italie serait le pays avec la dette la plus importante de l’Union Européenne après la Grèce. En effet, la dette italienne excéderait 130% du PIB à la fin du premier trimestre 2018.

Une potentielle crise avec Bruxelles entrainerait une plus grande volatilité

La Commission Européenne qui doit examiner le projet du budget italien mi-octobre juge d’ores et déjà qu’il ne respectera pas les règles établies pour l’ensemble des membres de l’Union Européenne, ce qui ne semble pas déranger le gouvernement italien. Rome a deux semaines pour réviser son budget.

Matteo Salvini, vice-Premier ministre, a fait savoir que l’opinion de Bruxelles ne comptait pas et que si le projet de budget présenté par Rome était refusé, il le ferait « quand même ».

Ce bras de fer représente le « ras-le-bol » et la défiance de l’opinion italienne vis-à-vis des institutions européennes et de leurs règles, notamment sur les questions migratoires, budgétaires et économiques. Le but n’est pas de provoquer une sortie de l’euro, mais de faire en sorte que les élections européennes de mai 2019 portent au Parlement Européen davantage de députés partageant les idées souverainistes et anti-immigration de l’Italie.

Dans tous les cas, la volatilité sur les marchés pourrait donc s’intensifier car le bras de fer avec Bruxelles pourrait être sur le point de s’accélérer. L’euro et les indices boursiers européens pourraient fortement baisser dans les semaines à venir en fonction des mesures prises par Bruxelles, de la réaction du gouvernement italien et du spread entre les taux d’emprunt allemands et italiens.

Les stocks européens baissent mais sont réglés pour clôturer avec des gains hebdomadaires

Les marchés boursiers européens affichent des légères pertes. Le rallye du marché boursier mondial a déjà commencé à manquer de volatilité jeudi en raison des préoccupations au sujet d’une guerre commerciale. Les marchés boursiers asiatiques étaient à la hausse et se dirigent vers un gain hebdomadaire. Un Yen plus faible a soutenu les gains du Nikkei et Topix et en Europe du FTSE 100 qui surperformant puisque la livre sterling est sous pression. Les marchés de la zone euro sont cependant en territoire négatif et même l’indice allemand se dirige à la baisse, bien que le DAX demeure au-dessus du seuil critique des 11800 jusqu’à présent. Les banques réduisent leur gain hebdomadaire, alors que les rendements de base se déplacent à la baisse. Trump est à nouveau sur une boîte de savon, en écrivant sur tweeter d’abord que sa réunion avec le président mexicain ne sera pas fructueuse s’ils ne discutaient pas comment le Mexique paierait le mur.

Les contrats à terme sur le WTI affichent actuellement une baisse de 0,8%, à 53,40 $, ce qui représente environ la moitié du rallye d’hier. Prix continuent à augmenter autour des 53,0 $. Une hausse des stocks du pétrole brut au cours de la dernière semaine aux États-Unis a contribué à maintenir le prix du pétrole face au recul de l’offre de l’OPEP. Les stocks totaux de pétrole ont augmenté de 9 millions de barils, et les stocks d’essence ont continué de gonfler.

Les prix des importations allemandes ont bondi en décembre

En Europe, l’inflation des prix à l’importation en Allemagne a grimpé à 3,5% année sur année en décembre, en hausse par rapport à 0,3% d’une année à l’autre au cours du mois précédent. L’inflation des prix à l’importation aurait dû augmenter davantage en raison des effets des prix du pétrole, mais la lecture finale était encore beaucoup plus élevée que prévue et même en excluant le pétrole, le taux annuel est passé de 0,4% en novembre à 1,7%. D’autres signes indiquent ensuite que l’inflation allemande est en hausse et pourrait être supérieure à 2% en janvier, ce qui ajoutera de la pression sur Draghi, qui est déjà attaqué par les critiques en Allemagne après la décision d’étendre le QE sans un engagement ferme à un calendrier effilé.

Trump est de retour sur chicot après avoir rencontré le leader républicain à Philadelphie, retraçant ses progrès et les plans à ce jour. Il a confirmé que la réunion avec le leader du Mexique a été annulé et il envisage « de parcourir un autre chemin », pour financer le mur. Avec le retrait du TPP, les négociations commerciales seront bilatérales avec une clause de résiliation à 30 jours s’elles échouaient. Il a réaffirmé des réductions d’impôt générales, des redémarrages des pipelines et l’utilisation d’acier aux États-Unis pour les canalisations.

