Comment l’élection de mi-mandat aux États-Unis peut-elle influencer les marchés financiers?

Historiquement, les élections de mi-mandat sont généralement défavorables au parti qui gouverne la Maison-Blanche. L’histoire sera-t-elle différente cette fois-ci ?

Les électeurs vont-ils décider que Donald Trump représente réellement l’Amérique ? Ou vont-ils, au contraire, donner une chance au camp des démocrates de remettre en cause la politique que Trump applique depuis deux ans ?

Alors que des millions d’électeurs américains doivent se rendre aux urnes mardi 6 novembre pour les élections de mi-mandat, la question que tout le monde se pose est de savoir si les républicains vont conserver leur majorité au Congrès.

Bien sûr, il ne s’agit pas de choisir un nouveau président des Etats-Unis mais l’impact de cette élection mi-mandat pourrait être tout aussi important.

Que signifient les « midterms » aux Etats-Unis ?

Les midterms représentent des élections qui ont lieu à la moitié du mandat présidentiel (d’où leur nom) et qui permettent à la population américaine d’élire les représentants de la Chambre des représentants et du Sénat.

Cette année, il faut élire 435 sièges à la Chambre des représentants (House), avec des membres qui se présentent tous les 2 ans, et 35 sièges au Sénat (Senate), qui compte 100 membres pour un mandat de 6 ans. Les électeurs vont également élire les gouverneurs de 36 États.

Mid Term Elections

Pourquoi cette élection est-elle importante?

Pour le Président Trump, l’enjeu principal est bien sûr de conserver le contrôle du Congrès et du Sénat car si les démocrates devenaient majoritaires, cela pourrait non seulement fortement affecter ses décisions pendant les 2 dernières années de son mandat, mais cela affecterait aussi la façon dont les dirigeants des autres puissances économiques mondiales le perçoivent.

En effet, si les républicains conservent la majorité avec de bonnes performances alors cela donnera l’impression que Trump a une réelle emprise sur son pays. Son programme « America First » aura davantage d’impact sur la scène internationale et il pourra continuer les changements qu’il souhaite opérer dans les relations entre les Etats-Unis et ses alliés de l’UE et de l’OTAN et défier encore plus la Chine sur des questions économiques et commerciales.

En revanche, si les démocrates venaient à prendre le contrôle de la Chambre des représentants ou du Sénat (voire des deux), Trump aurait l’air beaucoup plus faible sur la scène internationale et les autres puissances mondiales pourraient davantage faire valoir leurs propres intérêts face à un président préoccupé par des problèmes internes. En effet, son gouvernement pourrait être paralysé faute d’accord avec les démocrates ou à cause des nombreuses enquêtes que les démocrates souhaitent mener s’ils reprennent le pouvoir.

Quelles conséquences sur les marchés financiers?

D’après Goldman Sachs, il est peu probable que les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et le reste du monde (notamment la Chine) soient résolus dans un avenir proche quel que soit le résultat de ces élections de mi-mandat.

Pour la banque d’investissement américaine, l’absence de consensus sur la politique commerciale et le droit de veto du président laissent penser qu’aucun des deux partis n’est prêt à adopter des mesures positives. C’est aussi ce qui est pricé par le marché : une aggravation à venir concernant le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis augmentant ainsi la volatilité.

Les recherches de Goldman Sachs montrent que l’incertitude politique a atteint des niveaux historiquement élevés au cours des deux dernières années, mais elles montrent également que le niveau atteint lors de la période précédant les élections de cette année n’est pas nettement plus élevé.

La banque note que le marché se redresse généralement au 4e trimestre lorsqu’il y a des élections de mi-mandat car de nombreuses incertitudes se dissipent. Cette année, en revanche, la banque ne s’attend pas à ce que les doutes se dissipent. Elle pense au contraire que le désordre politique et les turbulences boursières vont s’intensifier, ce qui réduira les chances que l’histoire se répète.

Le rebond des marchés peut-il durer ? Attention à la fin de semaine…

Hier, les bourses mondiales ont rebondi grâce au sursaut de Wall Street qui a enregistré sa meilleure performance journalière depuis mars. Les indices américains et européens ont terminé en forte hausse, dopés par les très bons résultats des entreprises américaines.

Les grandes banques américaines semblent bien orientées avec Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont enregistré des résultats meilleurs que prévu. Johnson & Johnson, excellent indicateur des dépenses de consommation, a également publié des chiffres supérieurs aux attentes des investisseurs.

La session de trading de la veille a montré des investisseurs qui ont (plus ou moins) mis de côté leurs craintes et leurs angoisses vis-à-vis des incertitudes et des conséquences de la guerre commerciale, de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, de l’instabilité politique et d’un potentiel ralentissement des bénéfices à venir.

