Matières Premières – Semaine du 22 Octobre 2018

La semaine de bourse commence dans le vert avec les valeurs liées aux matières premières plutôt bien orientées. Ce mouvement haussier est soutenu par la Chine qui a promis des mesures pour soutenir son économie.

Vendredi dernier, la croissance économique chinoise a ralenti au 3ème trimestre 2018 à 6,5% en glissement annuel. Ce chiffre montre un ralentissement de la croissance économique à un rythme le plus faible depuis le 1er trimestre 2009. Les craintes liées aux conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis ont fortement pesé.

« Les frictions commerciales sino-américaines ont eu des impacts sur le marché boursier, mais à vrai dire, l’effet psychologique est plus important que l’effet réel. La Chine et les Etats-Unis sont actuellement en contact » a explique le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Vendredi, le vice-Premier ministre a annoncé que le gouvernement accordait une grande importance à la stabilité et au développement des marchés boursiers chinois. Il est important de noter que les autorités ont adopté de nombreuses mesures pour rassurer les investisseurs après que les marchés aient atteint leurs plus bas niveaux en 4 ans. Les marchés ont d’ailleurs profité de ces annonces aujourd’hui car les principaux indices boursiers chinois ont gagné plus de 4 % – meilleure performance journalière depuis 3 ans.

Les mesures chinoises, notamment les projets d’infrastructures importants, devraient augmenter la demande de certaines matières premières comme le pétrole qui était bien orienté aujourd’hui pendant la séance asiatique.

Tour d’horizon des matières premières

Pétrole & Gaz Naturel

Les tensions entre Ryad et Washington après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi ont augmenté d’un cran ce week-end. En effet, le président américain Donald Trump, qui a parlé samedi « de mensonges » concernant la version des saoudiens, juge maintenant que « leurs histoires partent dans tous les sens ».

Ainsi, les rumeurs autour d’une utilisation du pétrole par l’Arabie Saoudite comme arme économique ont suffit à soutenir les prix ce matin avant qu’ils ne retombent. Sur le graphique journalier, les prix évoluent actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI autour des 37.

Il se peut que les prix continuent de baisser vers le 1er support à 67,51 $, puis vers le 2ème support à 64,99 $. Si les prix venaient à rebondir, ils se dirigeraient vers les résistances à 72,77 $ – proche de la moyenne mobile à 20 jours, puis vers 75,51 $.

Brent Oil

Le gaz naturel semble avoir du mal à former de nouveau sommet et une figure de retournement en double sommet semble se dessiner sur le graphique journalier ci-dessous. Cette figure a généralement la forme d’un « M » et se forme suivant deux phases.

La première phase amène l’actif vers un plus haut qui forme une résistance que le prochain mouvement haussier aura du mal à franchir. Cette hausse s’accompagne généralement d’une forte hausse des volumes. Lors d’une deuxième phase pendant laquelle ce sommet est atteint, les investisseurs se désengagent du marché entrainant de ce fait une baisse des volumes.

Natural Gas

Or & Argent

Selon les analystes Reuters, les préoccupations géopolitiques comme les tensions entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi, les développements liés au Brexit ou au budget italien pourraient soutenir les prix de l’Or.

En Octobre, le métal jaune a augmenté de près de 3 %, après avoir terminé dans le rouge pendant 6 mois consécutifs. Depuis le début de l’année, le métal jaune est en baisse de près de 6 %.

Actuellement, les derniers chiffres de l’enquête du Commodity Futures Trading Commission montrent que les grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris baissiers sur l’or, ce qui pourrait soutenir son prix.

Après avoir fortement augmenté le 11 octobre dernier en franchissant la moyenne mobile à 20 jours et en sortant des bandes de Bollinger, l’Or évolue latéralement depuis entre 1 217 $ au plus bas et 1 233 $ au plus haut avec un MACD positif.

Gold

L’Argent semble avoir du mal à former de nouveaux sommets depuis début octobre. La vigueur du dollar américain pèse également et la demande en provenance de Chine suscite aussi des inquiétudes affectant le sentiment des investisseurs.

Silver

Les prix sont en baisse et évolue sur la moyenne mobile à 20 jours. Si les prix ne rebondissent pas, alors l’important niveau des 14,50 $ sera bientôt atteint et les investisseurs surveilleront la réaction des marchés à son contact.