Les données positives des indices des directeurs d’achats contribuent à l’augmentation de la propension au risque

La journée du mardi a marqué un tournant pour les marchés européens, qui expérimentaient un rebond et se déplaçaient à la hausse. Les bourses dans les pays périphériques de la zone euro ont une meilleure tendance sur les autres marchés, le dollar se déplace à la hausse et l’aversion au risque diminue. Les données positives des indices des directeurs d’achats confirment que la reprise se poursuit et s’élargit. La décision de la Cour suprême du Royaume-Uni, selon laquelle l’article 50 du TUE devrait être soumis à un vote du Parlement, il a peut-être contribué à la hausse des marchés boursiers européens. Toutefois, il est peu probable que la décision de la Cour ne peut que ralentir la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Le prix du pétrole a augmenté, avec le WTI qui a réussi à se déplacer au-dessus des 53 $ le baril. Au même temps, les bourses des États-Unis se déplacent à la hausse. En Asie, les marchés restent prudents en raison de l’incertitude entourant les politiques commerciales et de réglementation de l’administration Trump. Malgré la dépréciation du yen, le Nikkei a fermé avec une perte de 0,55%. Au contraire, le Hang Seng et l’ASX a réussi à se déplacer à la hausse.

Après le rebond à partir des 52,31 $ expérimenté hier, le WTI continue d’augmenter, en gagnant 0,2% pour atteindre 52,85 $. Le plus haut a été atteint à 53,30 $, 4 cents de moins que le plus haut d’hier. Le prix du pétrole a été poussé à la hausse par des signes de mise en œuvre de l’accord sur la réduction de la production par l’OPEP et d’autres pays producteurs et par un rapport qu’au quatrième trimestre, a montré que les stocks mondiaux de pétrole brut ont baissé sur base trimestrielle de 24 millions de barils à 5,7 milliards de barils. Le chiffre a équilibré le souci de l’augmentation de la production aux États-Unis.

Sur le cas Brexit la Cour suprême du Royaume-Uni s’est prononcé contre le gouvernement. L’appel, en fait, a pris fin avec la décision que l’invocation de l’article 50 du TUE qui devrait être voté par le parlement. La Cour a également décidé que l’Ecosse et l’Irlande du Nord n’ont pas un pouvoir de veto. Maintenant, on prévoit que le gouvernement britannique devrait présenter un bref projet de loi sur le retrait de la Chambre des communes et la Chambre des Lords.

Les indices des directeurs d’achats de la zone euro continuent d’étonner

Dans la zone euro, les indices des directeurs d’achats du secteur manufacturier continuent d’étonner. En Janvier, l’indice composite des directeurs des achats de la zone euro a légèrement diminué, passant de 54,4 en Décembre à 54,3. La contraction reflète un indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier supérieur aux attentes. Cet indice a en fait augmenté de 54,9 à 55,1. Au même temps, l’indice des directeurs des achats du secteur des services a chuté de 53,7 à 53,6. Dans tous les cas, les chiffres sont beaucoup plus élevés et signalent une croissance solide à la fois dans le secteur manufacturier que dans le secteur des services, qui est accompagné par un élargissement de la reprise, comme montré par la France.

En Allemagne, les indices des directeurs d’achats en janvier marquent des résultats différents. Celle du secteur manufacturier a surpris à la hausse avec un bond de 55,6 en Décembre à 56,5, malgré la correction des dernières données sur les commandes dans le secteur manufacturier. Le secteur des services indique, cependant, une contraction inattendue de 54,3 à 53,2. Selon les attentes, ce secteur devrait toutefois enregistrer une légère expansion. Cette combinaison inattendue de données contradictoires a provoqué une baisse de l’indice composite des directeurs d’achat de 55,2 en Décembre à 54,7. Cependant, le chiffre est certainement encore positif, confirmant que, au début de 2017, la reprise économique continue.

Le prix du pétrole augmente, mais ne réussit pas à pousser les bourses européennes à la hausse

Les marchés boursiers européens se déplacent à la baisse, avec le FTSE 100 qui enregistre la plus mauvaise performance en raison de l’appréciation de la livre. Le DAX et le CAC 40 ont rendu les gains antérieurs et baissent, avec des investisseurs toujours en attente de l’annonce de la BCE. Les marchés asiatiques ont clôturé de diverses façons: le Nikkei a réussi à gagner 0,49% en raison de la dépréciation du yen par rapport au dollar après les déclarations faites par Yellen hier. Le président de la Fed a déclaré qu’elle s’attend une hausse progressive des taux d’intérêt jusqu’à atteindre un taux neutre de 3% en 2019. Pendant ce temps, les marchés chinois, les producteurs d’énergie et les entreprises minières ont enregistré les pertes les plus lourdes. Le prix du pétrole a augmenté du plus bas d’hier, mais le WTI reste fermement en dessous de 52 $ le baril, malgré la baisse des stocks de pétrole brut plus élevés que prévu détectée par API.