Les investisseurs, analystes et économistes sont actuellement divisés en deux écoles concernant la question du cycle économique et du cycle de marché dans lequel nous nous trouvons actuellement.

D’un côté, vous avez ceux qui pensent que, historiquement, nous devrions voir la fin d’un cycle expansionniste bientôt. Le marché haussier auquel nous faisons face, notamment aux États-Unis avec le 2e plus long mouvement haussier (bull market) de l’histoire, commence à s’estomper tout comme l’économie mondiale qui commence à s’essouffler.

D’un autre côté, vous avez les « taureaux » pour qui la hausse des marchés va continuer malgré le récent pic de volatilité observé sur les marchés. Pour eux, la guerre commerciale va se terminer de manière positive et sans réelle conséquence sur l’économie ni les marchés. Ils pensent également que les rachats d’actions, qui atteignent un niveau record, vont continuer après la publication des résultats

Dans tous les cas, la fin de semaine promet d’offrir de nouveaux mouvements de marché avec une potentielle augmentation de la volatilité.

Mercredi 17 octobre 20h – Compte-rendu du FOMC

Alors que la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif de ses taux directeurs pour la 8e fois depuis décembre 2015 il y a 2 semaines, les investisseurs analyseront son compte-rendu en détail pour décortiquer toute information concernant la direction de la politique monétaire américaine.

En effet, les informations les plus importantes concernent les projections économiques tout comme ce que les membres ont déclaré à propos de l’évolution future des hausses de taux. Si la Fed va trop vite dans son processus de normalisation de sa politique monétaire, les investisseurs craignent qu’elle ne fasse dérailler l’économie du pays ainsi que le marché haussier actuel.

Les investisseurs examineront également si les membres du FOMC ont parlé de la courbe des taux car actuellement les taux à court-terme ont tendance à être très proches des taux à long-terme. Lorsque les taux court-terme sont plus élevés que les taux à long-terme, on parle de courbe de rendement inversée (historiquement signe précurseur de récession économique).

Jeudi 18 octobre – Fin du Conseil Européen et Ouverture du Sommet de la Zone Euro 

Aujourd’hui s’ouvre le Conseil Européen de 2 jours pendant lequel les dirigeants de l’UE à 27 vont débattre du Brexit et de l’état des négociations avec le Royaume-Uni. Demain, le Conseil Européen discutera des questions de migration, de sécurité intérieure ou encore de relations extérieures.

Le Sommet de la Zone Euro réunit les membres de l’UE qui discuteront de « l’état d’avancement des négociations concernant l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM) en vue du sommet de la zone euro de décembre ». De façon générale, ces sommets proposent des orientations stratégiques aux pays membres pour mener au mieux leurs politiques économiques.

Vendredi 19 octobre – Publication du PIB chinois pour le 3e trimestre

Le bilan de santé économique de la Chine va-t-il montrer un ralentissement de la croissance du PIB à la suite de la guerre commerciale qui a éclaté avec les États-Unis ? C’est ce que vont découvrir les investisseurs européens à leurs réveils.

Les économistes et traders seront à l’affût du moindre signes de ce que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a coûté à la 2e puissance mondiale lorsque la Chine publiera vendredi ses chiffres de croissance pour le trimestre de juillet à septembre 2018 et d’autres données financières essentielles.

En effet, les moteurs de croissance du pays en termes d’investissements, de dépenses de consommation et d’exportations étant proches de leur capacité maximale, on peut se demander dans quelle mesure les nouveaux tarifs douaniers vont représenter un défi pour les dirigeants chinois.

Krash boursier, correction ou « bear market »?

La semaine passée a certainement été une rude semaine pour les traders qui ont fait face à une situation plutôt chaotique sur les marchés. Ils se demandent d’ailleurs si une période de correction est en train de démarrer ou si les cours pourraient bientôt repartir vers le haut.

Comme le « sell-off » observé en février dernier, la cause principale de ce mouvement baissier est la hausse des rendements des bons du trésor américains à la suite de l’augmentation des taux de la Fed.

D’après le président américain, c’est de la faute de la Réserve Fédérale s’il y a actuellement un vent de panique qui souffle sur les Bourses mondiales. Il pense que « la Fed est devenue folle » et il a même ajouté qu’il est « en désaccord avec ce que fait la Fed ».

Quoiqu’il en soit, c’est bien cette décision de la Fed qui a entraîné à l’origine des rotations de portefeuilles avec des sorties de capitaux du marché des actions et des entrées de capitaux sur le marché obligataire. Certains indices boursiers entrent même en correction (ou en sont très proches).