Investissez sur les métaux précieux à l’aide du ratio Or/Argent

Alors que le ratio or/argent (XAU/XAG) a atteint son plus haut niveau depuis décembre 2008 le mois dernier, les cours semblent avoir du mal à former de nouveaux plus hauts depuis qu’ils ont atteint les 85.

Mais comment interpréter cette information?

Puisque les cours sont actuellement en hausse, cela signifie que l’or est un placement plus rentable que l’argent. En effet, le métal jaune a perdu plus de 4 % sur un an, alors que le prix de l’argent a baissé de plus de 13 % sur la même période.

Vous ne savez pas quel métal choisir et vous souhaitez améliorer votre timing d’entrée et de sortie sur l’or ou sur l’argent ?

Cet article est fait pour vous !

Le ratio or sur argent, mesurant la force relative de l’or contre l’argent, est un outil pertinent pour les traders de métaux précieux qui souhaitent connaître le meilleur timing pour investir sur l’or ou sur l’argent.

En effet, la force relative permet de détecter lorsqu’un actif accélère, ce qui permet de mieux adapter sa stratégie de gestion de positions pour anticiper de plus grands mouvements de prix, dans la bonne direction et dans les meilleures conditions de trading.

Pourquoi est-il important de suivre le ratio or/argent? Comment en profiter dans votre trading ?

Le ratio de l’or contre l’argent est un ratio qui représente simplement le prix de l’or divisé par le prix de l’argent.

Ce ratio symbolise donc le nombre d’onces d’argent qu’il vous faudrait trader pour obtenir une once d’or, et si cela peut paraître relativement simple, ce ratio est bien plus utile qu’il n’y paraît pour les traders.

Normalement, l’or et l’argent évoluent dans la même direction. Cependant, il existe des périodes où le ratio baisse ou grimpe fortement à des niveaux considérés comme « extrêmes » et ce sont lorsque ces niveaux sont atteints que des opportunités de trading se présentent.

En effet, ce ratio offre aux traders un aperçu précieux et pertinent des mouvements possibles des deux métaux l’un par rapport à l’autre. Ainsi, les investisseurs avertis analysent ce graphique pour obtenir un avantage dans l’identification de signaux d’achat et de vente pour maximiser leurs stratégies de trading de matières premières.

Quelques chiffres et mouvements historiques…

  • Actuellement, le ratio est proche des 85 – plus haut niveau depuis 2008. Cette année là, le ratio s’était tradé près des 80, alors que l’argent atteignait un creux d’environ 10 $. La même situation peut être observée fin de l’année 2015 où l’argent avait atteint les 15 $.Pendant ces deux périodes, le ratio or/argent s’était inversé, ce qui indiquait que l’argent surperformait l’or à ce moment.
  • Entre 2001 et 2017, le ratio or/argent a été d’environ 60 en moyenne avec quelques pics qui ont dépassé le niveau des 80 et quelques creux descendant jusqu’à 40.
  • Le ratio culmine lorsque les prix de l’argent chute vers des niveaux extrêmes, comme en 1991 où le ratio avait atteint les 100, bien sûr tout est relatif à l’évolution des prix de l’or.En effet, quand le prix de l’or augmente plus rapidement que celui de l’argent, alors le ratio augmente. Lorsque c’est le prix de l’argent qui augmente plus rapidement que celui de l’or, alors le ratio diminue.

    Lorsque le prix de l’or baisse plus rapidement que celui de l’argent, le ratio a tendance à diminuer. Ainsi, quand le prix de l’argent baisse plus rapidement que celui de l’or, le ratio a tendance à augmenter.

  • Le ratio augmente fréquemment en période de détresse économique puisque l’or a généralement tendance à surperformer l’argent pendant les périodes de récession. En effet, l’or est souvent considéré comme un actif refuge en période de forte volatilité ou d’incertitudes économiques.

Rappelez-vous aussi que ce ratio reflète généralement l’état de l’économie mondiale. Ainsi, lorsque le ratio atteint un point haut, cela pourrait montrer que l’économie mondiale entre dans une phase de surchauffe.

gold silver

Si vous utilisez l’analyse technique dans votre trading, alors vous savez que l’une des prémisses de ce type d’analyse est que l’histoire se répète.

D’après le graphique journalier, l’argent devrait surperformer l’or dans les années à venir. Ainsi, lorsque le ratio atteint 85 ou plus, l’argent pourrait devenir une opportunité de trading intéressante jusqu’à ce que le ratio atteigne 40 ou moins.

