Matières Premières – Semaine du 22 Octobre 2018

La semaine de bourse commence dans le vert avec les valeurs liées aux matières premières plutôt bien orientées. Ce mouvement haussier est soutenu par la Chine qui a promis des mesures pour soutenir son économie.

Vendredi dernier, la croissance économique chinoise a ralenti au 3ème trimestre 2018 à 6,5% en glissement annuel. Ce chiffre montre un ralentissement de la croissance économique à un rythme le plus faible depuis le 1er trimestre 2009. Les craintes liées aux conséquences de la guerre commerciale avec les Etats-Unis ont fortement pesé.

« Les frictions commerciales sino-américaines ont eu des impacts sur le marché boursier, mais à vrai dire, l’effet psychologique est plus important que l’effet réel. La Chine et les Etats-Unis sont actuellement en contact » a explique le vice-Premier ministre chinois Liu He.

Vendredi, le vice-Premier ministre a annoncé que le gouvernement accordait une grande importance à la stabilité et au développement des marchés boursiers chinois. Il est important de noter que les autorités ont adopté de nombreuses mesures pour rassurer les investisseurs après que les marchés aient atteint leurs plus bas niveaux en 4 ans. Les marchés ont d’ailleurs profité de ces annonces aujourd’hui car les principaux indices boursiers chinois ont gagné plus de 4 % – meilleure performance journalière depuis 3 ans.

Les mesures chinoises, notamment les projets d’infrastructures importants, devraient augmenter la demande de certaines matières premières comme le pétrole qui était bien orienté aujourd’hui pendant la séance asiatique.

Tour d’horizon des matières premières

Pétrole & Gaz Naturel

Les tensions entre Ryad et Washington après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi ont augmenté d’un cran ce week-end. En effet, le président américain Donald Trump, qui a parlé samedi « de mensonges » concernant la version des saoudiens, juge maintenant que « leurs histoires partent dans tous les sens ».

Ainsi, les rumeurs autour d’une utilisation du pétrole par l’Arabie Saoudite comme arme économique ont suffit à soutenir les prix ce matin avant qu’ils ne retombent. Sur le graphique journalier, les prix évoluent actuellement sur la bande inférieure de l’indicateur des bandes de Bollinger avec un RSI autour des 37.

Il se peut que les prix continuent de baisser vers le 1er support à 67,51 $, puis vers le 2ème support à 64,99 $. Si les prix venaient à rebondir, ils se dirigeraient vers les résistances à 72,77 $ – proche de la moyenne mobile à 20 jours, puis vers 75,51 $.

Brent Oil

Le gaz naturel semble avoir du mal à former de nouveau sommet et une figure de retournement en double sommet semble se dessiner sur le graphique journalier ci-dessous. Cette figure a généralement la forme d’un « M » et se forme suivant deux phases.

La première phase amène l’actif vers un plus haut qui forme une résistance que le prochain mouvement haussier aura du mal à franchir. Cette hausse s’accompagne généralement d’une forte hausse des volumes. Lors d’une deuxième phase pendant laquelle ce sommet est atteint, les investisseurs se désengagent du marché entrainant de ce fait une baisse des volumes.

Natural Gas

Or & Argent

Selon les analystes Reuters, les préoccupations géopolitiques comme les tensions entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis au sujet de l’assassinat de Jamal Khashoggi, les développements liés au Brexit ou au budget italien pourraient soutenir les prix de l’Or.

En Octobre, le métal jaune a augmenté de près de 3 %, après avoir terminé dans le rouge pendant 6 mois consécutifs. Depuis le début de l’année, le métal jaune est en baisse de près de 6 %.

Actuellement, les derniers chiffres de l’enquête du Commodity Futures Trading Commission montrent que les grands spéculateurs ont fortement réduit leurs paris baissiers sur l’or, ce qui pourrait soutenir son prix.

Après avoir fortement augmenté le 11 octobre dernier en franchissant la moyenne mobile à 20 jours et en sortant des bandes de Bollinger, l’Or évolue latéralement depuis entre 1 217 $ au plus bas et 1 233 $ au plus haut avec un MACD positif.

Gold

L’Argent semble avoir du mal à former de nouveaux sommets depuis début octobre. La vigueur du dollar américain pèse également et la demande en provenance de Chine suscite aussi des inquiétudes affectant le sentiment des investisseurs.

Silver

Les prix sont en baisse et évolue sur la moyenne mobile à 20 jours. Si les prix ne rebondissent pas, alors l’important niveau des 14,50 $ sera bientôt atteint et les investisseurs surveilleront la réaction des marchés à son contact.