Jeudi, le pétrole s’est déplacé légèrement à la hausse, grâce à la publication du rapport de l’Agence d’l’information sur l’énergie (EIA) des États-Unis, qui a enregistré une diminution des stocks. Selon l’EIA, l’effet que les réductions de l’OPEP ont sur le marché est, à ce jour, difficile à mesurer. L’EIA a finalement revu à la hausse ses estimations sur la demande en 2016.

Dans la soirée du mercredi, l’American Petroleum Institute (API) a annoncé que les stocks de pétrole brut ont diminué d’un peu plus de 5 millions de barils contre la baisse attendue de 1 million de barils. Le chiffre a été compensé par l’augmentation des stocks d’essence, ce qui représente 9,75 millions de barils, a été plus élevé que prévu. Dans la dernière semaine, les stocks de produits distillés, qui comprennent des produits tels que le mazout de chauffage et le diesel, ont baissé de 1,2 million de barils.

La vente aux enchères des obligations du gouvernement espagnol a reflété le fait que la courbe de rendement est devenue plus raide. Les titres à cinq ans ont, en fait, été vendus à un rendement moyen de 0,399%, en hausse de 0,27% du 5 Janvier. Au même temps, le rendement des obligations à deux ans a diminué de -0.008% de la dernière vente aux enchères du 17 Novembre à -0,234%. Avec la BCE qui réduit à une seule année, la durée minimale des obligations du gouvernement qui peut acheter dans le cadre de l’achat de titres et supprime la limite sur le taux des dépôts, les rendements à court terme continuent de diminuer, tandis que les données sur l’inflation poussent les rendements à long terme. On observe ce phénomène avec une certaine faveur, car on estime que l’augmentation des rendements à long terme pourrait soutenir les banques.

En Novembre, l’excédent du compte courant a augmenté des 28,4 milliards d’euros du mois précédent aux 36,1 milliards d’euros actuels. L’excédent des actifs a augmenté de 25,9 milliards d’euros à 30,9 milliards d’euros. En outre, l’excédent primaire a augmenté de façon spectaculaire, aidant à compenser la contraction de l’excédent des services. Le compte financier sans ajustement a montré qu’en Novembre écoulement des investissements directs et de portefeuille de -6,3 milliards d’euros, cependant, dans le même mois, l’afflux reste à 728,1 milliards d’euros sur une base annuelle contre des 273,9 milliards d’euros sur une base annuelle en Novembre 2015.

Topsy Turvy Day dans les marchés jette les traders hors balance

Il a été une journée très volatile sur les marchés aujourd’hui dès le début de la session asiatique que la nouvelle année dans le commerce est bien en cours. Tout a commencé avec le procès verbal de la réunion du FOMC qui a été rendu public hier à la fin de la session de NY, qui a montré que les membres de la Fed ne sont pas aussi hawkish que les marchés avaient prévu qu’ils soient. Cela a déclenché une série de USD affaiblissement et tous conduit à un risque général de l’humeur sur les marchés.

Le rapport d’emploi de l’ADP a augmenté de 153 000 emplois en deçà des prévisions de 170 000 emplois. Les données peuvent éclairer le rapport de demain sur les salaires non agricoles.

Ce risque de l’humeur a aidé le yen à gagner et la paire USDJPY est tombé par 117 et puis plus tard a chuté à 116,27 dans un jiffy au début de la session de Londres. Il a depuis récupéré quelque peu et les métiers au-dessus de 116 comme de cette écriture. Cela a également aidé la paire EURUSD à monter en flèche par 1.0518 et aller aussi loin que 1.0574. Les marchés boursiers ont également pris un coup comme le Nikkei fermé plus bas pour la journée de 0,37%. Les marchés boursiers européens ont également ouvert en baisse en général, mais comme la session de Londres s’allonge, nous avons vu une reprise de la force du dollar et sur les marchés boursiers ainsi.

Il est clair que les commerçants ont commencé à revenir à leurs bureaux après les vacances et cela a conduit à l’ouverture de nouveaux métiers et des positions par eux et c’est la raison majeure de la volatilité et les marchés sont déplacés de cette façon et cela.

Le PMI allemand de la construction est venu à une valeur meilleure que prévue de 54.9 et ainsi a le PMI de détail de zone Euro qui est venu à 50.4.
Le UK Services PMI est également venu en mieux à 56,2 qui continue la tendance du Royaume-Uni à jeter de bonnes données malgré les risques et la confusion entourant le processus Brexit. Ce devrait être une journée intéressante à venir car nous avons vu à la fois la faiblesse et la force dans le dollar aujourd’hui et nous regardons vers l’avenir à un autre ensemble de données plus tard dans la journée qui est susceptible de donner le ton pour la session américaine.