L’Europe sous pression pèse sur le CAC40

Alors que le CAC40 a tenté de rebondir vendredi, gagnant jusqu’à 1,13 % à 5 164,03 points en séance, il a abandonné ses gains en clôturant en baisse de 0,20 % légèrement sous les 5 100 points.

La semaine dernière a été particulièrement compliquée pour les bourses du monde entier et le CAC40 a perdu 4,91 % sur la semaine – sa pire performance hebdomadaire depuis février 2018.

Wall Street a repris de la hauteur vendredi notamment grâce aux valeurs technologiques, fortement malmenées la semaine dernière, alors que les publications de trois banques américaines (Citigroup, JP Morgan et Wells Fargo) ont lancé la saison des résultats du 3e trimestre 2018 aux Etats-Unis avec des chiffres meilleurs qu’anticipés.

 

CAC 40
CAC 40

Ce matin, l’indice phare français ne se laisse pas convaincre par le rebond de Wall Street et campe sur ses positions en ouverture. L’indice vedette de la cote parisienne, qui a amorcé un mouvement de correction après avoir touché les 5 530 points, semble rester orienté à la baisse sur le court terme.

Le CAC40 évolue actuellement sur les bandes de Bollinger inférieures et le RSI s’enfonce dans la zone de survente. En une semaine, l’indice français s’est très rapidement dirigé vers la borne basse du range dans lequel il évolue depuis le début de l’été.

Le 10 octobre dernier, l’indice sort du canal par le bas dans un fort mouvement baissier matérialisé par un marubozu. La pression vendeuse pourrait s’intensifier cette semaine avec les nombreux évènements qui pourraient fortement impacter les marchés mondiaux.

Parmi les entreprises françaises les plus pénalisées par cette baisse généralisée des marchés, on retrouvera des entreprises du secteur luxe comme Kering, Hermès et LVMH qui ont respectivement perdu 10,21 %, 7,32 % et 6,88 % sur les 5 derniers jours. En effet, ces entreprises pourraient souffrir d’un ralentissement de la demande en prévenance de Chine, acteur devenu déterminant pour leurs chiffres d’affaires et leurs performances boursières.

La grande banque américaine, Morgan Stanley, a d’ailleurs décidé de dégrader le secteur du luxe à « sous-pondérer » face aux risques grandissant d’un ralentissement de la dynamique de croissance tout privilégiant des valeurs de type « value » par rapport à des valeurs de type « growth ».

La volatilité devrait continuer sur les marchés

Les investisseurs sont toujours inquiets face à la dégradation probable de la croissance mondiale qui pourrait affecter le sentiment du marché. Le FMI, ou Fond Monétaire International, a récemment réduit ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3,7 % en 2018 et 2019 (contre 3,9 % précédemment).

Les raisons évoquées pour justifier cette baisse concernent principalement les conséquences de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que les craintes d’une nouvelle crise financière.

En effet, il y a de nombreux risques liés au niveau de l’endettement mondial qui pourrait menacer l’équilibre du système face à des pays qui auraient du mal à réagir face à de potentielles crises.

La semaine dernière, le président de la Banque Centrale Européenne, Mario Draghi, a émis des réserves sur les perspectives du Vieux Continent en déclarant que « des développements positifs pour la zone euro ne sont pas indépendants du rythme de croissance globale ».

Les traders ne veulent prendre aucun risque inutile alors que de nombreux évènements pourraient augmenter la volatilité et l’incertitude sur les marchés poussant les investisseurs à fuir le marché des actions pour investir dans des actifs moins risqués comme des obligations.

Cette semaine, de nombreux évènements doivent être surveillés en Europe comme les conséquences des législatives en Bavière, la situation en Italie et l’impasse politique liée au Brexit entre autres.

Discussions autour du Brexit : La pression augmente sur Theresa May

Cette semaine aura lieu le sommet européen pendant lequel des questions concernant la sortie du Royaume-Uni de l’Europe devraient être débattues augmentant ainsi la pression sur Theresa May.

En effet, il est important de trouver rapidement un accord pour l’après Brexit qui arrive à grands pas. Qu’en adviendra-t-il des échanges entre les deux Irlande ? Va-t-on assister à un hard Brexit ? Pourrait-on faire face à une absence d’accord ?

La situation de la dette italienne préoccupe

Comme tous les membres de la Zone Euro, l’Italie doit soumettre aujourd’hui à la Commission Européenne leur budget prévisionnel pour l’année 2019.