Le rebond des marchés peut-il durer ? Attention à la fin de semaine…

Hier, les bourses mondiales ont rebondi grâce au sursaut de Wall Street qui a enregistré sa meilleure performance journalière depuis mars. Les indices américains et européens ont terminé en forte hausse, dopés par les très bons résultats des entreprises américaines.

Les grandes banques américaines semblent bien orientées avec Goldman Sachs et Morgan Stanley qui ont enregistré des résultats meilleurs que prévu. Johnson & Johnson, excellent indicateur des dépenses de consommation, a également publié des chiffres supérieurs aux attentes des investisseurs.

La session de trading de la veille a montré des investisseurs qui ont (plus ou moins) mis de côté leurs craintes et leurs angoisses vis-à-vis des incertitudes et des conséquences de la guerre commerciale, de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis, de l’instabilité politique et d’un potentiel ralentissement des bénéfices à venir.

Les investisseurs, analystes et économistes sont actuellement divisés en deux écoles concernant la question du cycle économique et du cycle de marché dans lequel nous nous trouvons actuellement.

D’un côté, vous avez ceux qui pensent que, historiquement, nous devrions voir la fin d’un cycle expansionniste bientôt. Le marché haussier auquel nous faisons face, notamment aux États-Unis avec le 2e plus long mouvement haussier (bull market) de l’histoire, commence à s’estomper tout comme l’économie mondiale qui commence à s’essouffler.

D’un autre côté, vous avez les « taureaux » pour qui la hausse des marchés va continuer malgré le récent pic de volatilité observé sur les marchés. Pour eux, la guerre commerciale va se terminer de manière positive et sans réelle conséquence sur l’économie ni les marchés. Ils pensent également que les rachats d’actions, qui atteignent un niveau record, vont continuer après la publication des résultats

Dans tous les cas, la fin de semaine promet d’offrir de nouveaux mouvements de marché avec une potentielle augmentation de la volatilité.

Mercredi 17 octobre 20h – Compte-rendu du FOMC

Alors que la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif de ses taux directeurs pour la 8e fois depuis décembre 2015 il y a 2 semaines, les investisseurs analyseront son compte-rendu en détail pour décortiquer toute information concernant la direction de la politique monétaire américaine.

En effet, les informations les plus importantes concernent les projections économiques tout comme ce que les membres ont déclaré à propos de l’évolution future des hausses de taux. Si la Fed va trop vite dans son processus de normalisation de sa politique monétaire, les investisseurs craignent qu’elle ne fasse dérailler l’économie du pays ainsi que le marché haussier actuel.

Les investisseurs examineront également si les membres du FOMC ont parlé de la courbe des taux car actuellement les taux à court-terme ont tendance à être très proches des taux à long-terme. Lorsque les taux court-terme sont plus élevés que les taux à long-terme, on parle de courbe de rendement inversée (historiquement signe précurseur de récession économique).

Jeudi 18 octobre – Fin du Conseil Européen et Ouverture du Sommet de la Zone Euro 

Aujourd’hui s’ouvre le Conseil Européen de 2 jours pendant lequel les dirigeants de l’UE à 27 vont débattre du Brexit et de l’état des négociations avec le Royaume-Uni. Demain, le Conseil Européen discutera des questions de migration, de sécurité intérieure ou encore de relations extérieures.

Le Sommet de la Zone Euro réunit les membres de l’UE qui discuteront de « l’état d’avancement des négociations concernant l’approfondissement de l’Union économique et monétaire (UEM) en vue du sommet de la zone euro de décembre ». De façon générale, ces sommets proposent des orientations stratégiques aux pays membres pour mener au mieux leurs politiques économiques.

Vendredi 19 octobre – Publication du PIB chinois pour le 3e trimestre

Le bilan de santé économique de la Chine va-t-il montrer un ralentissement de la croissance du PIB à la suite de la guerre commerciale qui a éclaté avec les États-Unis ? C’est ce que vont découvrir les investisseurs européens à leurs réveils.

Les économistes et traders seront à l’affût du moindre signes de ce que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a coûté à la 2e puissance mondiale lorsque la Chine publiera vendredi ses chiffres de croissance pour le trimestre de juillet à septembre 2018 et d’autres données financières essentielles.

En effet, les moteurs de croissance du pays en termes d’investissements, de dépenses de consommation et d’exportations étant proches de leur capacité maximale, on peut se demander dans quelle mesure les nouveaux tarifs douaniers vont représenter un défi pour les dirigeants chinois.

L’ouragan Michael a soutenu les prix du pétrole – Et maintenant?

Les cours du pétrole ont terminé en hausse lundi et mardi près d’un pic de 4 ans, alors que l’approche de l’ouragan Michael semblait pouvoir perturber la production de pétrole en Amérique du Nord.