Le CAC40 perd 4,08 % depuis le début de l’année

Malgré une tentative de rebond vendredi, grâce aux bons résultats des grandes banques américaines et la statistique du commerce extérieur de la Chine qui a été jugée rassurante par les marchés, la Bourse de Paris a terminé en légère baisse.

Le récent « sell-off » a entrainé une accélération du CAC40 vers le bas. L’indice phrase français a cédé 4,91 % sur la semaine et il perd désormais 4,08 % depuis le début de l’année.

Comme nous l’avons expliqué dans notre analyse précédente, les cours du CAC40 ont croisé la moyenne mobile à la baisse début octobre avec de longues bougies baissières (marubozu) tout en se dirigeant vers la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI en baisse sous le niveau des 50.

La semaine dernière, les cours ont cassé le support du canal à 5 242,4 points avec un très long marubozu baissier poussant les cours hors du canal en direction des 5 048,8 points avec un RSI en zone de sur-vente sous les 30.

CAC 40
CAC 40

Doit-on s’attendre à un krash boursier ? Doit-on se préparer à vivre un « remake » du scénario de février 2018?

Le CAC 40 n’est qu’un exemple de la volatilité observée sur les marchés la semaine dernière.

La montée des indices de Wall Street vendredi dernier semble avoir été trop rapide pour de nombreux analystes. En effet, selon eux, les acheteurs à bon compte sont venus et ont poussé le marché vers le haut beaucoup trop rapidement. Les investisseurs devraient donc s’attendre a beaucoup de volatilité la semaine prochaine.

Si les bourses avaient pu repartir de l’avant au printemps après avoir chuté de leur plus hauts, les risques ne sont pas tout à fait les mêmes aujourd’hui notamment avec les tensions tensions commerciales qui pourraient affecter l’économie chinoise déjà en phase de ralentissement.

Il est donc important de rester prudent car de nombreux évènements peuvent augmenter davantage les incertitudes sur l’économie mondiale et la volatilité sur les marchés boursiers :

  • les dégâts provoqués par l’ouragan Michael en Floride,
  • les prévisions du niveau de la demande et de l’offre de pétrole dans le monde,
  • les conséquences des tensions commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde – particulièrement la Chine,
  • les incertitudes sur de croissance globale et les commentaires des grandes institutions mondiales,
  • les conséquences de la politique monétaire américaine qui, avec la hausse de ses taux, impacte fortement le marché obligataire, et par extension l’ensemble des classes d’actifs,
  • la déroute des marchés émergents comme la Turquie ou l’Argentine,
  • les résultats des négociations de l’Europe et du Royaume-Uni concernant le Brexit,
  • les incertitudes sur l’état des finances italiennes.

Augmentation des taux d’intérêt américains – Quelles conséquences pour l’économie française ?

Hier, la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif des taux des fonds fédéraux (Fed Funds) pour la 8e fois depuis décembre 2015. Les Fed Funds se situent désormais dans la fourchette de 2 % à 2,25 %.

Les membres du FOMC ont réaffirmé qu’ils s’attendent à une nouvelle hausse des taux cette année pour atteindre en moyenne 2,4 % d’ici la fin de l’année. Les investisseurs devraient également s’attendre à des hausses de taux progressives en 2019. Selon l’estimation médiane des responsables de la Fed, il devrait y avoir 3 hausses de taux l’année prochaine pour atteindre 3,1 % à la fin de 2019 et 3,4 % à la fin de 2020.

La politique monétaire américaine n’est plus qualifiée d’ « accommodante », ce qui signifie que la Fed a reconnu que les récentes décisions de politique monétaire – avec des taux d’intérêt qui sont maintenant au plus haut depuis octobre 2008 après la chute de Lehman Brothers – ont permis d’atteindre un niveau plus « neutre » sans trop stimuler, ni restreindre, l’économie américaine.

Celle-ci semble tourner à plein régime avec une croissance économique de 4,2 % en 2018 en glissement annuel et des indicateurs annonçant un 3e trimestre tout aussi bon. Toutes les mesures de l’inflation se situent autour de la cible de 2 % de la Fed avec une croissance des salaires en hausse et un chômage au plus bas.

L’augmentation des taux directeurs est généralement positive pour la devise du pays

Les décisions des banques centrales ont un impact important sur le marché des changes.

Parce que la hausse des taux d’intérêt modifie le coût et la disponibilité de l’argent dans l’économie nationale, en offrant des rendements plus élevés les investisseurs étrangers sont attirés par les opportunités plus rentables qu’offrent les économies avec des taux d’intérêt plus hauts.