En revanche, le gouvernement italien ne semble pas avoir modifié son budget qui affiche toujours un déficit public de 2,4 % du PIB (Produit Intérieur Brut). Bruxelles devrait donc entamer une période de « dialogue et de consultation » pour que l’Italie revienne en arrière et propose un nouveau budget.

Retoquer le budget italien aurait pour conséquence de déclencher une crise politique avec un gouvernement eurosceptique, ce qui pourrait fortement perturber l’évolution de la monnaie unique et entraîner les bourses européennes vers le bas.

Revers historique de la CSU en Bavière, parti conservateur allié d’Angela Merkel

Ce week-end, la chancelière allemande, Angela Merkel, au pouvoir depuis 13 ans, continue de subir l’essor de l’extrême droite et des verts qui fragilise davantage sa coalition avec les sociaux-démocrates.

Le résultat des élections régionales pourrait menacer la coalition de Merkel et même suggérer sa fin car la CDU/CSU pourrait céder le contrôle de l’Allemagne lors des élections de décembre pendant lesquelles Merkel souhaite être reconduite à la tête de son parti.

Ces changements dans le paysage politique allemand pourraient faire tomber le gouvernement actuel de la première puissance européenne et intensifier la crise de gouvernance de la Zone Euro qui devrait augmenter la volatilité de la monnaie unique, augmentant probablement la volatilité de la monnaie unique.

Krash boursier, correction ou « bear market »?

La semaine passée a certainement été une rude semaine pour les traders qui ont fait face à une situation plutôt chaotique sur les marchés. Ils se demandent d’ailleurs si une période de correction est en train de démarrer ou si les cours pourraient bientôt repartir vers le haut.

Comme le « sell-off » observé en février dernier, la cause principale de ce mouvement baissier est la hausse des rendements des bons du trésor américains à la suite de l’augmentation des taux de la Fed.

D’après le président américain, c’est de la faute de la Réserve Fédérale s’il y a actuellement un vent de panique qui souffle sur les Bourses mondiales. Il pense que « la Fed est devenue folle » et il a même ajouté qu’il est « en désaccord avec ce que fait la Fed ».

Quoiqu’il en soit, c’est bien cette décision de la Fed qui a entraîné à l’origine des rotations de portefeuilles avec des sorties de capitaux du marché des actions et des entrées de capitaux sur le marché obligataire. Certains indices boursiers entrent même en correction (ou en sont très proches).

Le CAC40 perd 4,08 % depuis le début de l’année

Malgré une tentative de rebond vendredi, grâce aux bons résultats des grandes banques américaines et la statistique du commerce extérieur de la Chine qui a été jugée rassurante par les marchés, la Bourse de Paris a terminé en légère baisse.

Le récent « sell-off » a entrainé une accélération du CAC40 vers le bas. L’indice phrase français a cédé 4,91 % sur la semaine et il perd désormais 4,08 % depuis le début de l’année.

Comme nous l’avons expliqué dans notre analyse précédente, les cours du CAC40 ont croisé la moyenne mobile à la baisse début octobre avec de longues bougies baissières (marubozu) tout en se dirigeant vers la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI en baisse sous le niveau des 50.

La semaine dernière, les cours ont cassé le support du canal à 5 242,4 points avec un très long marubozu baissier poussant les cours hors du canal en direction des 5 048,8 points avec un RSI en zone de sur-vente sous les 30.

CAC 40
CAC 40

Doit-on s’attendre à un krash boursier ? Doit-on se préparer à vivre un « remake » du scénario de février 2018?

Le CAC 40 n’est qu’un exemple de la volatilité observée sur les marchés la semaine dernière.

La montée des indices de Wall Street vendredi dernier semble avoir été trop rapide pour de nombreux analystes. En effet, selon eux, les acheteurs à bon compte sont venus et ont poussé le marché vers le haut beaucoup trop rapidement. Les investisseurs devraient donc s’attendre a beaucoup de volatilité la semaine prochaine.

Si les bourses avaient pu repartir de l’avant au printemps après avoir chuté de leur plus hauts, les risques ne sont pas tout à fait les mêmes aujourd’hui notamment avec les tensions tensions commerciales qui pourraient affecter l’économie chinoise déjà en phase de ralentissement.