Alors qu’il approchait la Floride, l’ouragan a été classé en catégorie 4 sur 5 par le Centre national des ouragans (NHC) qui le qualifie d’« extrêmement dangereux », mais il semblerait que les principales plateformes de pétrole soient épargnées.

Par précaution, plus de 40 % de la production du golfe du Mexique a été mise hors service, ce qui devrait perturber l’offre de pétrole américain de manière temporaire car les plateformes pétrolières devraient redémarrer, et leur production revenir à la normale, d’ici quelques jours.

D’après Rick Scott, gouverneur républicain de la Floride, l’ouragan Michael pourrait être « la tempête la plus dévastatrice ayant touché la Floride depuis des décennies […] et la plus puissante en plus de cent ans ».

Au Canada, une autre perturbation de l’offre a contribué à la hausse des cours : une explosion et un incendie se sont produits lundi dans la plus grosse raffinerie canadienne. La société, qui produit près de 300 000 barils par jour, n’a pas donné de nouvelles concernant la date de son redémarrage.

Une hausse des cours limitée par des craintes sur le niveau de la demande globale

Le prix du pétrole est tombé à son plus bas niveau en près de deux semaines hier alors que l’ouragan Michael a menacé de réduire la demande de carburant dans le sud-est des Etats-Unis et que Wall Street a fortement chuté.

Hier, le baril de Brent de la mer du Nord a baissé de 1,91 $  (- 2,25 %) pour terminer à 83,09 $, alors que sur le baril de WTI a perdu 2,39 % (or 1,79 $) pour clôturer à 73,17 $. Ce matin en Asie, les cours étaient toujours orientés à la baisse.

Les raffineries nord-américaines semblent être épargnées par l’ouragan mais les investisseurs évaluent maintenant les effets de l’ouragan sur la demande américaine (et non plus ses conséquences sur l’offre).

Les chiffres des réserves américaines de brut sont également très surveillés et sont attendus en hausse aujourd’hui.

D’après l’American Petroleum Institute, les réserves américaines de brut ont augmenté plus qu’attendu pendant la semaine se terminant le 5 octobre (hausse de 9,75 millions de barils).

Aujourd’hui, les investisseurs attendent les chiffres de l’Energy Information Administration pour confirmer une augmentation des stocks de brut américain qui représente généralement le signe que la demande baisse dans la première économie mondiale.

Très récemment, le FMI (Fond Monétaire International) a réduit ses prévisions de croissance de l’économie mondiale qui semble commencer à s’essouffler : 3,7 % en 2018 et 2019 contre 3,9 % précédemment.

Les principaux risques évoqués viennent de l’intensification des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine (et leurs conséquences sur le commerce mondial), mais aussi des inquiétudes croissantes concernant l’incapacité des gouvernements à réagir face à des crises potentielles. On pensera notamment aux marchés émergents qui doivent faire face à des conditions financières plus serrées, des sorties de capitaux et une dévaluation de leurs devises, ou encore à l’Europe avec le Brexit et la crise italienne.

Les investisseurs s’interrogent également sur les effets de la diminution des exportations de brut iranien sur l’offre de pétrole (qui devrait diminuer et pousser les prix vers le haut) dès l’application des sanctions américaines début novembre car n’oublions pas que l’Iran est 3e producteur de pétrole de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Bien que les investisseurs estiment que l’offre de pétrole pourrait globalement réduire, leur attention se porte désormais sur la demande qui pourrait également diminuer alors que l’économie mondiale commence à montrer des signes de faiblesse et est attendue en baisse. Ainsi, les prix du pétrole, qui avaient jusqu’ici été soutenus par une réduction de l’offre, pourraient commencer à faiblir.

Comment profiter de la guerre commerciale?

Alors que les Etats-Unis ont institué des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en mars dernier pour relancer la consommation de la production américaine, de nombreux investisseurs se demandent comment se positionner et protéger leurs portefeuilles d’investissements pour profiter au mieux de cette guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine (mais aussi le reste du monde).

Aux Etats-Unis, les entreprises nationales qui utilisent de l’acier et de l’aluminium importés pour fabriquer leurs produits doivent maintenant faire face à des coûts de production plus élevés.

Ils ont alors deux options : soit répercuter cette hausse des coûts sur les consommateurs et potentiellement réduire leurs parts de marché, soit conserver leurs prix actuels et donc réduire leurs marges.

De même, les exportateurs de ces matières premières doivent faire face à une situation où leurs produits se retrouvent désormais en position de désavantage en matière de prix.

Ils doivent donc s’adapter à des ventes plus faibles en conservant leurs prix ou à des marges réduites s’ils abaissent leurs prix pour compenser les droits de douane.