La demande pour le billet vert devrait donc être plus forte, renforçant l’attrait de l’USD par rapport aux autres devises. Alors que le dollar s’est fortement apprécié de 2014 à 2016 face à la détermination de la Fed de normaliser sa politique monétaire, il s’est affaibli depuis et connaît ce mois-ci sa pire performance mensuelle depuis février.

Alors que la Fed a changé de politique monétaire en 2015, la Banque Centrale Européenne (la BCE) a maintenu sa stratégie traditionnelle de soutient à l’économie des pays de la zone euro.

Cette asymétrie de politique monétaire entre ces 2 grands blocs à de nombreux effets sur les marchés financiers – non seulement sur le marché des changes avec une faiblesse du dollar qui profite à la monnaie européenne (l’EUR/USD est à son plus haut niveau depuis juin 2018), mais également sur le marché des actions et des taux d’intérêt.

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La faiblesse de l’USD soutient l’EUR ce qui pénalise les entreprises françaises qui exportent

En général, une hausse de l’Euro favorise les entreprises importatrices et pénalise celles qui exportent des produits français.

Le « made in France » est donc sensible à ce que l’on appelle « l’effet devise » notamment pour les entreprises qui signent des contrats en dollars, comme dans les secteurs de l’aéronautique ou de la construction navale, ou pour celles dont les filiales se trouvent hors de la zone euro.

Alors lorsque l’euro se renforce de manière continue face à ses rivaux, les entreprises françaises exportatrices doivent s’adapter dans le but de rester compétitives et de maintenir leurs marges.

Si elles ne s’adaptent pas, elles doivent soit baisser leurs prix pour conserver des parts de marché (et donc réduire leurs marges), soit conserver leurs prix au même niveau, au risque de perdre des parts de marché.

Face à un taux de change défavorable, les entreprises françaises peuvent donc subir une baisse de leurs chiffres d’affaires qui peut se ressentir dans les résultats d’entreprises affectant ainsi les indices boursiers français auxquels elles appartiennent comme le CAC40 ou le SBF120.

Puisque leurs produits sont plus chers pour le reste du monde avec un euro fort, la compétitivité des produits français est touchée.

Ces entreprises doivent donc redoubler d’effort pour faire face au manque d’innovation, aux problèmes de compétitivité/coût – notamment vis-à-vis de leurs voisins européens ou encore au niveau de gamme parfois trop bas dans certains secteurs d’activité pour proposer un produit/service qui reste pertinent et qui attirent toujours plus de consommateurs.

Topsy Turvy Day dans les marchés jette les traders hors balance

Il a été une journée très volatile sur les marchés aujourd’hui dès le début de la session asiatique que la nouvelle année dans le commerce est bien en cours. Tout a commencé avec le procès verbal de la réunion du FOMC qui a été rendu public hier à la fin de la session de NY, qui a montré que les membres de la Fed ne sont pas aussi hawkish que les marchés avaient prévu qu’ils soient. Cela a déclenché une série de USD affaiblissement et tous conduit à un risque général de l’humeur sur les marchés.

Le rapport d’emploi de l’ADP a augmenté de 153 000 emplois en deçà des prévisions de 170 000 emplois. Les données peuvent éclairer le rapport de demain sur les salaires non agricoles.

Ce risque de l’humeur a aidé le yen à gagner et la paire USDJPY est tombé par 117 et puis plus tard a chuté à 116,27 dans un jiffy au début de la session de Londres. Il a depuis récupéré quelque peu et les métiers au-dessus de 116 comme de cette écriture. Cela a également aidé la paire EURUSD à monter en flèche par 1.0518 et aller aussi loin que 1.0574. Les marchés boursiers ont également pris un coup comme le Nikkei fermé plus bas pour la journée de 0,37%. Les marchés boursiers européens ont également ouvert en baisse en général, mais comme la session de Londres s’allonge, nous avons vu une reprise de la force du dollar et sur les marchés boursiers ainsi.

Il est clair que les commerçants ont commencé à revenir à leurs bureaux après les vacances et cela a conduit à l’ouverture de nouveaux métiers et des positions par eux et c’est la raison majeure de la volatilité et les marchés sont déplacés de cette façon et cela.

Le PMI allemand de la construction est venu à une valeur meilleure que prévue de 54.9 et ainsi a le PMI de détail de zone Euro qui est venu à 50.4.
Le UK Services PMI est également venu en mieux à 56,2 qui continue la tendance du Royaume-Uni à jeter de bonnes données malgré les risques et la confusion entourant le processus Brexit. Ce devrait être une journée intéressante à venir car nous avons vu à la fois la faiblesse et la force dans le dollar aujourd’hui et nous regardons vers l’avenir à un autre ensemble de données plus tard dans la journée qui est susceptible de donner le ton pour la session américaine.