Il est donc important de rester prudent car de nombreux évènements peuvent augmenter davantage les incertitudes sur l’économie mondiale et la volatilité sur les marchés boursiers :

  • les dégâts provoqués par l’ouragan Michael en Floride,
  • les prévisions du niveau de la demande et de l’offre de pétrole dans le monde,
  • les conséquences des tensions commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde – particulièrement la Chine,
  • les incertitudes sur de croissance globale et les commentaires des grandes institutions mondiales,
  • les conséquences de la politique monétaire américaine qui, avec la hausse de ses taux, impacte fortement le marché obligataire, et par extension l’ensemble des classes d’actifs,
  • la déroute des marchés émergents comme la Turquie ou l’Argentine,
  • les résultats des négociations de l’Europe et du Royaume-Uni concernant le Brexit,
  • les incertitudes sur l’état des finances italiennes.

Analyse Mensuelle Sur l’Or – Octobre 2018

Alors que l’Or perd plus de 12% depuis son plus haut de janvier 2018, les investisseurs se demandent si le métal jaune est prêt à rebondir, ou s’il va s’enfoncer davantage.

Techniquement, sur le graphique mensuel ci-dessous, il y a un biais baissier qui pourrait se poursuivre maintenant que les prix sont sous l’important niveau des 1 200 $. Les cours évoluent sous la moyenne mobile à 20 jours depuis plus de 3 mois et ils sont actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des Bandes de Bollinger avec un RSI sous la barre des 50.

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Le graphique journalier ci-dessous montre que les prix ont évolué de manière latérale depuis fin août entre une résistance à 1 210 $ et un support à 1 191 $. Avec la décision de la Fed la semaine dernière, les vendeurs ont pris la main et les prix ont accéléré à la baisse, passant sous la moyenne mobile à 20 jours et cassant le support avec un RSI sous les 50.

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L’Or est généralement considéré comme une valeur refuge en temps de crise

Le métal jaune ne semble plus jouer ce rôle cette année car de nombreux évènements géopolitiques et économiques aux conséquences incertaines n’ont pas soutenu sa demande : la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, le retrait des États-Unis de plusieurs organisations internationales, la crise de la livre turque et des devises émergentes, les négociations autour du Brexit, la dette italienne, etc.

Tous ces évènements ont entrainé une plus grande volatilité sur les marchés et de fortes incertitudes sur la direction de l’économie mondiale. Cependant, cela n’a pas joué sur la demande du métal jaune.

Ces facteurs ne paraissent donc plus être les critères principaux faisant bouger son prix – l’Or semble davantage évoluer en fonction du dollar américain. Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, l’Or et l’USD évoluent dans des directions opposées, on dit que ces deux actifs sont négativement corrélés.

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Alors que l’USD atteint ses plus hauts niveaux, l’Or touche ses plus bas

La hausse récente du dollar américain est attribuable à l’augmentation des taux d’intérêt aux États-Unis. Comme nous l’avions expliqué dans notre article précédent, la Fed a augmenté son taux directeur pour la 8e fois depuis décembre 2015 la semaine dernière pour atteindre la fourchette de 2 % à 2,25 % et devrait continuer de normaliser sa politique monétaire dans les années à venir.

Lorsqu’une banque centrale aussi importante que la Fed fait évoluer ses taux d’intérêt, les investisseurs ré-adaptent leurs portefeuilles d’investissement en les « ré-équilibrant ». En effet, lors de la composition d’un portefeuille, un investisseur recherche en général des actifs avec des taux de rendement les plus élevés avec un niveau de risque minimum.

Ainsi, les traders délaissent l’Or, qui n’offre pas de revenu direct, pour des placements sûrs avec des rendements plus élevés comme des bons du Trésor américain ou des comptes d’épargne.

La demande structurelle de l’Or devrait donc diminuer dans le temps puisque les investisseurs ne peuvent compter que sur l’appréciation de son prix pour obtenir une plus-value, ce qui devrait limiter le potentiel de hausse du métal jaune sur le moyen-long terme.

Cependant, beaucoup de traders spécialisés dans les matières premières pourraient bientôt entrer sur le marché pour profiter d’opportunités de trading.

En effet, la corrélation négative entre l’USD et les matières premières a fait baisser le prix de nombreuses matières premières qui se rapprochent de niveaux de support significatifs. Ces niveaux pourraient entrainer un rebond technique si de nombreux traders entraient en position après la récente baisse.

N’oubliez pas que les investisseurs placent leurs fonds dans les classes d’actifs qu’ils pensent être les plus adaptées aux cycles économiques actuels et à venir. Il est donc important de bien comprendre les relations entre les différentes classes d’actifs et de savoir dans quel cycle économique et de marché on se trouve actuellement.