Les mesures protectionnistes des Etats-Unis touchent la majorité de ses partenaires commerciaux

Avec l’escalade des mesures protectionnistes sino-américaines, plusieurs pays ont décidé de mettre en place des mesures en représailles aux droits de douane américains et chinois.

Certains stratèges ont alors conseillé aux investisseurs de rechercher des opportunités auprès des ETFs et des devises des marchés émergents.

En effet, ils ont fortement été affectés par cette situation et offrent maintenant des valorisations très attractives notamment sur la base du ratio cours/flux de trésorerie.

Certains secteurs d’activité sont plus touchés que d’autres

Aux Etats-Unis et en Europe, certains secteurs sont plus protégés que d’autres notamment les secteurs domestiques comme la construction, le secteur financier, les loisirs ou encore les services aux particuliers.

D’autres, en revanche, sont pénalisés directement ou indirectement par cette situation en fonction du chiffre d’affaires qu’ils font à l’international, notamment aux Etats-Unis ou en Chine. On pensera aux secteurs de l’automobile, du luxe, de la sidérurgie et de l’aéronautique.

Attention, la guerre commerciale n’est pas terminée

Certains analystes s’attendent à de nouvelles répercussions encore plus négatives – bien que la majorité des conséquences liées à la guerre commerciale aient déjà été intégrées par le marché, particulièrement dans le cours des actions étrangères et des actions américaines à fortes capitalisations boursières.

Il est également possible qu’à la moindre perspective d’accords plus favorables dans cette guerre commerciale, les secteurs sous-performants du marché mondial commencent à rebondir pour rattraper leurs retards.

À quoi faut-il penser avant d’inclure une entreprise dans son portefeuille ?

Au final, on se doute que les actions des grandes sociétés américaines (ayant en moyenne plus de 50% de leurs relations commerciales avec des marchés internationaux) seront les entreprises les plus touchées.

Avant d’investir dans les actions européennes, il est donc important de savoir en détail quelle est la proportion des profits et des chiffres d’affaires issue des Etats-Unis.

À l’inverse, si vous souhaitez investir dans des entreprises américaines, il conviendra de connaître d’abord la proportion des revenus issue des marchés internationaux.

Les entreprises locales (ou domestiques) seront forcément moins exposées à l’escalade du dialogue commercial car elles ne sont pas sensibles aux flux internationaux, ce qui pourrait en faire un investisseur assez défensif.

Dans tous les cas, la diversification est le meilleur moyen de protéger son portefeuille d’investissement pour profiter au maximum de cette guerre commerciale.

Les prix du pétrole au plus haut depuis 2014

Depuis novembre 2016, les membres de l’OPEP, ainsi que d’autres grands producteurs de pétrole comme la Russie, ont décidé de limiter la production d’or noir afin de réduire la surabondance mondiale et de soutenir le marché énergétique. Depuis, les prix du pétrole ont gagné près de 80%.

Après être tombé en dessous de 30 dollars le baril début 2016, le prix du pétrole a récemment atteint son plus haut niveau en 4 ans :

  • plus de 85 dollars le baril pour le Brent,
  • plus de 75 dollars le baril pour le West Texas Intermediate.

1

La pression haussière sur le pétrole reste techniquement forte avec la sortie récente des prix d’un triangle ascendant* – figure généralement considérée comme une figure de continuation. La sortie du triangle confirme également la force du mouvement haussier car elle s’est faite avec une longue bougie verte – un marubozu.

Cette figure en chandelier japonais représente une longue bougie sans ombre. Dans notre cas, il s’agit d’un long marubozu vert, ce qui est un signal haussier clair car l’ouverture de la séance de trading se fait au niveau le plus bas et la clôture au plus haut.

Sur notre graphique journalier, on observe également que le RSI est en zone de surachat. Alors que les prix atteignent des plus hauts en 4 ans, il se pourrait que les traders cherchent à prendre leurs bénéfices et provoquent une petite correction technique.

*Un triangle ascendant est constitué d’une ligne de résistance et d’une ligne de tendance haussière. Avec cette figure, on observe qu’il y a un certain niveau que les acheteurs ne semblent pas pouvoir dépasser – la résistance. Cependant, on voit qu’ils commencent progressivement à pousser les prix vers le haut comme en témoignent les plus bas du plus en plus élevés – la ligne de tendance haussière.

Les prix vont-ils pouvoir continuer de grimper?

Bien que personne ne sache vraiment quelle quantité exacte de pétrole iranien sera retirée du marché une fois que les sanctions américaines commenceront le 4 novembre prochain, les prix du pétrole semblent grimper en raison des craintes accrues d’un resserrement de l’offre.

En effet, les ruptures d’approvisionnement représentent des facteurs ayant un fort impact sur le marché du pétrole, et ce peu importe leurs origines : sanctions, guerres, grèves, catastrophes naturelles, etc.

Il y a également certaines nouvelles concernant le fait que la Chine aurait décidé de réduire ses importations en provenance de l’Iran, ce qui ne fait qu’ajouter au sentiment haussier. L’Iran serait en effet le 5e fournisseur de pétrole de la Chine, où il exporterait plus d’un quart de sa production pétrolière.

D’après le journal Le Monde : « La Chine achète plus de pétrole africain, notamment angolais, pour compenser la baisse de son approvisionnement en gaz naturel américain. Elle se détache également du pétrole iranien, alors que pointent les sanctions américaines contre Téhéran. En 2017, 40 % du pétrole importé en Chine provenait du Moyen-Orient et 20 % d’Afrique. La part de cette dernière pourrait dès cette année atteindre 30 % ».

Que surveiller lorsque vous investissez sur le pétrole?

Si vous souhaitez vous concentrer sur le marché des matières premières, et particulièrement sur le trading du pétrole, il y a plusieurs facteurs à considérer pour investir intelligemment sur cet actif :

  • Suivre les décisions de l’OPEP qui, fondée dans les années 1960, exerce une influence considérable sur le marché du pétrole et l’économie mondiale, puisque ses membres représentent 40% de la production mondiale de pétrole et prennent des décisions pour orienter son prix et son offre
  • Savoir que les changements dans la relation entre l’offre et la demande sont fortement influencés par la dynamique économique, la croissance et les niveaux actuels des stocks de pétrole. Il faut surveiller de nombreuses statistiques comme les stocks américains publié par l’EIA ou encore le parc américain de puits de pétrole de Baker Hughes
  • Prendre en compte que le dollar américain et les prix du pétrole ont une corrélation négative, ce qui signifie qu’ils peuvent évoluer dans des directions opposées. Cette relation est due au fait que la plupart des matières premières sont libellés en USD
  • Se renseigner sur les risques géopolitiques qui peuvent surgir partout dans le monde, en particulier dans les grands pays producteurs de pétrole tels que le Venezuela, la Russie et les pays du Moyen-Orient, car ils perturbent souvent la production, ce qui tend à faire monter les prix
  • Connaître les décisions en provenance des Etats-Unis comme les pressions exercée récemment avec la loi anti-OPEP de 2007 du Congrès américain. Appelée « Nopec » (No oil producing and exporting cartels act), elle représenterait une loi contre les cartels produisant et exportant du pétrole ayant pour but de lever l’immunité souveraine de certains membres de l’OPEP dans le but de pouvoir les interdire de restreindre la production d’hydrocarbures.

Augmentation des taux d’intérêt américains – Quelles conséquences pour l’économie française ?

Hier, la Réserve Fédérale Américaine (la Fed) a décidé d’augmenter l’objectif des taux des fonds fédéraux (Fed Funds) pour la 8e fois depuis décembre 2015. Les Fed Funds se situent désormais dans la fourchette de 2 % à 2,25 %.

Les membres du FOMC ont réaffirmé qu’ils s’attendent à une nouvelle hausse des taux cette année pour atteindre en moyenne 2,4 % d’ici la fin de l’année. Les investisseurs devraient également s’attendre à des hausses de taux progressives en 2019. Selon l’estimation médiane des responsables de la Fed, il devrait y avoir 3 hausses de taux l’année prochaine pour atteindre 3,1 % à la fin de 2019 et 3,4 % à la fin de 2020.

La politique monétaire américaine n’est plus qualifiée d’ « accommodante », ce qui signifie que la Fed a reconnu que les récentes décisions de politique monétaire – avec des taux d’intérêt qui sont maintenant au plus haut depuis octobre 2008 après la chute de Lehman Brothers – ont permis d’atteindre un niveau plus « neutre » sans trop stimuler, ni restreindre, l’économie américaine.

Celle-ci semble tourner à plein régime avec une croissance économique de 4,2 % en 2018 en glissement annuel et des indicateurs annonçant un 3e trimestre tout aussi bon. Toutes les mesures de l’inflation se situent autour de la cible de 2 % de la Fed avec une croissance des salaires en hausse et un chômage au plus bas.

L’augmentation des taux directeurs est généralement positive pour la devise du pays

Les décisions des banques centrales ont un impact important sur le marché des changes.

Parce que la hausse des taux d’intérêt modifie le coût et la disponibilité de l’argent dans l’économie nationale, en offrant des rendements plus élevés les investisseurs étrangers sont attirés par les opportunités plus rentables qu’offrent les économies avec des taux d’intérêt plus hauts.