Augmentation des taux d’intérêt américains – Quelles conséquences pour l’économie française ?

Hier, la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif des taux des fonds fédéraux (Fed Funds) pour la 8e fois depuis décembre 2015. Les Fed Funds se situent désormais dans la fourchette de 2 % à 2,25 %.

Les membres du FOMC ont réaffirmé qu’ils s’attendent à une nouvelle hausse des taux cette année pour atteindre en moyenne 2,4 % d’ici la fin de l’année. Les investisseurs devraient également s’attendre à des hausses de taux progressives en 2019. Selon l’estimation médiane des responsables de la Fed, il devrait y avoir 3 hausses de taux l’année prochaine pour atteindre 3,1 % à la fin de 2019 et 3,4 % à la fin de 2020.

La politique monétaire américaine n’est plus qualifiée d’ « accommodante », ce qui signifie que la Fed a reconnu que les récentes décisions de politique monétaire – avec des taux d’intérêt qui sont maintenant au plus haut depuis octobre 2008 après la chute de Lehman Brothers – ont permis d’atteindre un niveau plus « neutre » sans trop stimuler, ni restreindre, l’économie américaine.

Celle-ci semble tourner à plein régime avec une croissance économique de 4,2 % en 2018 en glissement annuel et des indicateurs annonçant un 3e trimestre tout aussi bon. Toutes les mesures de l’inflation se situent autour de la cible de 2 % de la Fed avec une croissance des salaires en hausse et un chômage au plus bas.

L’augmentation des taux directeurs est généralement positive pour la devise du pays

Les décisions des banques centrales ont un impact important sur le marché des changes.

Parce que la hausse des taux d’intérêt modifie le coût et la disponibilité de l’argent dans l’économie nationale, en offrant des rendements plus élevés les investisseurs étrangers sont attirés par les opportunités plus rentables qu’offrent les économies avec des taux d’intérêt plus hauts.

La demande pour le billet vert devrait donc être plus forte, renforçant l’attrait de l’USD par rapport aux autres devises. Alors que le dollar s’est fortement apprécié de 2014 à 2016 face à la détermination de la Fed de normaliser sa politique monétaire, il s’est affaibli depuis et connaît ce mois-ci sa pire performance mensuelle depuis février.

Alors que la Fed a changé de politique monétaire en 2015, la Banque Centrale Européenne (la BCE) a maintenu sa stratégie traditionnelle de soutient à l’économie des pays de la zone euro.

Cette asymétrie de politique monétaire entre ces 2 grands blocs à de nombreux effets sur les marchés financiers – non seulement sur le marché des changes avec une faiblesse du dollar qui profite à la monnaie européenne (l’EUR/USD est à son plus haut niveau depuis juin 2018), mais également sur le marché des actions et des taux d’intérêt.

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La faiblesse de l’USD soutient l’EUR ce qui pénalise les entreprises françaises qui exportent

En général, une hausse de l’Euro favorise les entreprises importatrices et pénalise celles qui exportent des produits français.

Le « made in France » est donc sensible à ce que l’on appelle « l’effet devise » notamment pour les entreprises qui signent des contrats en dollars, comme dans les secteurs de l’aéronautique ou de la construction navale, ou pour celles dont les filiales se trouvent hors de la zone euro.

Alors lorsque l’euro se renforce de manière continue face à ses rivaux, les entreprises françaises exportatrices doivent s’adapter dans le but de rester compétitives et de maintenir leurs marges.

Si elles ne s’adaptent pas, elles doivent soit baisser leurs prix pour conserver des parts de marché (et donc réduire leurs marges), soit conserver leurs prix au même niveau, au risque de perdre des parts de marché.

Face à un taux de change défavorable, les entreprises françaises peuvent donc subir une baisse de leurs chiffres d’affaires qui peut se ressentir dans les résultats d’entreprises affectant ainsi les indices boursiers français auxquels elles appartiennent comme le CAC40 ou le SBF120.

Puisque leurs produits sont plus chers pour le reste du monde avec un euro fort, la compétitivité des produits français est touchée.

Ces entreprises doivent donc redoubler d’effort pour faire face au manque d’innovation, aux problèmes de compétitivité/coût – notamment vis-à-vis de leurs voisins européens ou encore au niveau de gamme parfois trop bas dans certains secteurs d’activité pour proposer un produit/service qui reste pertinent et qui attirent toujours plus de consommateurs.