La demande pour le billet vert devrait donc être plus forte, renforçant l’attrait de l’USD par rapport aux autres devises. Alors que le dollar s’est fortement apprécié de 2014 à 2016 face à la détermination de la Fed de normaliser sa politique monétaire, il s’est affaibli depuis et connaît ce mois-ci sa pire performance mensuelle depuis février.

Alors que la Fed a changé de politique monétaire en 2015, la Banque Centrale Européenne (la BCE) a maintenu sa stratégie traditionnelle de soutient à l’économie des pays de la zone euro.

Cette asymétrie de politique monétaire entre ces 2 grands blocs à de nombreux effets sur les marchés financiers – non seulement sur le marché des changes avec une faiblesse du dollar qui profite à la monnaie européenne (l’EUR/USD est à son plus haut niveau depuis juin 2018), mais également sur le marché des actions et des taux d’intérêt.

Capture d’écran 2018-09-27 à 06.23.17

La faiblesse de l’USD soutient l’EUR ce qui pénalise les entreprises françaises qui exportent

En général, une hausse de l’Euro favorise les entreprises importatrices et pénalise celles qui exportent des produits français.

Le « made in France » est donc sensible à ce que l’on appelle « l’effet devise » notamment pour les entreprises qui signent des contrats en dollars, comme dans les secteurs de l’aéronautique ou de la construction navale, ou pour celles dont les filiales se trouvent hors de la zone euro.

Alors lorsque l’euro se renforce de manière continue face à ses rivaux, les entreprises françaises exportatrices doivent s’adapter dans le but de rester compétitives et de maintenir leurs marges.

Si elles ne s’adaptent pas, elles doivent soit baisser leurs prix pour conserver des parts de marché (et donc réduire leurs marges), soit conserver leurs prix au même niveau, au risque de perdre des parts de marché.

Face à un taux de change défavorable, les entreprises françaises peuvent donc subir une baisse de leurs chiffres d’affaires qui peut se ressentir dans les résultats d’entreprises affectant ainsi les indices boursiers français auxquels elles appartiennent comme le CAC40 ou le SBF120.

Puisque leurs produits sont plus chers pour le reste du monde avec un euro fort, la compétitivité des produits français est touchée.

Ces entreprises doivent donc redoubler d’effort pour faire face au manque d’innovation, aux problèmes de compétitivité/coût – notamment vis-à-vis de leurs voisins européens ou encore au niveau de gamme parfois trop bas dans certains secteurs d’activité pour proposer un produit/service qui reste pertinent et qui attirent toujours plus de consommateurs.

Les données positives sur le PIB de l’UE poussent les actions européennes à la hausse

Après la baisse de lundi, les marchés boursiers européens se stabilisent. Le Dax a grimpé au-dessus du niveau des 17000, mais il devrait être pire que le FTSE 100, qui se déplace à la hausse en raison de la dépréciation de la livre. Les bourses dans les pays périphériques de la zone Euro ont enregistré la meilleure performance, avec le FTSE MIB qui gagne 0,75% après la forte baisse subie lors de la séance de lundi en raison des nouvelles inquiétudes sur le secteur bancaire italien. Les données de la zone euro publiées dans la journée d’aujourd’hui ont confirmé que l’inflation tend à augmenter. Les résultats ne vont pas augmenter la pression sur la BCE et, au moins pour le moment, le programme d’assouplissement quantitatif de l’Eurotower ne sera pas supprimé.

La baisse des marchés boursiers a, cependant, continué en Asie, avec le marché japonais en déclin suite à la décision de la Banque du Japon de maintenir la politique monétaire inchangée. Cependant, la banque centrale japonaise a révisé en positif ses prévisions de croissance, en profitant d’un effet positif Trump. En Chine et à Hong Kong, les bourses sont toujours fermées pour les vacances du Nouvel An lunaire. Alors qu’en Europe la nervosité causée par Trump semble disparaître, les marchés américains sont en baisse. Enfin, le prix du pétrole est baissé, avec le WTI en dessous de 53 $ le baril.

Le PIB de la zone Euro du quatrième trimestre dépasse les attentes

Le PIB de la zone euro au quatrième trimestre a dépassé les attentes avec une variation trimestrielle de 0,5%, tandis que le chiffre pour le troisième trimestre a été corrigé à la hausse à partir u premier 0,3% à 0,4% sur une base trimestrielle. En Espagne, la lecture du PIB, publié hier, marque 0,7% sur une base trimestrielle, tandis qu’en France, le chiffre est de 0,4% sur une base trimestrielle. Enfin, en jugeant les données préliminaires tout au long de 2016, au cours du quatrième trimestre, la croissance en Allemagne a été solide. Cela confirme que la reprise de la zone euro continue non seulement, mais est en pleine expansion. Au quatrième trimestre, la croissance semble avoir été tirée par la consommation et les investissements en hausse. En outre, les chiffres du chômage, publiés dans la journée d’aujourd’hui, étaient meilleurs que les attentes à 9,6%, ce qui est le taux le plus bas depuis 2009. Augmentent, par conséquent, les arguments qui soutiennent les critiques du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE, en particulier compte tenu de l’augmentation de l’inflation.

L’inflation de l’indice harmonisé de la zone euro des prix à la consommation pour le mois de Janvier a été plus élevée que prévu, passant de 1,1% en Décembre à 1,8% sur une base annuelle. Les données de l’Espagne et de la France suggéraient que la lecture de la zone euro aurait surpris à la hausse. Le taux de 1,8% est globalement conforme à la définition de stabilité des prix de la BCE, mais en dessous de la cible de 2%. Pendant ce temps, en Espagne, l’indice harmonisé des prix à la consommation est beaucoup plus élevé, atteignant 3%. À ce jour, l’augmentation du taux d’inflation dans la zone euro est principalement due à des effets de base des prix de l’énergie, qui en Janvier ont augmenté de 8,1% sur une base annuelle après l’augmentation de 2,6% annuel du mois précédent. L’inflation de base reste stable à 0,9% sur une base annuelle, ce qui est le chiffre sur lequel Draghi et la BCE se concentreront pour défendre le programme d’assouplissement quantitatif, qui voit l’achat de titres étendu à l’année prochaine. Francfort a, en effet, annoncé que le plan se poursuivra jusqu’à la fin de 2017 et sera conclu progressivement.

Prévisions de pétrole brut, 30 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Vendredi le marché du pétrole brut léger tente d’abord un rallye, mais ensuite inverse la tendance en imprimant une bougie plutôt négative. Le niveau des 52,50 $ offre un certain soutien, mais nous pensons que, dans un certain laps de temps le marché, va commencer à baisser. Une fois que cela se produit, le pétrole pourrait atteindre le niveau des 51 $, et même le niveau des 50,00 $. En cas de bougie de soutien, nous pensons que le marché pourrait revenir au niveau des 55 $. Cependant, ce dernier agit comme une résistance massive donc bien que nous allions voir beaucoup de volatilité, le marché restera fondamentalement stable et les traders traiteraient le marché d’une manière différente si les problèmes relatifs à la demande prévalaient ou si les réductions de production établies par l’OPEP continueraient à augmenter.

Brent

Vendredi, les marchés du Brent ont tenté une hausse mais ont ensuite baissé au niveau des 55.00$. Le marché montre un certain soutien aux niveaux actuels jusqu’à la région des 54,00 $, donc nous pensons que bientôt il y aura un saut. Cependant, dans le cas d’une cassure en dessous de la poignée des 54,00 $, le marché pourrait essayer d’atteindre le niveau sous-jacent des 50,00 $. Bien sûr, le dollar américain a une influence sur la performance du Brent, ainsi que le marché du WTI, et face de hausses de la devise américaine pourraient provoquer une baisse générale dans le pétrole brut. Contrairement, si le dollar chutait, le marché du pétrole en bénéficierait.

Les dernières données d’inventaire sur les stocks de pétrole brut ont été très faibles, nous avons donc nos craintes au sujet d’une tendance haussière possible. Finalement, les vendeurs seront de retour en action pour frapper les marchés des combustibles. Cependant, il est clair que nous ne sommes pas prêts pour ce scénario, nous croyons nous allons continuer à rebondir dans un cadre général de consolidation comme nous l’avons vu au cours des dernières semaines. Cela dit, nous vous tiendrons informés ici sur FX Empire sur nos décisions futures et quand nous voyons une opportunité de trading se présenter sur le marché.

Prévisions de pétrole brut, 27 janvier 2017, Analyse technique

Pétrole brut léger

Jeudi, le marché du pétrole brut WTI se déplace à la hausse indiquant des signes de force. Cela dit, nous rapportons la présence d’une résistance significative à la région des 55 $, par conséquent, nous croyons que le combustible luttera dans les environs de ce niveau. Une cassure au-dessus cette zone pourrait ouvrir la porte à une forte hausse du marché en projetant le combustible des États-Unis vers le niveau des 60 $. En revanche, nous allons examiner la possibilité de vendre le marché dès que nous verrons l’impression d’une bougie exhaustive puisque le chiffre pourrait projeter le combustible vers l’extrémité inférieure de la zone de consolidation. Cela dit, compte tenu de l’offre excédentaire, nous nous attendons à une forte volatilité des marchés, cependant, il semble opportun de rappeler comment la négociation du combustible est essentiellement tirée par des réductions de production. Dans ce contexte, nous n’excluons pas la possibilité d’assister à une forte volatilité du marché, cependant, si nous dépassions cette gamme de 5 $ alors nous pourrions aller loin.

Brent

Tout comme son cousin WTI, le Brent aussi se déplace à la hausse signalant la région des 55 $ comme soutien. Dans ce contexte, nous pensons que le carburant soit déterminé à se déplacer à la hausse en visant en outre à la région des 57,50 $. Si nous devions assister à l’impression d’une bougie exhaustive nous examinerions la possibilité de vendre le marché puisque la région est l’extrémité supérieure de la gamme de négociation récente. Cela dit, nous continuons à signaler la présence de signes de ralentissement, par conséquent, nous vous recommandons d’attendre l’impression d’une bougie quotidienne avant de prendre une décision. Dans un tel scénario, nous nous attendons à une forte instabilité sur le marché, mais la région des 53,50 $ devrait servir de soutien solide.

À cet égard, il semble opportun de rappeler que les traders sont préoccupés par les réductions dans la production de l’OPEP et que l’offre excédentaire commence à devenir un problème sérieux. Les chiffres d’inventaire récents suggèrent une réduction de la consommation de pétrole brut, e plus les producteurs canadiens et américains pourrait stimuler la production dans le sillage d’une hausse des prix qui rend le forage de schiste extrêmement rentable. Nous nous souvenons comment, historiquement, les pays de l’OPEP ont à plusieurs reprises triché sur les réductions de production, par conséquent, nous aurions encore besoin de temps. En conclusion, dans un scénario à court terme, nous pensons que le combustible est déterminé à se déplacer à la hausse.

Avec les bourses qui se déplacent à la hausse, la propension au risque augmente

Grâce aux investisseurs qui sont revenus à croire dans une reprise, les actions européennes se déplacent en positif, en participant à la hausse générale des prix qui a affecté les marchés mondiaux. Les données positives sur le commerce du Japon ont contribué à la forte hausse du marché boursier japonais. Les sociétés minières et les valeurs bancaires ont continué à augmenter, tout en augmentant les rendements des obligations d’état. En Allemagne, l’Ifo est chuté en deçà des attentes, mais le chiffre a été négligé et le Dax a finalement brisé le niveau à11700 avec un gain de 1,30%. En raison de l’appréciation de la livre sterling, le FTSE 100 marque une tendance négative. Aux Etats-Unis, les marchés boursiers se déplacent à la hausse, mais, à la suite d’une augmentation des stocks de pétrole brut supérieure que prévu, le WTI baisse et est négocié en dessous des 53 $ le baril.

Le WTI a perdu environ 1% en atteignant 52.70 $, le niveau le plus bas en deux jours. L’American Petroleum Institute (API) a signalé une augmentation des stocks de pétrole brut, de l’essence et des distillats plus élevée que prévu. Le rapport officiel EIA devrait avoir un contenu similaire. En outre, la production américaine est en croissance et, depuis la moitié de l’année dernière, il a augmenté de plus de 6%, en équilibrant la réduction de l’offre mise en œuvre par l’OPEP et d’autres pays producteurs.

Selon l’API, au cours de cette semaine, les stocks de brut américains ont augmenté de 2,93 millions de barils par rapport aux 1,5 millions attendus. L’API a également enregistré une augmentation des stocks d’essence de 4,85 millions de barils et une augmentation des stocks de distillats de 1,95 millions de barils.

En Allemagne, baisse inattendue du Ifo

En Allemagne, l’indice Ifo en janvier indique une diminution. Le point principal est, en fait, chuté inopinément à partir du 111,0 du mois dernier à 109,8, le plus bas depuis septembre. La baisse a été principalement causée par la chute des données sur les attentes, il est revenu du 105,5 en décembre à 103.2, le plus bas depuis août. L’indicateur des conditions actuelles constate une légère amélioration par rapport à partir du 116,7 en décembre à 116,9. Le chiffre global reste élevé, compatible avec la croissance qui est actuellement observée. Cependant, au moins l’Ifo suggère que, au début de l’année, les dynamiques de croissance ont subi un ralentissement.

En France, les perspectives de production ont montré une amélioration inattendue. L’indice national de confiance des entreprises résulte supérieur aux attentes, avec le sentiment dans le secteur manufacturier à 106 et l’indice des prévisions sur la production qui est en croissance incroyable de 6 du mois dernier au 8. Chiffre encore plus important, la production des entreprises augmente de 8 à 11, tandis que la confiance des entreprises est en légère baisse de 105 à 105. La demande saute de 4 à 11. Le rapport est clairement positif et, après que les données sur les indices des directeurs d’achat en France , confirme que la reprise de la zone euro non seulement continue, mais est en expansion.